I.ex a ligko data est liomini primilivo timenda
Mors unde provenit, neglecta lege primordi ;
Nunc extende manum et sume de licho vitali :
Oplima lex Domini sequens de ligko processit. »
Flor., Epigramm homiliar. tôt. anni (Martène, Thesaur.,
lsta saluliferi sequitur laus inclyta lighi Quo veteris mire dcleta est cauLio culpæ :
I >um genus liumauum, vetili quod lactio ligki Perpétuai mortis dura ditione gravarat.
Per lignum æternæ recipit nova gaudia vitæ ;
Quum Christus, sacras expandens in cruce palmas Adæ dira pio tersit dclicta priore ( cruore ? prions?). »
Cs. Epist. ad Diognet., ia (Galland I, 3a6, sq.). — Iren., libr. V,
PLANCHE SIXIÈME, LE BON SAMARITAIN. ao3
L’ange rebelle ne fut point l’objet d’une semblable fi, e , lui fût ouvert une voie de repenür et ceuv “ WmmmM « •»» qu'il
en proie au sort funeste qu’ils s'étalent fait àV.rite'T “T àe'mariKM irrémissib,ement
‘mire F œuvre de ,) n’a point , L 11 ^ T] *“ ^ *" te"e
% ,rr; r *? L * - — — : — r^r:;:
le chef des predestmés, Jésus-Christ; et la cour céleste fléchit le genou levant son trône Mais ans la zone mtér.eure des petits médaillons, on voit, de deux en dj, un ange sans Timbe et ! pii la tête en bas, se prec.pt, e; tandis qu’au dessous d’eux paraît la création de l’homme et de la’femlue centre de toute la composition est l’Eglise, épouse du nouvel Adam, dont la fécondité comble les
lé, Titra™ de Irvon ^ ?** !“ ^ ^ L“ifcr “ de “* Parlisms(4). N’ayant point à expliquer J . è T0Y “ nest da,ls leur raPP«« avec ceux de Bourges, je me borne à ce coup d’œil
sti 707 "T S°in reCherCher |CS OPini0"S thé°l08iqUeS ‘ll,i °M P“ P***» “ ohoix des sujets pour cette composition si simple et si grandiose (5).
iiC. Mais dans la même église, la rose de la croisée méridionale (6) développe le cycle des deux Adam avec un detad plus palpable et plus rapproché de la marche suivie à Bourges et à Sens. A droite et a gauche de Jésus-Christ, qu’entourent les symboles du Nouveau Testament, se développent les circonstances dontinan.es de la chute e, de la réhabilitation. D’un coté, Adam sort des mains de Dieu une compagne lu, est donnée, la prévarication se traite et se consomme, le lieu de délices leur est interdit , et la mort apparaît sur la terre à la suite du péché (7); car le médaillon actuellement brisé devatl assurément retracer le fratricide de Caïn. S’il était ’ possible d’en douter, il suffirait d'indiquer le Samaritain de la cathédrale de Chartres, les portes de bronze d’Hildesheim, et une verrière deWimpfenitn-Thal(8), où l’on ne peut s’empêcher de reconnaître une identité de vues tout à fait frappante.
cap. XVII, 3 (p. 3 1 4) . — Hieronym., in Gai 111, 14 (t. IV,P.I,a6i). — Leon.M. serin. LVII (al. LV), elePass.D. 6, cap. 4 (t.1, 216).— Joann. Damascen., de Fid. orthod., libr. IV, 1 1 ( 1. 1 , 263 — 265). — Etc., etc.
(j) I Joann. III, 8.
(2) IlPetr.II, 4. Cs. Bernard., in adv. Z).,serm. I, 5 (t. I, 719). — Gaudent., serm. 19, ad P. diac. — Etc.
(3) Élude XX, fig. A.
Le croquis rapide qui servait de modèle au graveur pour les deux roses de Lyon, a occasionné quelques inexactitudes que je dois faire remarquer ici. Les rayons de fer qui paraissent relier entre eux les médaillons d'une même tranche, n'existent réellement pas; ils ne sont que la traduction exagérée d’une construction graphique employée par le dessinateur pour diriger son tracé. Au lieu de ce système, qui serait monotone et disgracieux, chaque médaillon est assujetti dans la pierre isolément par deux petites pattes latérales dont l'effet n'est point sensible au premier coup d'œil. En outre, chaque tranche (ou fuseau) est encadrée par un cordon de perles qui la détache sur l’ensemble, comme pour sauver à ce vaste tableau une monotonie trop plate.
Dans la rose de la croisée méridionale (fig. C), le médaillon ceutral représente la colombe placée au point de convergence de six lobes dont l’épanouissement extérieur déborde le cercle inscrit. Enfin, pour pousser l’exactitude jusqu’à son dernier terme, disons que, d’après une nouvelle vérification demandée à Lyon, les rayons nombreux qui paraissent environner la colombe semblent devoir être réduits à six, qui forment la séparation entre les divers lobes.
