Bull. hist. et mon., 1857, p
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248 @onograpbie de la Œatbédrale d'Angers.
du camail ; ils lui donnaient la croix pectorale, la mitre et la crosse. Eux-mêmes s’élevaient au rang des chanoines et, comme eux, prenaient le surplis, l’aumusse et la chape ; l’un d’eux, grand chantre, portait le bâton de sa dignité. Le petit évêque célébrait à la messe chantée par un chanoine et recevait les honneurs dus à son rang sur l’un des sièges épiscopaux qui se trouvaient au chœur. Il donnait la bénédiction épiscopale, offrait sa main à baiser. Deux de ses petits camarades faisaient l'office de diacre et de sous-diacre. Ce dernier, au Jubé, chantait l’épitre de la fête, sans doute une épiître farcie, comme cela avait lieu d'ordinaire en pareil cas. — Les Vêpres des Innocents, comme la messe, étaient solennisées par les enfants. À la fin, ils sortaient chez leurs parents, ou bien ils s’en allaient quêter par la ville. — « Le soir venu, ils se retrouvaient tous à un banquet que le petit évêque offrait à son Chapitre, à l’aide d’une allocation que leur servaient les Chanoines. D'ordinaire les chantres de la cathédrale étaient invités à la fête. A la longue, malgré toutes les recommandations qui leur étaient faites, les Innocents laissèrent les abus s’introduire dans leurs réunions, il fallut leur enlever certains privilèges, et finalement supprimer une coutume amusante à laquelle ils étaient très attachés ('). »
Epiphanie. — Les gâteaux des Rois et le Chapitre. — D'après une conclusion du 18 février 1448, le Gâteau des Rois « fait de fine fleur de farine était distribué à tout le chœur. » En 1714, le Gâteau fut remplacé par une petite somme d’argent que le Grand Boursier payait à chacun des chanoines, des bénéficiers, des petits chanteurs de la Psallette. Les enfants la demandaient en plein chœur, à l'office, aux chanoines assis en leurs stalles. Chacun d’eux donnait ce qui lui plaisait (*).
Dimanche après l'Epiphanie. — Fête de l'Hydrie. — Cf. Aonographie de la cathédrale d'Angers, t. III, p. 235-240.
Fête de la Purification. — Bénédiction des chandelles. — Au XVI" siècle, le matin de la Chandeleur, comme on appelait la fête de la Purification de la Très Sainte Vierge, « les Corporations en habits de fête se rendaient à l’'Hôtel-de-Ville saluer le Maire qui remettait à chaque chef des métiers un flambeau, puis les corporations se rangeaient par ordre de préséance et attendaient le signal du départ. — Venaient ensuite les divers dignitaires de la ville qui tous recevaient de la Municipalité un cierge. — Cela fait, le Maire, suivi de ce nombreux cortège d'artisans et de fonctionnaires, partait pour la cathédrale, précédé de fifres, hautbois, trompettes et tambours de ville. La Compagnie des Arquebusiers servait d’escorte. — A Saint-Maurice, le Maire était reçu avec le cérémonial habituel par les chanoines dignitaires. Les flambeaux et cierges — après avoir été bénits — allumés pendant l’office, répandaient dans l’église une lumière éblouissante. Chacun conservait dans sa demeure le cierge ou le flambeau de la Chandeleur ; il était appendu dans la pièce d'honneur à côté du buis et du romarin bénit » (*).
Samedi d'avant la Septuagésime. — Enterrement de l’Alleluia. — Cérémonie singulière dont on ignore l’origine dans l’église d'Angers (‘). « Le samedi, veille du dimanche dans
. Bibl. mun. M° 895, I.
. Lchoreau, Cérém., IV, p. 2.