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mer une grande quille au-dessus de l'édiflce, ils ne le dépassent plus que de deux étages à jour ^
Ces tourelles communiquent de Tune à
1 L'église de Sainte-Cécile, avant sa restauration, n'avait de hauteur à Textérieur, depuis la première marche de la porte de Dominique de Florence à son sommet, que 33 mètres. L'exhaussement des murs ayant été de 7 mètres jusques et y compris la corniche, l'église a donc aujourd'hui 40 mètres de hauteur jusqu'à la galerie ou seconde terrasse. Les balustrades extérieures et ajourées de quatre-feuilles ont 1 mètre 10 centimètres de hauteur. JjCS tourelles s'élèvent d'un étage de 3 mètres 40 centimètres chacun, en tout 6 mètres 80 centimètres jusqu'à la naissance de la flèche, laquelle a 6 mètres 10 centimètres de hauteur, couronnée par la croix de 2 mètres 50 centimètres de haut.
En résumant ces chiffres , on trouve que l'église restaurée aura :
Murs anciens 33" »«
Exhaussement 7 »
Ensemble 40 »
Balustrade 1 10
Tourelles 6 80
Ensemble 47 90
Flèche ou pyramide 6 10
Croix en fer 2 50
Hauteur totale. . 56 50 Les dimensions indiquées ici sont de la plus rigoureuse exactitude.
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l'autre par une seconde galerie découverte, établie sur toute la hauteur du mur extérieur, de 1 mètre 20 centimètres environ, élevée au-dessus de la première à la hauteur de 5 mètres, où la balustrade en pierre, établie du côté de l'intérieur de Tédiflce et donnant sur la grande galerie, fait face à la balustrade extérieure ajourée dont nous avons parlé.
Telles sont les bases générales du couronnement de la cathédrale de Sainte-Cécile *.
Si nous n'étions pas les témoins des minutieuses précautions qui accompagnent ces intéressants travaux, nous ferions nos réserves sur ce système de galeries découvertes,
1 La hauteur de la grande tour ne paraît plus en rapport ni avec sa masse ni avec l'élévation du monument et des tourelles. En effet, le clocher avait 78 mètres 55 centimètres d'élévation à partir de la première marche de la porte de Dominique de Florence; tandis que les murs de l'église n'avaient que 33 mètres de hauteur à partir de ce même point. Il était donc élevé de 45 mètres 55 centimètres audessus de l'église.
Aujourd'hui la hauteur des murs et des tourelles, y compris la croix qui doit les surmonter, s'élevant à 56 mètres 50 centimètres, le clocher ne dépassera les tourelles que de 22 mètres 5 centimètres , hauteur qui semble insuffisante pour une si lourde masse.
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qui, dans ce climat, pourrait donner des craintes pour le précieux trésor de peintures qu'elles sont destinées à couvrir. L'ancienne toiture qui recouvrait toutes les parties de rédiflce et le système qui avait présidé à sa confection, alors que tout le monde s'accorde à dire qu'il n'avait qu'un caractère provisoire, n'était ni sans motif ni sans mérite.
Nous tenons à le faire connaître ici, quoiqu'il ne puisse avoir aujourd'hui qu'un intérêt historique qu'il importe par cela même de constater. Ce système de charpente consistait dans une suite de pieds droits appuyés sur la voûte elle-même et qui supportaient la toiture de l'édifice. L'architecte qui avait dirigé sa construction s'était attaché à combiner les forces de la voûte avec le poids relatif de la toiture, que chaque partie avait à soutenir ; en augmentant par ce moyen la solidité de la voûte, et distribuant d'une manière égale la charge qu'elle était appelée à ' supporter , un affaissement quelconque d'une partie de la toiture convenablement entretenue devenait impossible. Il offrait en outre cet avantage que , composé de petites pièces de bois, on n'avait pas à craindre
Tinconvéaient que peut présenter le système des tirants et des arbalétriers dans les édifices dont la largeur nécessite l'emploi de pièces de bois qui , à raison de leur longueur, sont exposées à fléchir , à s'affaisser sur les voûtes, à en compromettre l'existence ou la solidité.
Ce système, rarement appliqué, a été cependant employé dans quelques édifices du moyen âge , et d'après le témoignage de M. Garnier-Pagès , le même procédé aurait servi à soutenir la toiture de la cathédrale de Tolède. Ce n'est pas à ce mode de construction qu'il faut attribuer les infiltrations qui s'étaient produites, mais bien à l'incurie et au défaut d'entretien de la toiture ellemême.
Cet ancien procédé ne pouvait être appliqué dans une construction définitive. Le progrès des constructions, l'attention dans le choix des bois et dans l'emploi de la force mettent à l'abri des accidents que nous signalons.
On ne peut qu'applaudir à cet ensemble de précautions aussi sages qu'ingénieuses qui ont pour but de prévenir les inconvénients
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qui pourraient se produire. En voici le curieux détail :
Un premier et grand travail de conservation prélude d'abord à cet ensemble de sages mesures que Tarchitecte a su mettre en œuvre.