Quelqu'un trouvera peut-être dans ces rectifications l’occasion de s’étonner que tant d'inexactitudes aient pu se glisser dans notre reproduction de ces deux grandes pages; mais nous comptons bien que le plus grand nombre des vrais appréciateurs louera plutôt notre franchise, tandis que d'autres admireront même que nous nous soyons arrêtés un instant à des minuties de ce genre. Pour nous, notre avis est que la vérité la plus scrupuleuse doit avoir le pas sur toute autre considération; et lorsqu’il arrivera que le pinceau ou le crayon n'aurout pas atteint cette condition importante, nous nous efforcerons constamment d’y suppléer par la parole autant qu'il nous sera possible.
(4) Léo PP. IX, in cap. Hi duo, de Cons., Dist. I. « Quorum (an-
ge/o ru m ) . . . ordo per superbiam corruens, angelicum numerum minuit Quorum reparationi et consolationi consulens omni-
potens Deus creator, primum hominem de limo terræ formavil ; qui, sui genens multiplicatione, damna cœlestis patriæ resarciret, atque angelorum gaudia suppleret. Qua spe angelicus chorus non modicum lætatus est.... Novem ordinum concentus in laudem Dci creatoris permansit imperfectus, donec in Christo résurgente resurrexit lapsus ille protoplastus. Ibr augmente sui collegii et spe meliori angelicus exercitus gavisus, in novum alléluia consurrexit totus, et in eo perstat dévolus.»
Comme il s est passé moins de deux siècles entre cette constitution et le doyeu Enious de Colonge, donateur de la rose de Saiut- Jean, il est permis de croire que ce texte du droit canon était présent a 1 esprit de celui qui dictait les peintures de la verrière lyonnaise. Du reste, cette manière de parler n’était pas si nouvelle ni si rare que l’on n’eût pu puiser la même pensée à d’autres sources. Cs. Salon., inEcct. (Bibl. PP. VÏH, 4i5).— Zachar. Clirysopol-, in un. ex quai. (Ib. XIX, 947). — Petr. Blés., Instr. fid. ( Ib. XXIV, 1172, sq. ). — Luc. Tudens, adv. Albigens. Il, i3 (Ib. XXV, 228).— Etc.
(5) Bien que les dogmes, et non les opinions, aient dû présider au choix des représentations ecclésiastiques, il est non-seulement possible, mais nécessaire, que la simple opinion y ait trouvé place plus d une lois; soit lorsqu’il fallait bien se prononcer pour représenter un fait dont la réalité était certaine, sans que le mode fût bien connu; soit lorsque de graves autorités établissaient une probabilité suffisante en faveur d'une doctrine non imposée par la foi. A Lyon, par exemple, le respect pour saint Irénée n’aurait-il pas déterminé l'adoption de ce qu’il enseigne, quand il parait vouloir que le péché des anges ait été la jalousie contre l’homme i 1 Cs. Iren., libr. IV, cap. 40 (p. 287). — Tertull., de Patient., cap. 5. — Cyprian., de Bono patient.; et de Zelo (p. 253, 256). — Etc., etc.
' (6) Étude XX, fig. C.
(7) Sap. II, 24. — Rom. V, 12; VI, 23. On sait que les SS. Pères désignent souvent Caïn par les noms de mords dedicator, -poiTosôvoç, etc.
(8) Cs. J. Cbr. W. Augusti, Denkwürdigkeiten , t. XII, 38o —
396; et Beitrdge zur christl. Kunstgesch. , t. I, 2i5 — 221. — Fr. Hub. Millier, Beitrdge zur leutschen Kunst- und Geschichtskunde... (1837), p. 45, 64. — Etc.
La verrière de Wimpfen-iru-Thal est aujourd'hui au musée de Darmstadt. Il ne faut pas s’étonner de voir un monument de Westphalie se reproduire presque exactement dans la Hesse et à Lyon; à
lZ5c
204 VITRAUX DE BOURGES
A la droite de Notre-Seigneur, chacun de ces médaillons a son opposition, et Comme son contrepoids dans l’ordre de la rédemption. A la création d’Adam répond l’incarnation du Fils de Dieu; ce n’est plus seulement le souffle divin et l’image du Créateur qui nous sont donnés pour établir notre noblesse, c’est le Verbe qui se fait chair, et vient habiter parmi nous. Vis-à-vis de la formation d’Eve, c’est la femme bénie entre toutes les femmes, la Vierge qui enfante YEmmanuel (Is. VII, 14); vraie mère des vivants, puisque par elle nous possédons celui en qui tout doit renaître. Outre le parallèle d’Ève et de Marie, souvent répété par les auteurs ecclésiastiques (i), cette opposition pourrait avoir été suggérée par cette pensée de saint Cyrille (2) de Jérusalem, qui montre la maternité virginale de Marie acquittant envers l’homme la dette contractée par la femme pour la merveilleuse naissance d’Ève. En face d’Ève offrant à Adam le fruit défendu, c’est Marie présentant à l’adoration des mages le fruit de son sein (3); par elle, au lieu du funeste entretien avec le serpent, nous possédons le Verbe divin qui converse avec nous (4)- D’ailleurs l’Épiphanie est la fête du baptême (5), et, par conséquent, la solennité du péché originel effacé. Mais, en outre, la fausse sagesse de nos premiers parents est réparée par la sainte folie de la croix qui commence alors à gagner les hommes. Car c’est vraiment à la venue des mages que s’ouvrent les yeux des mortels(6) : malheureuse promesse du tentateur, si mal réalisée par l’événement. De même pour cette autre promesse : Vous serez comme des dieux ( 7); tromperie de Satan, mais désir de notre cœur pourtant, que le Fils de Dieu est venu combler.
