Répert. arch. de l'Anjou, 1866, pp
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Après le concile de Clermont, le Pape Urbain IT vint à Angers, 1095. L'archidiacre Rainald, qui nous a parlé de ce voyage en termes très succincts, nous dit qu'il consacra l’église de l’abbaye de Saint-Nicolas, # et qu'il se disposait à consacrer également celle de Saint-Aubin, mais F remet que les moines ne voulurent pas. Reçu à l'évêché, il visita sans doute la cathédrale. Au lendemain des magnifiques cérémonies accomplies à l’abbaye de Saint- Nicolas, le Pape, avec l’aide de Robert d’Arbrissel, prêcha de nouveau la croisade sur le pâtis, au pied de la grosse tour abbatiale, devant le comte d'Anjou, l'évêque d’Angers, et une foule de clercs et de seigneurs aussi nombreux au moins qu’en la ville de Clermont (1). — Calixte II, à son tour, vint à Angers, en 1119. Après avoir consacré l’abbaye de Fontevrault, et fait une visite à Cunault, il consacra en notre ville l'église abbatiale du Ronceray. Après la cérémonie, il vint au cimetière du Tertre Saint- Laurent, ascendit Tubam ; il monta à ce célèbre monument qui s'appelait la 7'#ba, la Dube, et de là harangua la foule qui se tenait devant lui. L'Histoire ne nous dit point quelle réception lui firent les chanoines de Saint-Maurice, mais il dût sûrement visiter
notre cathédrale.
Avec les Papes, des Cardinaux furent reçus solennellement par l'Évêque et le Chapitre en leur église, à différentes époques, mais de ces visites il nous est resté fort peu de détails. — Le 16 octobre 1478, c’est le Cardinal de Fano, frère du Duc de Bretagne, et ambassadeur du Roi vers le Duc pour la cause de la Duchesse, qui fait son entrée dans la cathédrale où il est reçu par le Chapitre (*).—Bien d’autres Cardinaux encore dont l’Histoire n’a pas retenu les noms, furent quelques jours les hôtes des chanoines. — Depuis la Révolution, bien d’autres ont été reçus solennellement à la porte de la cathédrale par les évêques d'Angers. Qu'il nous suffise de nommer les Cardinaux Brossais S. Marc, Labouré, Meignan, Pie, Dubourg, Landrieux, Luçon, Mathieu et Charost.
Quantité d’évêques français ou étrangers, de passage à Angers, vinrent à Saint-Maurice où de temps à autre nos vieilles chroniques signalent leur présence. En 1155, Joscius, évêque de Saint-Brieuc, après la mort de Normand de Doué, vient régler un différend entre les religieux de Marmoutiers et les chanoines de Saint-Maurille d'Angers. — Marbode, évêque de Rennes, ancien écolâtre d'Angers, reparaît plusieurs fois en notre cathédrale, invité par l’Évêque ou le Chapitre. — Très souvent les archevêques de Tours viennent à Saint-Maurice, faire leur visite canonique et s'informer de tout ce qui pouvait