Les voûtes de la grande nef ont été préalablement revêtues d'une couche imperméable pour prévenir les désastres que pourraient occasionner les gouttières accidentelles survenues dans la toiture de Tédiflce; l'écoulement des eaux s'opérerait en ce cas dans la retombée des voûtins et par des tuyaux en plomb qui déverseraient les eaux sur la terrasse découverte. Le ciment qui recouvre ces voûtins est si parfaitement uni, qu'on dirait une grande chape de pierre sans Assure, ou bien une fonte d'un seul jet.
La grande nef est recouverte par un système de fermes, au nombre de vingt-quatre jusqu'à l'abside. A ce point quatre demi-fermes vont se reposer sur les murs du chevet.
Chaque ferme forme un triangle dont la pièce ou la base principale est un entrait de 20 mètres 50 centimètres de long; les deux côtés de l'angle sont formés par deux arbalé-
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triers de 10 mètres 75 centimètres de longueur.
Pour donner plus de rigidité et de force à ces arbalétriers^ on a superposé des sousarbalétriers qui vont jusqu'à la moitié de la longueur des arbalétriers principaux et qui sont reliés entre eux par un entrait retroussé. Un poinçon, avec ses liens, relie le sommet des arbalétriers avec l'entrait retroussé, et deux moises lient à leur tour les arbalétriers avec l'entrait principal.
Ce système est accompagné en outre des plus sages précautions.
L'entrait principal ou tirant, qui repose sur les murs d'enceinte, s'appuie à ses deux extrémités sur un support ou corbeau en pierre surmonté lui-même d'un sabot en fer de fonte, du poids moyen de 320 kilogrammes, qui reçoit la pièce de bois et donne le moyen de relier, par des brides en fer, les arbalétriers et les sous-arbalétriers à l'extrémité de l'entrait. Ce sabot, d'une forme ingénieuse, et qui convient parfaitement aux conditions qu'il a pour abjet de remplir, est de la fabrique de MM. Gilet, fondeurs à Albi, dont le goût et l'intelligence héréditaires se
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sont montrés dans tous les temps au niveau des moyens -d'exécution que ces habiles industriels savent mettre en œuvre. Les mémoires du temps font foi que c'est de leur fabrique que sortirent les premiers robinets destinés au bassin de Saint-Ferréol, qui alimente le canal du Languedoc.
Les assemblages des pièces qui composent les fermes sont exécutés avec une admirable perfection. Pour les rendre plus parfaits encore, des plaques de plomb sont placées entre les joints, de sorte que le poids des diverses pièces forçant le plomb, qui est d'une nature molle et flexible, à subir la forme que la pression lui imprime, aucun vide ne peut exister dans les assemblages, et les pièces font, pour ainsi dire, un même corps les unes avec les autres.
L'écoulement des eaux de la toiture de la grande nef s'opère par un grand chéneau en pierre posé sur le mur qui supporte la charpente dont nous venons de présenter les détails; ce chéneau, qui est construit dans le style du quinzième siècle, repose sur un système d'arcatures, adhère au mur et forme le couronnement du mur de la charpente.
Par cette sage mesure, dans le cas où la descente du chéneau serait obstruée, les eaux s'écouleraient par un trop-plein taillé en gargouille dans la pierre formant cuvette, et, si les joints venaient à subir une détérioration, elles s'infiltreraient dans de petits drains, et au lieu de se répandre dans l'intérieur de l'édifice, elles seraient versées sur la terrasse; tandis que si on l'avait établi directement sur le mur, le dégât aurait pu être considérable à l'intérieur de l'édifice, avant qu'il se fût manifesté au dehors.
Les eaux de la toiture descendant du chéneau, traversent les galeries et sont conduites directement au dehors du mur extérieur de l'édifice par un système de descentes composées de cuvettes et grilles en fer du poids de 230 kilogrammes , superposant une seconde cuvette en plomb reliée aux descentes par des dauphins s'engageant dans des aqueducs.
Les gargouilles en pierre établies au sommet des descentes sont encore destinées à dégager les eaux, dans le cas où les tuyaux viendraient à s'engorger.
La terrasse construite sur les voûtes des chapelles se compose d'un dallage en pente,
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posé sur une aire de béton. Ce dallage verse ses eaux dans un chéneau pratiqué le long du mur extérieur. Ce chéneau longitudinal, qui est au niveau de la ^galerie intérieure, est construit en pierre de taille sur une maçonnerie de briques bitumées. II recueille les eaux de la terrasse et les rejette par des gargouilles sculptées, qui font saillie en dehors des tourelles.
Les joints du dallage de la terrasse, soit transversaux, soit longitudinaux, sont disposés de manière à éviter toutes infiltrations. L'aire en béton qui porte le dallage est disposée en augets destinés à ramener les eaux dans le chéneau longitudinal extérieur , et à rendre dans tous les cas les infiltrations apparentes.
Les eaux de la- terrasse supérieure établie sur les murs de l'église sont reçues par de petites gargouilles en pierre qui se déversent dans des tuyaux descendant dans le chéneau longitudinal.
Telles soi^t les précautions que l'architecte a mises en œuvre pour dissiper les craintes et rassurer les esprits; la perfection dans les moyens d'exécution a répondu à sa prévoyante sollicitude.
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