Si l’opposition des deux médaillons que nous venons de citer n’a pas quelque chose de parfaitement net pour tous les esprits, il ne saurait y avoir partage d’opinions au sujet des deux scènes suivantes : l’expulsion du paradis, et la mort de Jésus-Christ en croix. Le vitrail de Sens (8) pourrait nous dispenser
Heimersheim, près de Sin/.ig, un vitrail de l’abside répète les sujets historiques de la lancette centrale de l’abside de Lyon (Fr. Hub. Millier, op. rit., 1,9), et dans le même ordre. Mais, outre que ces pensées naissaient de la doctrine commune à toute la chrétienté, et non pas du cerveau d'un artiste, les communications populaires de contrée à contrée étaient alors beaucoup plus multipliées qu' elles ne le sont de nos jours.
(i)Cs.n° ri 3 (p. 200 — 2o3).Ce parallèle est exposé bien formellement dans une prose (ap. Clichto v., Elucidât. eccles., Paris, i558> v°) calquée sur la Séquence de Notker : Sancti Spiritus adsit nobis gratia.
«Quando machinai Dcus humanam , est præfigui
• Tcllus boni Vil'go virginem Fudit primui
{■>.) Cyril. Hierosol., Catech. XII, 29 (p. 178). É/piucrxiîxo ro ï$ àvSpâm -api tciÎi OifXsoç yévouç j(àpiç. H yàp Eüa éx. xoû ÀSàji éysvv^Svi , y.'jj. où* iy. p]Tpl>ç aukkr^v.Ga. , àXk h. pévou àvSpci; âcrnsp àTOxs^Oefoa. ÂnéSuxev ouv ii Mapsa x% ^âpixoç xô j^péoç’ où* àvSpôç, àXK’ #, aùxijç ç à^pàvxuç, foc llveûfcaxoç àyiou Suvâp.ei 0eoù -fsvvVioaoœ.
Plusieurs auteurs disent que l’Eglise grecque fait mémoire d’Adam et d’Eve la veille de Noël, ou vers les derniers jours de l’Avent; mais je n’en connais la preuve nulle part.
(3) Luc. I, 42. EùXoyr.piÊvoç à xapitàç xfiç xoiXfoç tou.
Hymn. Pange lingua.
zaôapùxijxa Xptoxôç , icrxicctraxo eüioSpuav à^pavxov xôi xôtrfu o âiaitvsoinja'
Id., ibid. (p. 857). — Id., in Theogon. (t. I, 773) :
iÇtv àori.p TOV Hfô •fki O'J \iyai,
Cs. Petr. Cellens., de Adv. serm. 6; et de Annuntiat., serin. 7 (Bibl. PP. XXIII, 645, 669, 670). — Angelom., in Genes. II, 14 ( D. Pez , Thesaur., t. I, P. I , p. 80). — Gerhoh., in Ps. 1 , 3 (Ib. V. 2 — 10). — Bernard., in adv. D. serm. II, 4; et super Missus est, homil. III (t. I, 723, 745). — Etc.
Cette manière d'expliquer le rapport des deux scènes plac ici en regard, paraîtra moins forcée à ceux qui ont remarqué la pomme placée par les peintres mystiques dans la main de Marie portant l'enfant Jésus {Grisailles G, vitrail d'Auxerre; Étude XII. fig. C, vitrail de Fribourg en Brisgau ). J’ai eu occasion de signaler ailleurs, et j’espère reproduire plus amplement dans la suite, cette expression des vieux maîtres quand ils veulent montrer Notre- Dame réparatrice d Eve. Ici, bien que je propose plusieus manières d’entendre ce parallèle entre l’Epiphanie et la séduction de 1 premiers parents, je ne doute pas que cette première interprétasoit la véritable. On la trouve expressément indicpiée dans une ancienne hymne (ap. Augusti, Denkwiird., XII, 324 )■
«Orbis gaude, quod mine homo Degustalo miser porno Quod nos morli tradidit,
Fructu vit Es radice virginati Isthac luce recipit. »
Mais dans une verrière de l’abside de Sens {Étude XVI, C) c'est au médaillon consacré à l’adoration des mages, que l’on a placé la pomme entre les mains de la sainte Vierge qui présente l’enfant Jésus; peinture qui semble faite exprès pour justifier notre dire.
