RE ER TNT TENTE
OUS ce titre je comprends tous les événements ayant causé à l'édifice - des dommages plus ou moins sérieux : les /#cendies, les Orages et Ouragans, les Tremblements de terre, enfin les Dévastations, commises - par les hommes sous un prétexte ou sous un autre.
: Moins encore dans ce chapitre que dans un autre, je me flatterai >| ù : d’être complet. Faute de documents suffisants, il m'a fallu me conten- Fer FX ter de recueillir çà et là des notes éparses dans un bon nombre de manuscrits et de livres.
Fncenvdies.
1° Dans l'acte de consécration de la cathédrale dont la date de 1030 universellement acceptée jusqu'ici vient d'être corrigée en celle de 1025 par M. Halphen (') et M. le chanoine Urseau (*), l'évêque Hubert de Vendôme fait allusion à un incendie (3). Est-ce celui survenu vers l'année 470 (page 4 de ce volume)? Je crois plutôt qu’il s’agit d'un incendie plus récent et assez rapproché du temps auquel il vivait : aucun renseignement n'est parvenu jusqu’à nous à ce sujet. |
2° L’incendie de 1072 (#) a laissé sur le mur latéral de l’église du côté du nord des traces qu'on aperçut en 1905, quand l'enduit fut renouvelé. Voir page 10 de ce volume.
3° € Il arriva une disgrâce à la ville d'Angers l'an 1451, par le feu, qui se prit à l'église € de Saint-Maurice, qui brûla les clochers, fit fondre les cloches, les orgues et une infinité € de vœux de cire, qui étaient depuis longtemps en cette église (°). » Je lis d'autre part dans le manuscrit N° 1168 de la bibliothèque de Tours, p. 6, à la date du 8 juillet 1451 : € La veille, le feu prit entre sept et huit heures du soir dans le chœur. Le dais qui € couvrait l'autel fut brûlé ; la flamme s'étendit jusqu’à la porte de l'évêché et gagna les « vitraux de l'église. »
La moitié des stalles du chœur (), l'orgue (7), le clocher de bois établi entre les deux flèches de pierre (°) et les beffrois en charpente de ces dernières furent anéantis.
1. Le Comté d'Anjou au XIe siècle (p. 81, n 1° et p. 119, n° 3). M. Halphen propose de corriger la date de 1030 en celle de 1025, à cause du contexte.
2. Le Cartulaire Noir de la Cathéirale d'Angers. Introduction, p. XXI.
3 L'original est perdu : j'ai donné à la page 8 de ce volume la copie de Lehoreau. On y trouve la date de 1030 et les mots 2risca incendia, que M. Halphen change en prisco incendio.
4. Les transepts, l’abside et une des absidioles furent reconstruits après cet accident. Voir p. 11.
S. Âistoire d'Anjou, de Barthélemy Roger, publiée par la Revue d'Anjou. T. I, p. 342. Les vœux de cire étaient autrefois de dimension considérable. Ils représentaient quelquefois des personnages de grandeur naturelle. Voir ce qu'en dit Eveillon, à propos de l’autel Saint-René, dans le Volume II, p. 18.