Souvenirs d'un Nonagénaire,t. 1, p
3- Archives Municipales de la ville d'Angers. — Registre N° 3 des Délibérations, 3 août 1792 et 23 janvier 1793.
4. Le 20 thermidor an VIII {8 août 1800) eut lieu la dernière cérémonie du culte décadaire.
5. Anjou historique, novembre 1909. On trouvera dans ce numéro les comptes rendus des fêtes civiles et nationales sous le Directoire. — Le N° de juillet 1909 renferme le récit des fêtes nationales sous le Consulat.
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252 SBonogtaphie De la cathédrale d'Angers.
€ siècles jusqu à la Révolution, n'avait guère été en progrès que de gloire et d’honneurs (‘}».
Dans quel état l'édifice fut-il rendu au culte ? le voici en deux mots. Tous les autels de la nef et des transepts (à l'exception des deux érigés sous les rosaces) et les statues dont ils étaient décorés, avaient été renversés : enlevés les confessionnaux, la chaire, les bancs des chantres, les meubles de la sacristie, le trône de l'évêque et la grille du chœur. Plus une cloche pour appeler les fidèles aux offices, plus d'ornements ni de vases sacrés ; bref, à part trois autels, la boiserie du chœur, les stalles et le grand orgue, tout le mobilier était à renouveler.
Ajoutez à cette énumération la liste des réparations urgentes à faire au monument luimême. À cette tâche ardue se dévoua Mgr Montault avec un zèle au-dessus de tout éloge.
Déjà l'architecte François (de triste mémoire au point de vue archéologique) avait réparé en 1801 les pignons des transepts et le 4 floréal an X «le vitrier Z'ournon avait remis du plomb, du verre blanc et du verre de painture (sc) à plusieurs vitraux, notamment à celui situé au-dessus du portail pour 740 livres. »
Le 25 plairial an X, Mor Montault € considérant que l'église Saint-Maurice d'Angers € doit être à la fois cathédrale et cure, d'accord avecle maire et le préfet, nomme des mar- « guilliers pour l'administration des aumônes et autres fonds communs. » Voilà la fabrique rétablie (°).
Le mardi, 3 messidor an X, le préfet autorise le bureau de la fabrique à faire transporter à Saint-Maurice une cuve de chaire à prêcher, qui est inutile à la préfecture. C'était celle du lecteur dans le réfectoire de l’ancienne abbaye de Saint-Aubin : elle était assez bien sculptée et servit le jour de la Saint-Pierre suivante, après avoir été fixée au pilier qui sépare la première travée de la nef de la seconde, par le citoyen Duforest, menuisier et le citoyen Firmin, serrurier. Elle y est restée jusqu'au moment de la pose de la chaire de l'abbé Choyer, c'est-à-dire en 1871.
Le mardi 17 messidor, le citoyen Za Mare est chargé de fournir un bâton de chantre en bois doré et le 28 du même mois la fabrique commande trois confessionnaux pour le desservant et ses deux vicaires. Le premier existe encore : c'est celui de M. le curé. Les emblèmes dont la porte est décorée nous donnent un triste échantillon du goût de cette époque.
Le 2 thermidor, les marguilliers réclament au préfet la possession de l'église paroissiale, occupée alors par un menuisier, qui la tenait à ferme de la régie des domaines et demandent l'autorisation d’élever un mur de clôture pour séparer de la place Saint- Maurice ce qui reste du clottre, dans l'alignement, fixé par la voirie municipale.
Le 14 thermidor an X, le maire d'Angers adresse aux marguilliers l'état des sommes payées par lui sur l'invitation du préfet pour les réparations faites récemment à la cathédrale, à toucher à la caisse municipale, et montant à 2162 fr. 7o (:).
1. Angers et le Département de Maine et Loire de 1787 à 1830, par Blordier-Langlois, t. IT, p. 120.