Lehoreau, Cérém, IV, p
244 @onograpbie de ia Œatbédraie D'Angers.
le crieur de patenôtres et que de ce ne peut advenir que tout bien et bonheur à la ville et habitants susdits ('). »
Crosse de Toussaint déposée sur l’ Une charte de Raoul, évêque d'Angers, conservée par otre rappelle un are fort curieux, encore en vigueur chez nous à la fin du XII siècle. — À la mort de l'abbé de Toussaint, ou à sa déposition, ce qui pouvait arriver, les moines de l’abbaye, suivant la coutume, de consuctudine, apportaient la crosse abbatiale et la déposaient sur l’autel de Saint-Maurice. « /loc autem fit, nous apprend une note, ix designationem quod ecclesia omnium Sanctorum in feodo B. Mauritii sita est et tanquam spiritalis filia ab ca exarta et possessionibus ejus dotata. » — Le jour même du dépôt de la crosse, ou le jour suivant, si #ecesse fuerit, avait lieu la sépulture du défunt. Cela fait, les chanoines de Toussaint demandaient à l'Évêque et au Chapitre de leur fixer le jour de l’élection du nouvel Abbé. Au jour fixé, l’Évêque et le Chapitre de Saint-Maurice se rendaient à la salle capitulaire de Toussaint, et, là, l’Évêque faisait un sermon de bono pacis et de electione abbatis. Lorsqu'il avait fini, le prieur de Toussaint, cum assensu cjusdem Capituli, devait nommer douze de ses Frères qui, à son avis, étaient wagis idoneos et sufficientes pour le conseil de l’église ad consilium ecclesie et ad electionem pastoris. — Alors, ies douze élus, en présence de l’Évêque et des chanoines des deux Chapitres {am sæcularium quam regularium, se levaient, et factis sacrosanclis, ils juraient guod ipsi secundum limorem Dei et secundum regulam B. Auguslini honestam personam et religiosam sive de sua ecclesia, sive de alia quan: magis idoneam et ecclesiæ suæ noverint de conscientia sua eligent in posterum. Alors, après mûre délibération en l’église abbatiale, ils se retiraient dans le cloître secreto, et lorsque l'élu était nommé, communi assensu vel a majori et saniori parte, ils le faisaient connaître à l’Évêque et à ses chanoines. Lorsque l’élu avait été confirmé cwm favore et assensu cpiscopi et capituli Beati Mauritii in capilulo Omnium Sanctorum, suivant l'habitude more solito, le nouvel abbé était intronisé cum canticis el laudibus. — Les moines de Toussaint venaient à ce moment chercher à la cathédrale la crosse qu’ils y avaient déposée. — Ensuite, au jour fixé, avait lieu la bénédiction abbatiale, et le Chapitre de Saint-Maurice mettait le prélat en possession de tous les droits de l’abbé de Toussaint.
La Rose d’or, que le Souverain Pontife hénit aujourd’hui encore avec un cérémonial particulier, et qu’il envoie aux Reines et aux Princesses les plus méritantes, était donnée autrefois indifféremment à des hommes ou à des femmes. Elle fut donnée à l’un de nos Comtes d'Anjou, Foulques le Réchin, et longtemps elle fut conservée au Château, où on venait la chercher pour la porter à la procession des Rameaux. Voici ce que nous apprend à ce sujet un vieux document (*). — Le Pape Urbain IT étant venu consacrer l’église de l’abbaye de Saint-Nicolas, près d'Angers, avait profité du grand concours de peuple, de clercs et seigneurs accourus en la circonstance, pour prêcher la Croisade, avec l’aide de Robert d’Arbrissel.— D’Angers, accompagné par l’Évêque et le Comte d'Anjou, il s'était rendu par Sablé au Mans et de là à Tours : ibique, datis venerabili concilio decretis, media Quadragesima coronatus est et cum solemni processione ab ecclesia S" Mauritii — (S" Gatiani) — ad ecclesiam Beati Martini deductus; ubi mihi
Rev. d'Anjou, 185à, p. 384.
Bibl. mun. M° 650, p. 59, entre 1178 et 1107. Fragmentum Historie Andegavorum.