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liers non mariés et chapelains qui exécutent les règlements. » Et il en fut ainsi jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
Quand arriva la Révolution, et que la constitution civile du Clergé fut promulguée, la Municipalité d'Angers désaffecta les cimetières de Saint-Maurice et de Sainte-Croix, et fit abattre le mur gallo-romain sur une longueur d’une vingtaine de mètres, au midi de la cathédrale. Le 15 décembre 1790, elle se fit adjuger la maison Saint-/acques pour la somme de 10.000 I., celle du Sacriste, la Psallette et un immeuble attenant, les bâtiments du Chapitre pour moins de 10.000 1. Le tout fut démoli « pour cause d’utilité publique », et, sur l’emplacement des cimetières, du vieux mur et des habitations canoniales, furent aménagées, de la rue Saint-Gilles au parvis de la cathédrale, les places Saint-Maurice et Sainte-Croix.
Les maisons des chanoines qui restaient dans la Cité, devenues biens nationaux, furent vendues et passèrent en des mains laïques. Depuis le Concordat, quelques-unes, au hasard des ventes publiques ou de traités à l’amiable, sont redevenues la propriété de diverses institutions religieuses : maison de l’/# Pace (Sœurs de la Sagesse); — maison Saint- Paul (Sœurs de la Miséricorde) ; — des Bretonnières (Sœurs de Saint-François); — de l’Archidiacre d'Outre-Loire, de Saint-Jean, de Saint-René (Ecole des Hautes Études de Saint-Aubin) ; — de Saint-Barthélemy ou du Poil rouge (Externat de Sainte-Philomène) ; — de Saint-Martin, de Saint-Nicolas, de Mallemort (École chrétienne de Saint-Maurice) ; — de Saint-Maurice (Crèche de Saint-Maurice); — de Saint-Christophe (cure de Saint- Maurice). — D’autres, le plus grand nombre, sont habitées aujourd’hui, à titre de propriétaires ou de locataires, par des grands-vicaires de Mgr l’Évêque, des chanoines, des supérieurs de nos communautés diocésaines, des prêtres du ministère ou de l’enseignement qui ont pris leur retraite.
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etape 10. — Réunions du Œbapitre. — is TT on ge servait en ces réunions. — La Communion Des Saints (le Dartprologe). — Le gemento des morts (L'Dbituaire) — Le livre des Anniversaires. — Le livre des fonoarions et des distributions. ÆXSEXSKS
mé \ dehors de celles qu’il tenait au Chœur, les réunions du Chapitre étaient de deux sortes. Il y avait les Æ/ebdomadaires, les plus importantes, et les Syrodes annuels, que présidaient les dignités et les chanoines.
Les Réunions hebdomadaires. —— Elles devaient avoir lieu trois fois par semaine, suivant une décision prise par les Chanoines, le mardi d'avant la Pentecôte 1365 ('). — « Qualibet hebdomada ter solum
videlicet dicbus lune, mercuris et veneris duntaxat capitulum faciemus. » Elles avaient pour but de permettre aux chanoines de parler entre eux de leurs affaires. Les procès-verbaux des séances devaient être authentiqués par l’apposition du sceau du Chapitre sur cire de différentes couleurs, rouge, verte ou noire. Ces sceaux étaient gardés avec soin dans la salle capitulaire, et déposés dans un coffre muni de trois serrures dont les clefs étaient confiées à trois chanoines, nommés par leurs confrères et révocables ad nutum. « Statuimus quod de cetero et in perpetuum sigilla nostra custodientur in capitulo nostro, videlicet in archa cum tribus serroturis et per capitulum deputabuntur et renovabuntur, tociens quotiens videbitur, tres canonici quorum quilibet unam clavem dictæ arche habebil, nec sigillabitur nostris sigillis qcumque liltera, nisi capitulo congregalo. »
Les sceaux du Chapitre représentaient les armoiries de Saint-Maurice : « de gueules à l’escarboucle pommetée et fleurdelisée d’or. » Ces armoiries semblent être celles du chef de la Légion Thébaine dans tous les pays étrangers. On les trouve telles sur l’une des tapisseries célèbres de la magnifique collégiale de Xanten (Allemagne rhénane), qui représente le patron de notre cathédrale. —— Les sceaux de l’ancien Chapitre de Saint- Maurice d'Angers sont restés ceux du nouveau, après le Concordat de 1802, et les vicaires capitulaires, sede vacante, en timbrent toujours leurs actes.
Des empreintes sur cire des sceaux du Chapitre existent en grand nombre dans les cartons des Archives de M. et L. — T1 suffit de consulter dans la série G les n” 312 (1471), — 314 (1471) — 321 (1373), — 323 (1400), — 327, 328, 330 (1584), — 346, 532 4 sc. fol. 153, acte relatif à l’église de Joué, nouvellement fortifiée.
Les Synodes annuels. — Le Chapitre, comme l’Évêque, tenait des Synodes réguliers,
1. Bibl. m. d'Angers. M°° 654, p. 59 2. Lehoreau, Cérém. de l'Église d'Angers, t. XI, p. 138. ‘
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tous les ans, à la Saint-Luc et à la Pentecôte, pour les prêtres des paroisses de Saint- Maurice, de Saint-Évroult, de Saint-Denis d'Anjou, du Plessis Grammoire, de Chemirésur-Sarthe et de Bourg-l’Évêque sur lesquels il avait la loi diocésaine.
Ces réunions commençaient après matines, le lendemain de la tenue des synodes épiscopaux, dans la salle capitulaire. Les curés, qui y venaient, devaient se présenter en surplis et en bonnet carré, avec le livre des décisions capitulaires prises à la dernière assemblée. Tout le temps qu’ils étaient en séance, il se tenaient debout, derrière les stalles des chanoines, sur le dossier desquelles ils s’appuvaient. Le Doyen leur faisait une exhor-
tation morale sur leurs devoirs d’état ; il leur donnait les avis que nécessitaient les temps et les circonstances.
L'assistance à ces synodes du Chapitre était de rigueur pour les prêtres qui par leur bénéfice v étaient obligés, et cela sous peine de réprimande et d'amende. Brossier, dans l’Ami du Secrétaire, t. V, f. 956 (*), après avoir mentionné les Synodes du Chapitre, tenus le 25 juin, le 29 octobre 1500, et celui du 3 juin 1596, ajoute ceci: « J. Salmon, pénitencier et curé du Crucifir ou de Saint-Maurice, s'excuse au Chapitre ne n’avoir pas assisté au Synode et se soumet à la coercition qui lui fut infligée. »
Le Trésorier, lui aussi, avait ses synodes (*). 11 les tenait quand et où il voulait, mais toujours hors de la salle du Chapitre. Les curés de Saint-Silvain, de Saint-Thibault de Sorges, dépendant de sa loi diocésaine, étaient tenus de s’y trouver.