‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 193 sur 212 · Lehoreau, Cérém.. IV, p · texte numérisé non relu

Lehoreau, Cérém.. IV, p

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faisaient uniquement les frais. » Ainsi le règlement de la sacristie de 1762 recommande « de préparer pour le mercredi matin dans la sacristie les tapisseries, les parements d’autel et le pavillon d’argent. » Cette exposition à quatre colonnes avait été acquise par la Fabrique en 1728, au prix de 5000 I. Elle fut fondue en 1793.

Les frais de dépense du reposoir du Jeudi-Saint étaient payés par le garde-reliques « sur les recettes des oblations et voyages aux reliques. »

Depuis la Révolution, sauf pendant quelques années, l’autel dit « Aemoriale mortis D" » orné de ces stucs fort à la mode, payés par l’abbé Desmazières, servit de reposoir. Le Paradis fut toujours dressé à l’autel de la Sainte-Vierge, près de l’Évêché. Aucun emplacement ne pouvait être mieux choisi, étant donné le plan de notre cathédrale. Il changea bien souvent d'aspect. Longtemps il fut agrémenté de clochetons simili-gothiques en mousseline et papier doré, avec fleurs artificielles et naturelles, plantes vertes et riche luminaire. -— En 1884, M. L. de Farcÿ lui a donné la forme qu’il a gardée jusqu’à maintenant. Sous un immense ciborium, de style français, tout étincelant d’or et de couleurs, un riche autel à antependium de jais et de soie, couvert de candélabres, sert de support à un très Joli tabernacle qui rappelle les splendides châsses d’autrefois et que soutiennent avec respect deux anges debout, de chaque côté.

Le Vendredi-Saint. Le Prophète. — Cf. I/onographie de la cathédrale d'Angers, t. III, p. 57. : L

Le Samedi-Saint. Préparation du Tombeau. — M. de Farcy, au t. II de la Monographie de la cathédrale d'Angers, nous a dit, p. 233, comment se préparait le tombeau d’après Thorode. Voici les renseignements que nous donne à ce sujet Lehoreau dans son Cérémonial. « Deux grandes nappes blanches pendantes au-dessus de la châsse de Saint- Maurille, qui font une espèce de tombe, qui couvrait le devant de l’autel Saint-René, Ja nappe de devant était traînante sur les marches de l’autél. » — En 1703, M. Le Pelletier fit ôter la châsse de Saint-Maurille, «et fit faire une carrée de bois dont partie d’icelle est appuyée sur l’autel de Saint-René, et l’autre sur les marches de devant ledit autel. Cette carrée, faite exprès, est couverte de nappes blanches qui représentent très bien un tombeau ou caverne. » Dès avant le changement du chœur, on faisait le tombeau au grand autel. — Des deux côtés dudit tombeau, on mettait deux bassins de vermeil sur l'autel de Saint-René dans lesquels il y avait deux œufs d’autruche couverts de deux voiles. de crespon blanc (').

, Pâques. — Les Saintes Femmes au Tombeau. — Les œufs d’autruche, symboles de la résurrection, cf. Aonographie de la cathédrale d'Angers, t. TT, pp. 233, 234. — Les œufs de Pâques. -— L'usage des œufs de Pâques, conservé jusqu’à notre époque, remonte à un:

temps très ancien. « On portait ces œufs à bénir à la cathédrale, le vendredy saint ou le jour de Pâques, entre parents, amis ou voisins, » on les teignait en rouge et en bleu. Les écoliers et les jeunes gens en recevaient aussi. Cet usage donna lieu à la procession des œufs. Un des jours de la semaine de Pâques, les enfants de chœur de la cathédrale, après y avoir chanté les Laudes à la porte, s’en allaient par la ville quêter des œufs. Les auteurs qui ont cherché l’explication de cet usage, prétendent que les œufs dont on avait été privés pendant la sainte Quarantaine servaient à se déraresmer, le jour de Pâques ou les jours

1 Lehoreau, Cérén., TT, p. 82.

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