(4) Baruch III, 38. Joann. Damasc., Carm. deAnnunc. (t. 1,690).
Au£ <jou yàp o à.y& pxixoç Ppoxoîç mjvsitKTxpsipsxa'..
(5) Pseudo-Auguslin., in Epiphan. D. serm. 5 et 6 (t. V, Append, 242,245). — Bernard., in Dom. 1 post. octav. Epiphan., serm. t ( 1. 1 , 806). — Etc., etc.
(6) Augustin., m/oa/m., Tractat. II, 16; III, 6 (t. III, P. II, p. 303, 3o6). — Bernard., in Epiph. serm. I et II; in adv. D., serm. I (t. I, 798, 800, sq. ; 720). — Etc.
(7) Gen. III, 5. Cs. Bernard., in adv. D., serm. I (t. I, 718, sq.).
(8) Etude XX , fig. B , groupe inférieur.
de tout commentaire, lorsque, après avoir montré le lieu de délices fermé par l’épée flamboyante du chérubin, il ramène sur le Calvaire ce ministre de la sentence divine; et là, près de la croix sanglante du Rédempteur, il lui fait éteindre dans le fourreau ce redoutable glaive qui barrait la route vers le retour. Cette majestueuse pensée n’appartient pas plus à l’artiste que toutes les autres dont nous avons trouvé 1 expression traditionnelle dans les organes de l’enseignement chrétien; elle était dans 1 air; le simple peuple la respirait par la liturgie, comme l’homme du cloître et le prêtre s’en imprégnaient dans la méditation des mystères divins et dans la lecture des écrivains ecclésiastiques (i).
Vis-à-vis du meurtre d’Abel, ce sont les trois Marie au sépulcre (2). D’une part, la menace de mort est réalisée par un fratricide; de l’autre, la défaite de la Mort (3) est annoncée par l’ange aux saintes femmes. La femme, auteur de la mort, est choisie pour porter cette nouvelle (4), afin que celle qui avait causé l’inimitié entre la terre et le Ciel soit aussi chargée la première des paroles de paix.
Un dernier médaillon forme le point de jonction où viennent se confondre les deux séries. C’est la descente du Fils de Dieu aux enfers, pour consommer l’œuvre de la rédemption (5) et compté-
(1) Adam, de S. Vict. (?), Rhythm. de Resurr. D. (ap. Rambach , Antliol. christl. Ges., 1, 290, 291).
« Vila morlem saperai :
Homo jam récupérai Quod prias amiserat Paradisi gaudium.
Viam præbet faciiem Clierubim, versalilem , lit Deus promiseral,
« Les est umbra futurorum,
•Christi sanguis igneom Hebetavit rompbæain ,
Amola cuslodia.»
Petr. Chrysol., serin. CXXIII, de Divite et Lazare. «Flammea romphæa. . . . paradisi volvebalur in janua, ne illuc hominis pateret accessus. . . . Nec erat idoncus qui paradisum introiret, flammam extingueret divinitus institutam, autaperiret januas interni cœlitus obseratas, aut solveret chirographum quod in area legali Dei præcepto tenebatur inclusum. Hinc est quod ipse Dominus qui obseravit paradisum, qui clausit infernum, ad terras et ad inferos tota potestate descendit; ut accensa extingueret, clausa protinus aperiret, protoplasti facinus aboleret — De latere fundit aquam, ut paradisi viam temperet, etc., etc. »
Cs. Pseudo-Nicodem. Evangel. , cap. 26 (ap. Thilo, Cod. apocryph. N. T., t. I, 772 — 777). — Ephræm., in Nativ. D. , serm. 6 (P. Syr., t. II, 419)- — Clem. Alexandr. Cohortat. ad Gent. (p. 86, t. I). — Ambros., in lit. Ps. XXXV, n” 3 (t. I, 766). — Cyrill. Alexandr., de Ador. in spir., libr. XVII et III; Glaphyr. in Numer. (t. I, P. 1, 620, 96 — 99; P- II, 390). — Anast. Sinait., in Hcxaem., libr. VII ( Bibl. PP. IX, 888). —Brun. Astens., Homil. de Latr. (Ibid. VI, 644). — Pseudo-Augustin.,«:w2. de Pasch. (t. V, Append., 282). — Honor. Augustodun., Hexam., VI (D. Pcz, Thesaur., t. II, P. I,p. 88)— Gerhoh., in Ps. XVII, 11 (Ibid. V, a3o). —Arnold., de Verb. D. (Cyprian. Opp., ed. Baluze, Append., p. xlv).— Etc. etc.
