‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 194 sur 212 · PROCESSION DU SACRE. — LE BEL OSTENSOIR · texte numérisé non relu

PROCESSION DU SACRE. — LE BEL OSTENSOIR

d'après un dessin du XVIIIe s

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Œbapitre ii. — sages d’origine liturgique. 253

suivants. On les mangeait d'autant plus volontiers qu’on en avait été privé plus longtemps. 11 pourrait bien aussi y avoir quelque rapport entre ces œufs de Pâques et les œufs d’Autruche, symboles de la Résurrection du Christ (*).

Les Curés-cardinaux. — Cf. }/onographic de la cathédrale d'Angers, t. II, p. 37. — « Autrefois les treize curés-cardinaux assistaient l’évêque, comme aussi sept diacres et sept sous-diacres à l’autel où étaient sept cierges allumés. Ceci n’est plus en usage depuis Mgr Arnauld. Les treize curés n’assistent plus l’évêque que le Jeudi-Saint, à la Saint- Maurille,à la Saint-André, à la Saint-Maurice, parce qu’il leur est impossible d'abandonner leurs églises aux fêtes annuelles. Au XVIII siècle, — Statuts synodaux, p. 39, — au lieu du jour de Pâques on a pris la Saint-Maurille, et au lieu de Noël, le jour de Saint-

André (*°).»

L’Ascension. — Fleurs de l’Ascension. — Le jour de la Pentecôte une cérémonie particulière rappelait dans bien des églises cathédrales et abbatiales la descente du Saint- Esprit sur les Apôtres. Lorsqu’on entonnait le Vexi Creator, « des gens placés au-dessus des voûtes de l’église en laissaient tomber sur le peuple des étoupes enflammées, et lui jetaient en même temps des espèces de pâtisseries légères appelées xicroles. »

À Angers, c’était le jour de l’Ascension, qu’on jetait sous le nom de Fleurs de l’Ascension des pétales de roses. Elles symbolisaient les langues de feu qui descendirent sur les Apôtres dans le Cénacle où ils étaient réunis. Au moment où ces fleurs arrivaient à terre, chacun se précipitait, à qui en prendrait le plus grand nombre, car on leur attribuait une vertu curative pour une foule de maladies. Il arrivait qu’il s'élevait parfois dans l’église de gros désordres occasionnés par des disputes et des rixes, aussi cet antique usage fut-il supprimé le 11 juin 1666 (*).

Fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur. -— Bénédiction des raisins. — Le jour de la Saint-Sauveur, comme on appelait la fête de la Transfiguration de Notre-Seigneur, « le sacristain de la cathédrale devait remplir deux grands bassins d'argent ad hoc de raisins noirs, les plus mûrs qu’il pût trouver, les mettre sur l’autel, du côté de l’épitre, avec deux patènes. A l’offertoire, le prêtre qui disait la messe, après que le diacre avait mis l’eau et le vin dans le calice, présentait ce calice au diacre qui faisait tomber dedans quelques gouttes d’une grappe qu ’il comprimait entre deux patènes. A la fin de la messe, les maires- -chapelains distribuaient à tout le chœur les grappes qui restaient. » — Cet usage, qui survécut à la Révolution, disparut de notre cathédrale au cours du XTX* siècle. Il existe encore aujourd’hui, le jour de la Saint-Sauveur, dans bien des po de Pepe

1. Les œufs de Pâques « étaient quelquefois une redevance féodale. Ainsi il était dû à la cathédrale du Mans, ie jeudi de la Semaine Sainte, un muid plein d'œufs de Pâques ». — Cf. Chéruel, Manuel des institutions, mœurs et coutumes de la France, t. TT, p. 883.

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