‹ Monographie de la cathédrale de BourgesChapitre 12 sur 94 · AU-DESSOUS DE LA RÉSURRECTION · texte numérisé non relu

AU-DESSOUS DE LA RÉSURRECTION

11. Associons ici deux tableaux dont l’indication suffira pour le moment, sans que nous ayons à y joindre aucun développement anticipé. C'est, de droite à gauche, le roi David sur son trône; près de lui, un arbre dont la cime est couronnée par un large nid; puis un pélican sur sa piété, à peu près comme on a coutume de le représenter encore aujourd’hui; et enfin, trois lions. L’un de ces trois animaux est étendu sans mouvement; un autre, dont la partie antérieure s’aperçoit seule, paraît accroupi et paisible; le troisième, sans crinière, doit être une lionne, et l’on voit qu’elle pousse un rugissement plein de force. L’inscription, qui paraît devoir être complétée ainsi : Hi(c) leo forma. s (alvatoris), annonce qu’on doit chercher dans cette scène une relation avec le tableau qui occupe le centre du médaillon.

Le vitrail de Chartres, qui substitue la sépulture de J. C. à sa résurrection, n’a point admis les lions, mais seulement le pélican et David: et au lieu de distinguer ces deux objets, comme à Bourges, par un titre particulier à chacun (4), il les réunit sous une inscription commune. C’est, autant que j’ai pu le lire, en y apportant un soin extrême, similis factus sum pellicamo (sic). Le groupement de ces deux objets en une seule scène dans l’une et l’autre verrière, et leur association plus marquée encore à Chartres par une légende unique, nous montrent que David est là pour élever les symboles, comme tout le reste du vitrage, au rang de prophétie. Le peintre ne veut point qu’on le soupçonne d’avoir rien introduit d’arbitraire : la présence du Roi-prophète nous reporte au psaume (5) où le pélican est nommé. Par là nous sommes avertis que tout ici est d’un ordre supérieur, et que rien n’y a pu trouver place qui n’eùt pour lettres de créance l’inspiration divine.

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