Ibidem, vol. III, p
Œbapitre cri — Réparations et embellissements. 251
descendues en morceaux sont livrées en 1792 (‘) au citoyen Levêque, directeur de la monnaie de Saumur pour en faire de gros sous.
Pas un objet du trésor en métal précieux, pas un ornement de la sacristie n'échappe au pillage officiel. Le timbre de l'horloge et une petite cloche (bientôt supprimée elle-même), voilà tout ce qui resta de la magnifique sonnerie, dont le républicain François Benaben écrit (*): « les belles flèches de la cathédrale étaient garnies de cloches en assez grand € nombre, de volume et de poids très différent, mais tellement assorties, qu'elles formaient « une harmonie complète, lorsqu'elles étaient toutes mises en branle simultanément. »
Le grand orgue est épargné pour les cérémonies patriotiques.
[Il est facile d'imaginer combien dans ces années troublées (pendant que l'église était fermée ou servait accidentellement de prison pour les Vendéens, de temple décadaire, etc.) les réparations de toiture et de couverture les plus indispensables étaient négligées. Inutile d'insister ; ce sera pour le XIX£ siècle un triste héritage, dont nous allons avoir à parler.
Je dois cependant pour être exact noter encore ce qui suit :
€ La suppression de plusieurs paroisses ayant nécessité des réparations dans diffé- « rentes églises, la Municipalité présenta au District le 19 mars 1791 une pétition à ce € sujet. Le 23 mars, la Municipalité fut autorisée par le District ces réparations étant « aux frais de la Nation. — Un devis de 46,901 livres est approuvé et renvoyé à la € Municipalité. — Adjudication des travaux le 3 mai à Jean-Baptiste Delaunay Saulais « pour 46,600 livres. — En exécution de ces arrêtés, la majeure partie des réparations € est payée à l'exception de 5680 livres dues pour la Trinité. — Il est conclu que la € Municipalité paiera les ouvriers et fera un emprunt de 8000 livres à la caisse provenant € des matières des cloches supprimées.
€ — Le 8 août 1792 la Municipalité avait déjà payé environ 30, 000 pour les répara- { tions faites aux églises paroissiales, elle devra solder le reste provisoirement, quoique « cette dépense soit à la charge de la Nation (:). »
Quelle part la cathédrale eut-elle dans ces travaux ? je ne saurais le préciser.
XIXe Siècle.
Temple de la Raison (du mois de novembre 1793 au mois de juin 1794). — Temple de l'Étre Suprême (jusqu’en 170 5) — Temple Maurice (jusqu'en 1798) — Temple Décadatire (depuis avril 1798 jusqu'en 1800) (*). — Temple Maurice ; ensuite, la cathédrale reprit enfin le 7 mai 1802, jour de l'installation de Mgr Montault, frère du préfet, premier évêque concordataire, sacré le 18 avril 1802 à Notre-Dame de Paris, son antique vocable de Sarnt-Maurice (°).
€ Il avait eu ses vicissitudes, ce temple métropolitain de l’Anjou, qui depuis huit