‹ Monographie de la commanderie de Caignac (ordre de Malte)Chapitre 32 sur 51 · Molinier, op. cit., p · texte numérisé non relu

Molinier, op. cit., p

LA COMMANDERIE DE CAIGNAG

valent à propos de la possession du sol, de terres, d’héritag-es contestés, d’injures proférées, etc., etc. Il est diflicile de délimiter exactement le champ d’action de chacune de ces trois justices, la procédure variant de seigneurie à seigneurie. Mais l’attribution des trois, haute, moyenne et basse, faite à un seul seigneur, indiquait clairement que ce seigneur avait le droit de juger toutes affaires civiles et criminelles, et c’est le cas pour le commandeur de Galgnac.

Nous laisserons de côté, pour le moment, le droit de nomination des consuls, que les visites de la commanderie rattachent à l’exercice de la justice seigneuriale, pour nous occuper uniquement de l’exercice de la justice proprement dite.

D’après la charte de Slcard de Laurac (1171), les Hospitaliers de Saint-Jean étaient les maîtres absolus de Gaignac. Leur pouvoir y était libre, absolu, indépendant de tout autre pouvoir : Uberum^ absolutum^ separatum ab omni nostra dominatiorie ; ils devaient donc y exercer aussi le * droit de justice : ut habeatis justitias a nobis constitutas super eos qui inculpati fuerint^^ et ce droit était si fermement établi qu’une contestation, à ce sujet, paraît impossible.

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