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250 SBonograpbie de la cathédrale Dv'Angers.
ajoute 14,764 livres, provenant de la fonte des anciens parements de vermeil et des statues d'argent de la sainte Vierge et de saint Maurice. Peu à peu, la somme s’arrondit si bien que de 1780 à 1785 on dépense 73,241 livres à l'érection du nouveau chœur, œuvre de menuiserie très remarquable, sans aucun doute, mais d’un effet déplorable par rapport au style du monument ('). « Von erat hic locus >» : c'est bien le cas de le répéter.
On a vu de quelle façon les vitraux furent mutilés (°).
Une partie de la charpente de la nef avait été refaite à cette époque. L'existence de la galerie ou du moins sa transformation fut mise en discussion. Peu à peu, les services religieux, qu'on y faisait, avaient disparu : on n'y célébrait plus de messe et le chapitre semblait désireux de la voir disparaître. La preuve : c'est qu'on évite de la faire reproduire dès 1622 avec le reste de la façade de la cathédrale au frentispice des livres lituroiques du diocèse. Non seulement le graveur l'omettait dans les éditions successives jusqu'à la Révolution, mais il avait poussé le zèle de la simplification au point de confondre le portail et la grande fenêtre située au-dessus en une seule ouverture. Ceci n'est pas une simple erreur et une chose accidentelle. Le même type de la façade est soigneusement reproduit dans les missels, les bréviaires et les autres livres liturgiques (°). Évidemment la galerie était condamnée : sans la Révolution, elle aurait été démolie pour dégager le portail, dès que le chapitre aurait eu les ressources nécessaires.
€ Voilà bien, me dira-t-on, x jugement téméraire >... Pardon, après la dispersion des manuscrits, la vente des tapisseries, la destruction de tant d'objets précieux du trésor, après le honteux gaspillage opéré dans les verrières, après la fonte des monuments funèbres et des plaques de fondation en bronze, cette persistance durant tant d'années à ne pas reproduire la galerie comme les autres parties de la façade de la cathédrale sur les livres liturgiques ne peut être autrement interprétée : elle est trop significative.
Les chanoines voulaient construire une nouvelle sacristie pour remédier à l'insuffisance de l'ancienne (+) : ils n'en eurent pas le temps. La Révolution arrivait: il leur fallut participer aux cérémonies patriotiques, subir l'inventaire et se retirer, la mort dans l'âme, de leur cathédrale, dans laquelle ils ne rentreront que plus de dix ans après.
En vertu du décret du 31 décembre 17090, la municipalité acquit les biens nationaux à sa convenance ; l'église de la paroisse Saint-Maurice en grande partie, la moitié des cloitres, la salle de théologie, la psallette et plusieurs maisons canoniales disparaissent et leur emplacement donne la possibilité de créer la place Saint-Maurice. En juillet 1792. l’'argenterie de l'église est brisée et portée à la Convention en 1793 (‘) : les ornements dépécés sont vendus ou brûlés pour en retirer les matières précieuses (f), enfin, les cloches
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1, Monographie, vol. II, p. 35 et suivantes.