Le versificateur singulier ( Petrus Anshelm.), dont nous avons emprunté quelquefois le langage à l 'Hortus deliciarum (Bibl. PP. XXIV, 1275), fait aussi allusion à ce symbolisme à propos du Calvaire :
« Ensiler ille Dei chérubin , adilu patef)^ Chrislicolas intrare modo sînil., ense retr) Flammivomus gladius versatilis ille qui j escil Lætaque chrislicolas paradisi porta pal)
(2) Marc. XVI, 1. — Étude VIII , lancette centrale.
(3) Sequent. Pasch.
« Mors et vita ducllo Conflixere miraudo, Dux vil* mortuus Régnât vivus.
« Die nobis, Maria,
Quid vidisti in via.
— Sepulcrum Christi viventis,
Etc.»
(4) Petr. Chrysol. , serm. LXX1X , de Resurr. Chr. » Mulier niali causa, peccati auctor, via morlis, sepulcri tilulus, inférai janua, lamenti nécessitas tota. . . . Non est ergo mirum si ad lacrynias, ad funus, ad sepulcrum, ad obsequium dominici corporis fœminæ ardentiores apostolis liic videntur : ubi mulier prima currit ad lacrymas, quæ prima cucurrit ad lapsum; præcedit ad sepulcrum, quæ præcessit ad mortem; fit resurrectionis nuntia, quæ fuit morlis interpres; et quæ viro porrexerat interitus tanti uuncittm, viris ipsa porrigit rnagnæ salulis auditum; ut compenset. fidei nuntio quod perfidiæ ademit auditu. Non est liic præposterus ordo, sed mysticus. — Id. serm. LXXX. «Venitc, videte locum ubi posilus erat Dominus (Matth. XXVIII, 6). Venite, mulieres, venite, videte ubi Adam posuistis vos, ubi sepelistis homiuem, ubi virum vestro consilio contrusistis : per quod lecistis pro servis ipsis Dominum sic jacere; et intelligile erga vos tantain magnitu-
dinem veniæ, quanta fuit domino injuriæ magnitudo Et
euntes cito , dicite discipulis ejus quia surrexit (Ibid., 7). Neque liic mulieribus apostoli postponuntur, sed mulier absolvitur a reatu; dum portât vitæ, portai resurrectionis auditum, quæ auditum mortis portaverat et ruinas. Etc.» — Id., serm. LXXVI1.
Henric. Parmens., l. cil. ( Nov. coll. . . Vatic., t. VII, P. I, p. 273).
oQuod discipulis per mulierem resurrectio dominica nuntialur.
Procul dubio osteuditur
Per euin bealæ vilæ est resurrectio nuntiala ;
Et quo mors mundo ,
Diabolo suggerente,
Paralur
Per hune a monumento,
Angelo monente,
Et per cujus manum homo morlis suscepit poculurn ,
Per ejnsdem, vitæ suscepit antidolum.»
Cs. Cyrill. Alexandr. in Joann. (XX, i5), libr. XII (t.IV, io85 ).— Hilar,,fn Matth. XXVIII, 9 (t. 1, 810). — Augustin., serm. CCXXXII (al. de Temp. 1 44)» ‘n dieb. paschal. 3 (t. V,g8i). — Ambros., in Luc. (XXIV), libr. X, 1 56 (t. I, 1 537, sfI-)- — Pseudo-Bed., in Matth. (t. V, 1 1 8). — Paschas. Radbert,. in Matth., lib. XII (Bibl. PP. XIV, 702). — Rupert., de Div. ojfic., libr. VI, 3o. — Zachar. Chrysopolit., in un. ex quat. (Bibl. PP. XIX, 948).— Etc.
C'est bien assez de preuves, ce semble, pour faire remarquer ce que le mysticisme des anciens âges avait rattaché de hautes pensées à ce trait de l’histoire évangélique. Je m’y suis arrêté à dessein , pour laisser apercevoir aux esprits qui ont de la portée, quel pouvait être le côté sérieux de certaines cérémonies du moyen âge, oit bien des gens ne verraient qu'une puérilité. Ainsi cette singulière commémoraison des trois Marie dans 1 office de Pâques, a la cathédrale d’Amiens (n° 93 , p. 168 ), qui avait son analogue dans un rite du chapitre de Bourges (Romelot., op. cit., p. 187, sq.), ne doit plus se présenter comme une bizarrerie joviale. C’était la forme populaire d’une doctrine importante; et si j'avais le loisir d étendre cette réflexion, je ferais voir aisément qu’on peut trouver un fondement non moins grave à plusieurs réjouissances de ce temps qui paraissent beaucoup plus étranges encore pour la forme.
(5) Prosa in dieb. dominic. (ap. Clichtov., libr. IV, fol. n5 r°).
io3
VITRAUX DE BOURGES
ter sa victoire sur le péché et sur la mort. C’est le monde relevé, à l’anniversaire du jour où il était sorti des mains de Dieu; et l’enfer dépouillé par le nouvel Adam, comme il avait été enrichi par 1 ancien. Ce n’est donc, au fond, sous une forme différente, que ce que l’on a prétendu exprimer ailleurs (1) en représentant le tombeau d’Adam ou une tête de mort (2) sous la croix. Mais cet autre langage de l’art doit être dégagé de celui qui nous occupe en ce moment.
