I. Garreau, op. cit
LA COMMANDERIE DE GAIGNAG
Villaret, en 1299 ^ Malheureusement, ce vienne document nous est parvenu fort amoindri et l’écriture en est devenue complètement illisible. A peine peut-on y relever le taux de l’amende qui était inflig’ée à ceux qui avaient fait quelque blessure mortelle. C’est une lacune reg-rettable dans l’histoire de la commanderie, et difficilement on y peut suppléer. Cette pièce, importante entre toutes, nous eût peut-être appris et la date précise de l’institution du consulat, les attributions des consuls, et la condition de la classe dépendante dans le ressort de la commanderie, au treizième siècle.
Il est malaisé, en l’absence de ce document de définir et de faire connaître la situation exacte de l’habitant des campag’nes, du tenancier. Au treizième siècle, le servag-e avait déjà disparu. On n’en trouve plus de traces dans les parchemins nombreux qui nous ont été conservés. Les seigneurs de Laurac avaient eu, un siècle avant, l’intention d’ériger une Salvetat ou lieu de franchise^ et si leur intention avait été pleinement respectée, l’affranchissement de leurs hommes eût été complet^.
Il faut remonter jusqu’à la première moitié du douzième siècle et au delà pour rencontrer des cas de servage proprement dit, c’est-à-dire de
1. Arch. départ, de la Haute-Garonne, fonds de Malte, 1. 21, no G.