LIVRES DONT ON SE SERVAIT DANS LES RÉUNIONS DU CHAPITRE
La Communion des Saints. — Le A/ar/yrologe dont chaque église autrefois avait au moins un exemplaire, était l’un des principaux livres du Chapitre, ouvert en ses réunions. Il était lu d’ordinaire à la fin de l’office de Prime. Pendant que l’on récitait ou que l’on chantait le psaume Zandate D", celui des clercs qui devait lire le fartyrologe, le Kalendarium, comme on disait autrefois, s’avançait vers le dignitaire qui présidait le Chœur, rt submisse, en s’inclinant, il lui demandait: Capitulum? — Si ce dernier répondait non, le Martyrologe devait être lu au Chœur, à la fin des Matines. Si au contraire il répondait : reservanda sunt ad Primam, alors l’office des Matines s’achevait et celui de Prime commençait. À la fin, pendant le dernier psaume, le lecteur, de nouveau, s’avançait vers le président et répétait sa question de la même manière. S'il lui était répondu sic, c’est-à-dire oxt, alors, ci/o, nous dit un vieux manuscrit (*}, « pulsetur ad capitulum ante terminationem hore, » s’il était répondu « ox, legendæ crant in Choro ». — En ce cas, après l’oraison Pirigere, le lecteur disait le /xbe D" benedicere, et, la bénédiction donnée, il lisait un chapitre de la règle canoniale, ou une page de l'Évangile ayant trait à la fête du jour ou à la férie, puis le Hartyrologe, à la date du mois qui correspondait à la journée où l’on se trouvait. I] fallait lire le A/ar!/yrologe hautement, distinctement, et intelligemment, comme une leçon « pour être entendu d’un chacun (*).» — Il ne nous reste aucun Martvrologe manuscrit très ancien de la Cathédrale d'Angers. Après le Ta autem D" et le Deo gratias commençait la lecture du Wécrologe ou OUbituaire.