Au centre de toute la rose plane l’Esprit d’adoption, l’Esprit créateur, qui fut le premier don de Jésus-Christ après son entrée dans la gloire, et dont l’action vivifiante doit renouveler la face de la terre. Comme il avait préparé au commencement la fécondité de l’abîme (3), c’est de lui encore que vient à l’eau du baptême cette faculté régénératrice qui fait l’homme enfant de Dieu et héritier du nouvel Adam. C’est lui qui communique à l’Église cette fécondité sainte qui doit repeupler le ciel, comme la fécondité d’Ève menaçait de peupler l’enfer. Ainsi, ce grand tableau et celui qui décore le transsept opposé, se complètent réciproquement, et convergent vers un même but qui est à peu près le même que celui des verrières du Bon Samaritain : l’homme élevé par Jésus-Christ à un état surnaturel.
lin. Tandis que j’entreprends de pousser plus loin ces indications, en plaçant ici quelques remarques sur le tombeau d’Adam, pour faire mieux entendre les deux cycles parallèles du Bon Samaritain et du nouvel Adam, serai-je assez heureux pour ne pas soulever quelques impatiences parmi ceux qui ont suivi ces divers détails jusqu’à présent? Qu’on ne m’attribue point toutefois cette extension donnée à la parabole de saint Luc; rien ici ne s’écarte des traditions de l’art ou de l’exégèse, et l’apologie de cet excès apparent pourrait être reprise de bien haut, puisque saint Épiphane m’y précède. C’est précisément de la parabole du Samaritain que ce Père du ivc siècle s’autorise pour en venir à l’objet qui terminera notre excursion (4).
0 Ecce dies maguus Dei,
Dies est Dominica.
0 In qua mundus sumpsit exordium,
In qua vita cepit initium
« lu qua Christus contrivit inferos,
Plasma suum vexit ad superos Hæc est dies. »
Notker, sequent. Pasch. (D. Pez, 1. 1, P. 24 )•
« Illuxil dies quant fecit Dominos ,
Mortem devastans.»
Id., in fer. II Pasch. (Ibid., i5 ).
Quæ ( supplicia ) bodie triumphali ,
A morluis resurgens ,
Sprevit Victoria;
Duccns secum primitiva Ad ctelos membra.
Etc.»
Cs. Iren., libr. III, cap. XXXIII, 12 (p. 220, sq.). — Ephræm, serin, in Nativ.D., 8 (P. Syr., t. II, 4^4); de Eden, serm. 4, 7, 8, 12 (Ibid., t. III, 572, 582, 588, 598). — Pseudo-Nicodem. Evangel., cap. 19, 24 — 26 (ap. Thilo , Cod.apocr. N. T., 1. 1, 684,696, 740 — 748, 778, etc.). — Epiplian. (?), in sepulcr. Chr. (t. II, 267, sq., 273 — 276); in Resurr. Chr. (Ibid., 276,282). — Macar., homil. XI , 10 (ed. Prit., 1 43 , sq.; et Bibl. PP. IV, 116). — Anastas. Sinait, in Hexaem., libr. VII (Bibl. PP. IX, 888).— Augustin., epist. CLXIV, ad Evod., cap. 3 (t. II, 575). — Pseudo- Augustin., serin. CLX (al. de Temp. 137), de Pasch. (t. V, Append., p. 283 — 285); et serm. CLVI (al. de Temp., 122), de Pass. (Ibid., 278). — Etc.
(1) A Chartres ( Étude I, fig. A , n° 12); à Beauvais, et dans 1 Hortus deliciarum ( Étude IV, fig. C , D). Cs. 11” 3o, 64 , 65 (p. 47, 119,
(2) Etude XII, fig. D. Voyez plus bas : n°‘ 117 1 1 8 (pp. 206, svv).
(3) Ps. CI1I, 3o. — Gen. I, 2. — Joann. III, 5,6, 8. — Rom. VIH, 1 5, 16, 26. — II Cor. I, 21, 22. — Etc.
Notker, seq. in Pentecost. (1. c. 27 ). Je corrige çà et là le texte de Dom Pez d'après un vieux missel de Passau (1 5o5, in-fol.).
«Quando machinam, per Vcrbum suum,
Fecit Deus cœli , terræ, mariutn ;
Tu super aquas ,
Fournis eas
Numen tuum expaudisti, Spirilus.
«Tu , animabus Vivificandis,
Aquas fœcundas;
Tu, aspirando,
Das spiritales Esse homines.
«Tu divisum Per linguas mundum Et ritus,
Adunasti , Spirilus.
Etc.»
