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AUTRES usages avaient un caractère plus particulièrement religieux et marquaient les principales fêtes de l’année Liturgique.
Noël. — Pour la fête de Noël la cathédrale était richement ornée et illuminée, à l'approche du soir ; des quantités de cierges y restaient allumés pendant tout l'office de la nuit. Au moment du Chant de la FE Généalogie, « arrivait au chœur le plus ancien des chanoines portant le plus beau texte des Évangiles et tenant en main un flambeau de cire jaune au haut duquel était attachée une chandelle allumée de pareille cire jaune, du poids d’un quarteron, symbolisant le Quasi lumen de lumine. \ était précédé des deux grands bedeaux, de deux thuriféraires, de deux acolytes et du grand Diacre portant la croix des fêtages au haut de laquelle était attachée une chandelle de cire jaune du même poids que celle du flambeau, et ayant la même signification ('). »
Le même jour, à la fin de l'office du soir, après avoir adoré l'enfant Jésus à la crèche, le Chapitre se rendait processionnellement, en surplis, de la cathédrale à la grande salle de l’Évêché, où deux chanoines délégués l’attendaient. Une grande table de deux cents couverts était dressée. Le menu du repas était tous les ans absolument le même, il était composé d’un quartier de mouton assaisonné de moutarde, de pièces de bœuf, de rognons de veau, de lièvres, de chapons, de conins, d’oies, de sarcelles. Les chanoines désignés assignaient leur place à leurs confrères, puis saluaient l’'Évêque assis sous un dais. Le prélat, alors, se levait et bénissant l'assemblée, chacun prenait part au souper pendant lequel les psalteurs chantaient des Voëls. Au milieu du festin, comme le jour de l'installation de l’évêque, le bourreau venait réclamer sa part et se retirait aussitôt sans rien dire. — Au dessert, était distribué à chaque chanoine le vin des premiers crus de l’Anjou pour faire diversion au petit clairet offert en abondance pendant le repas. Puis, on remettait à chaque dignité, aux chanoines, aux maires-chapelains, aux corbelliers, au chantre et au sous-chantre une demi-livre de sucre battu (*).
de France au Moyen-Age. On lit en effet dans l’un de nos plus anciens Obituaires : « K'al. Augusti obiit Helias de Capella presbyter, capellanus Andegavensis, Rector Stæ Crucis Andegavensis, qui dedit pro anniversario suo faciendo duas pipas vini quas ]. Miethe et Theophania ejus uxor deberent reddere Andeg., in festo S° Michaelis… Tlem unam pipam Episcopo Innocentium et ejus sociis ad finem quod socii teneantur celebrare duodecim missas de Requiem, in qualibet mense unam, pro dicto Helia, ante altare S“ Marcialis. »
Le jour des Saints Innocents, les enfants de chœur élisaient l’un d’entre eux comme évêque. Ils le revêtaient de tous les habits ris de la soutane violette, du rochet,