RESTAURATION DE LA FAÇADE
Après la démolition de la galerie, en 1808, la partie inférieure fut restaurée sur une hauteur de vingt mètres pour faire disparaître les traces des voûtes, des pièces de charpente, incrustées dans le mur et de l'immense comble en appentis, qui montait aux deux tiers de la grande fenêtre, depuis 1744.
Un projet de restauration de la façade et des clochers fut dressé par M. François le 23 octobre 1828. Le 6 juin 1829, une commission, dont il était membre, avec les architectes Binet, Bonjour, Lenoir et Villers, fit un rapport sévère pour lui, dans lequel il ne put faire prévaloir ses tristes méthodes, kezxreusement pour l'édifice.
« Dans ce projet, on proposait de gratter et piquer à la boucharde tous les parements > vus des pierres de taille, employées à la façade et aux elochers, d'une surface d'environ > 3200 mètres carrés. Ce travail, dont l'urgence ni même la nécessité ne sont pas dé- > montrées, a été compris pour une somme de 26,300 francs. Nous sommes d'avis de > défendre de piquer à la boucharde, ragréer ni reblanchir aucun des parements ni des > pierres, qui sont bonnes, mais d'enlever toutes les pierres salpêtrées, d’arracher les > morceaux de celles qui sont cassées et de les remplacer par de nouvelles, en badigeon- > nant pour raccorder les couleurs. »
Le déplorable système, suivi dans la restauration précédente de toutes les parties hautes de l’église, était définitivement condamné. M. Binet, architecte, fut appelé le 8 septembre 1830 à remplacer M. François. On peut voir par la lettre suivante comment le ministre jugeait son prédécesseur :
Lettre du Ministre de Montalivet au Préfet en date du 15 février 1832.
Quant à la restauration de la façade même, je dois supposer que l'architecte > s’abstiendra soigneusement, sous quelque prétexte que ce soit, d’en altérer les détails. > D'après les renseignements, l'architecte précédent (M. François), lorsqu'il s'est agi de > restaurer les faces latérales, a poussé le vandalisme jusqu’à faire gratter les murs et
1. La cathédrale de Strasbourg, par Piton, 1861, p. 70. 2. Monographie de la cathédrale de Quimper, par Le Men, 1877, p. 107.
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> les ornements, et l'administration locale s'est rendue complice et semble même avoir > approuvé cette dévastation. |
> Vous veillerez à ce que de tels actes de barbarie ne se reproduisent pas.
» Pour les ornements, qu’il faudra refaire, on devra avoir le soin de faire estamper Îles > modèles soit sur les anciens à remplacer, soit sur d’autres analogues, également tirés > du même édifice. |
> M. de Gisors, architecte du gouvernement, pourrait être chargé avec fruit de la > recomposition du projet de remplacement de la coupole détruite... »
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Sex Chapitre vi. — Les nr ma LXOAEXS
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