Une hymne de Rupert au Saint-Esprit ( ed. Colon., t. III , P. 1 , • p. 180 ) semble résumer toutes les pensées qui ont pu présider à cette représentation de la colombe dans la rose de Lyon.
Tu Palris indulgcntia ,
Tu vera Christi charitas ; Ex te fuit consilium Salvationis hominum.
« Traxisti de cœlo Deum
Tu es amor per quem Deo Conjuncta est nostra caro.
El sicut mori voluit ( Christus) Nos quoque doccs commori, Dum vivos aqua sepelis,
O artifex mirabilis.
. . Processisli igneis I11 linguis a tbrono Dei,
Ut terra cœlum lieret.
Ut dii essent bomines.
« Tenant ergo miraculis,
Verbispluunt cœli novi;
Quam terra bibens pluviam ,
Novam concepil gratiam.
«Inde per orbem genili
Adoptionis filii (Rom. VIII, 1 5.— Gai. IV, 96),
Abba Pater in te, Deus,
Clamamus, sancte Spirilus.
Etc.
(4) Epiphan., adv. Hceres., libr. 1 , t, III, Hœr. 46(t.I,3g4, 3g6). Cette indication ne doit point être regardée comme une simple
PLANCHE SIXIÈME, LE BON SAMARITAIN. 2f,7
Sur ce sujet on aurait mauvaise grâce à vouloir se donner des airs d’érudition après les recherches rapportées comme en dernière instance par le docte Molanus(i), et par l’infatigable Gretser (2) qu’il faut toujours citer lorsqu’on prétend parler de la croix. Ce que l’on pourrait ajouter de faits nouveaux aux graves compilations de ces savants maîtres, est si peu de chose vraiment au prix de leurs travaux, que le principal honneur leur en doit toujours revenir. Une tradition juive, plus ou moins autorisée, voulait que les ossements d’Adam eussent été déposés sur le Calvaire; et il est aisé d’imaginer si la piété dut accueillir avec transport une opinion qui prêtait à des rapprochements si féconds en applications touchantes. La poésie ne manqua pas de mettre à proflt cette circonstance merveilleuse (3); et la prédication, la théologie même (4), s’en inspirèrent plus d’une fois pour l'édification des peuples. Quant à saint Jérôme, lui que I on a dépeint quelquefois comme suspect de se ranger trop respectueusement aux traditions des écoles juives, il écarte celle-ci(5) avec une affectation de froideur qui a quelque chose d’inexplicable. Il ne daigne même pas mentionner son origine hébraïque; et quand il semble vouloir la réfuter, il surprend son lecteur par la faiblesse des raisons qu’il allègue. Mais il est arrivé plus d’une fois que le moyen âge, comme pour lui infliger une punition bizarre, a précisément invoqué l’autorité de saint Jérôme, quand il s’agissait d’établir la réalité de ce fait problématique (6). Toutefois, malgré le respect que doivent inspirer plusieurs théologiens et coin-
curiosité d érudition : il y a tout lieu de croire, au contraire, que ce passage de saint Épiphane n'a pas été sans quelque action directe sur l'art, ne fût-ce que par sa reproduction dans les commentaires de saint Jérôme; puisque le texte qu’il cite ( Surge, qui dormis, etc. Eph. Y, 14) se retrouve inscrit au moyen âge sur quelques anciennes croix ciselées ou gravées qui représentent le tombeau d’Adam ou la tête de mort au pied du Crucifix. Mais comme je ne connais ce texte dans aucune peinture, je laisse le soin de cette application à ceux qui étudieront les produits de la toreutique ou de la glyptique.
(1) Molan. , de Hist. ss. imag.', libr. IV, cap. 11. (ed. Paquot,
(2) Gretser, de s. cruce, libr. I, cap. 18.
(3) Pseudo-Tertullian., Carm. adv. Marcian., libr. II.
« Adam vi captum sic Christus quærit nbique lpse viam gradiens qun mors operata ruinant est
Qua die, qtiove loco cecidit clarissinnis Adam ; Hac eadeni redeunte die, volveutibus annis ,
In sladio ligni foi-lis congressus alblela Extcnditque manus, pcenam et pro lande secutus
Exuit exuvias carnis et débita morlis;
Serpenlis spolinm, devicto principe mundi, Adfixit ligno , refugarum imraane tropæum
0 Golgotha locus est, capitis calvaria quondam,
Lingua paterna prior sic ilium nomine dixit.
Hic medium terræ est, liic est yicloriû. {victoritc?) sigmim.
Os magnum hic veteres nostri docuere repertum Hic hominem primum suscepimus esse sepullum;
Hic palitur Christus, pio sanguine terra madescit :
Pulvis Adæ ut possit veteris,cum sanguine Cbrisli Commixtus, stillaulis aquæ virtute levari (lavarif).
Haie ovis est una quam se (sex?) per sabbatba vivam Inferni e puteo statuit subducere pastor.
Etc., etc.»
