Pièce justificative n<> I
LA VIE COMMUNALE
rhoinme dépendant absolument de son seig-neur et attaché à la terre qu’il cultive, « à la glèbe. » En 1167, Beg de Galmont cède aux Hospitaliers de Caignac un homme et deux femmes, et reçoit en échange quinze sols tolsans h N’est-ce pas là le servage ?
Un contrat de vente passé en 1280 entre Grimaud d’issus et le commandeur de Caignac^ nous apprend qu’à cette époque les tenanciers pouvaient, s’ils le voulaient, quitter les terres de leur seigneur, si in villa Caniaci permanere noluerit. Et non seulement le tenancier peut abandonner la terre ou la maison qu’il tient de son seigneur, mais il peut encore la vendre, la donner, la louer; il suffît que le nouveau détenteur s’oblige aux mêmes redevances qui incombent au vendeur ou donateur. Dans une reconnaissance de l’an 1288, Pierre-Jean de Marquein et ses frères Raymond et Guillaume reconnaissent, par-devant frère Roger de Saint- Mézard, lieutenant du commandeur, devoir à ce dernier la censive d’une poule payable, tous les ans, à la fête de saint Thomas, et cela en raison de la maison qu’ils possèdent à Caignac ; et Roger de Saint-Mézard reconnaît, à son tour, qu’ils peuvent
1. Arch. départ, de la Haute-Garonne, fonds de Malte, 1. i, sans numéro.