Cette allusion à la brebis perdue (Luc. XV, 4) est fréquente chez les Pères quand ils veulent opposer la rédemption de 1 homme à la sévérité des jugements divins envers l’ange rebelle. Quant à cette mention du sabbat, sur laquelle l’auteur insiste a plusieurs reprises, tous les hommes accoutumés aux études ecclésiastiques y auront reconnu un souvenir de l’Evangile (Mattb. XII, 11. Luc. XIV, 5. — Etc.) La correction « sex per sabbatba» que je propose me parait suggérée par le langage de plusieurs écrivains ecclésiastiques. amplifiant une expression de saint Paul. (Ilebr. IV, 3 1 1) qui a occasionné bien des commentaires. Cs. Pseudo-Cyprian. ( Arnold. P) de Sp. s. (p. cxlv, cxlvj). — Epiphan., adv. Hœres., libr. I,
t. II, hær. 3o (t. I, 1 58 — 160). — Pezron, t Antiquité des temps, rétablie , ch. 1 , etc. ; Défense de l' Antiquité des temps, ch. 1 . Mais , sans tant de recherches, on peut voir Prudence ( Apoth ., v. 987 — 997 i P- 486, sq., 1) insistant sur cette réminiscence biblique que le faux-Tertullien s’était contenté d'indiquer en deux mots.
(4) Epiphan., loc. c. — Origen., in Mallh., 126, tract. 35 (t. 111, 920). — Pseudo-Athanas., dePass. et cr. D. 1 2 (t. II, 68). — Pseudo- Basil. M. , in Isai. V, 1, (t. I, 478). — Chrysost., in Joann. homil. IXXXV (al. 84), 1 (t. VIII, 5o4). Saint Jean Chrysostome n’a pas coutume de se laisser emporter à des exagérations de mysticisme; mais ici on dirait qu'il a cru ne pouvoir pas se dispenser d’accorder au moins quelques paroles à une tradition qui ne manquait point d’une certaine gravité. Une fois ce suffrage donné par un homme aussi révéré, l’Eglise grecque a suivi comme par entrainement.
L’Eglise latine a été beaucoup plus réservée dans ses principaux organes. Ambros.jfnZttc. (XXIII, 26), libr.X,n4 (t.I,i5'28). « lpse autem crucis locus vel in medio, ut conspicuus omnibus ; vel supra Adæ, ut Hebræi disputant, sepulturam. Congruebat quippe ut ibi vitæ nostræ primitiæ locarentur ubi fuerant morlis exordia.» — Id epist. LXXI, 10 (t. II, 1070). «Ibi [in Golgotha) Adæ sepulcrum, ut ilium morluunt, in sua cruce resuscilaret. Ubi ergo in Adam mors omnium, ibi in Christo omnium resurrectio. » Cs. Ambros., de Bened. patriarch., c. VII, 32 ( 1. 1, 523).
Voilà tout ce que saint Ambroise accorde à l’autorité d'Origène, pour qui , cependant, il avait une sorte de faible. Or, après saint Ambroise, je ne vois pas que l'on puisse citer un nom vraiment grave parmi les Pères latins, qui soit bien clairement acquis à cette opinion. Car pour les paroles attribuées à saint Cyprien [de Besurr. D., Append., cxxxiij), tout le monde s'accorde aujourd’hui à n’y voir qu'un discours du xtt' siècle.
(5) Hicronym., in Matth. XXVII, 33,38 (t.IV,P. I, 1 37, 1 38) ; in Eph. V, 14 (Ibid., 385).
Cs. Bed., in Luc. XXIII (t.V,4g5). — lira ban., /« Matth. XXVII (t. V, i53). — Glos., in h. I. — Pasch. Radb., in Matth., libr. XII ( Bibl. PP. XIV, 688). — Zachar. Chrysopolit., in un. ex quat. (Ibid. XIX, g4i, 942). — Jacob de Vitriac., Hist. orient., lib. 111, 11, 14 (ap. Martène, Thesaur., III, 277, 278). — Petr. Venerab., in laud. sepulcr. D., serm. t (Ibid. V, 1426). — Rupert., in Joann., lib. XIII. — Thom. Aquin., Caten. in Matth. XXVII. — Vincent. Bellovae., Specul. histor., libr. VI, cap. 43- — Etc.
(6) Le motif de cette allégation pouvait être la lettre de Paula et d’Eustochium à Marcella, qui se trouve parmi celles de saint Jérôme (t. IV, P. II, p. 547), et qui passait pour avoir été écrite par lui. Mais, outre que ces illustres Romaines pouvaient assurément correspondre avec leurs amies sans emprunter la main de saint Jérôme, cette lettre semble calquée sur saint Epiphane. Or, sainte Paule avait vu plusieurs fois ce grand évêque, soit en Chypre, soit en Palestine. Qui sait même si ce prédicateur que blâme saint Jérôme (in Eph.) n’était pas précisément saint Épi-