CHAPITRE IX
TormatioD des municipalités. — Discussion entre la municipalité et M. Fraguier, seigneur de Juvigny. — Établissement de la garde pendant les oftices ; — de la retraite. — Travaux de charité. — Gabier des plaintes et doléances de la municipalité. — Établissement d'une milice bourgeoise. — Juvigny offre de conduire à Ghàlons une quantité déterminée de grains. — Legs de M™* la Présidente Fraguier auic pauvres de Juvigny. — Fondation, au moyeo de la somme léguée, d'une maison .rectorale pour les filles.
Depuis la formation des municipalités dans les communautés de Châlons, divisées en six arrondissements, en conformité du règlement fait par le Roi, le 23 juin 1787, Juvigny faisait partie de l'arrondissement de TEpine.
Le syndic de la communauté était Pierre Mestrude ; les membres de la municipalité : Jean Regnault , — Jean-Antoine Lochet , — Tabbé Delacour, — Nicolas Debin, — François Carré, — Pierre Cartier.
Les impositions de la communauté , en 1 787 , étaient divisées ainsi :
Taille. Accessoire. Capitation. Total.
2,230 liv. i ,827 liv. i ,724 5,781 liv. («)
Le premier symptôme de liberté comm^içait à poindre. Le plus humble village, comme les grandes
(1) Généralité de Cbampagne. Extrait des procès-verbaux de l'élection de Ghàlons. — Archives de la Préfecture de la Marne.
villes, allait réclamer des libertés menaçantes pour la royauté, et frayer le passage aux misérables tribuns qui devaient dévaster le pays et Tinonder de sang.
Juvigny a eu du moins Thonneur de n'avoir pa$. vu œs horribles meurtres s'accomplir dans son sein , et d'avoir traversé cette période orageuse , en< sacrifiant le moins possible aux folies du moment.
A peine voit-on les premiers actes de la municipalité qu'une contestation assez grave s'élève entre elle et le seigneur de Juvigny, Pierre-Nicolas-Florimond Fraguier, qui prétendait pouvoir envoyer à l'assemblée municipale , en son lieu et place , le sieur Paulmier, qu'il décorait du titre d'intendant de sa maison, et qui n'était en réalité que son premier domestique.
Écoutons le secrétaire du conseil (1 ] :
«Le sieur Paulmier, régisseur, intendant!... il n'y a pas ^\% semaines qu'il reçoit l'ordre de M. Fraguier de conduire à sa t^re du Mée deux voitures d'avoine ; aussitôt l'ardent concierge fait ses dépêches et part , le fouet à la main , armé de tout ie costume domestique, conduisant, pour sa part, une des deux voitures, méritant bien l'application de L'Intimé des Plaideurs:
(1) Sëanee dti 9 décembre 1786. — Archives commuoales. t* Les registres ooDcernant les délibérations des Assemblées municipales , à Juyigay , ne remontent qu'au mois de septembre de cett& auée 1788.
Tout Picard quo j*étais, j'éuîs fort bon apôtre, Et je faisais claquer mon fouet tout comme un autre.
» Les membres de la municipalité ne prétendent pourtant pas le dépouiller de la prérogative de primus inter pares; son zèle infatigable à travailler à la^ moisson, soit aux champs, à la voiture, -soit à la grange, sur les tas qu'il a souvent arrosés de ses sueurs, son courage intrépide à nettoyer les meubles du château , à frotter les appartements , à soutirer les vins et les tirer en bouteilles, tout cela peut bien lui avoir mérité quelques distinctions parmi les domestiques de la maison , mais encore est-il vrai que ce n'est pas tout cela qui constitue le régisseur et l'intendant. »
Il faut avouer que nos pères de Juvigny étaient nés malins, et qu'il n'y avait pas de la part du président Fraguier grande facilité de réfuter ces arguments. L'affaire en resta là; Paulmier demeura concierge jusqu'au moment où de plus tristes événements lui ravirent cette place , de même que le château à son seigneur et maître. Au reste, les notables déclarèrent à MM. Denis et Raussin, procureurs syndics de l'assemblée du département de la Marne, dont on avait surpris la religion, que tous ils donneraient leur démission d'ofiSciers municipaux, si après ces preuves évidentes de domesticité, on voulait leur associer le sieur Paulmier.
Le i^^ novembre 1788, Pierre Mestrudc, renouvelant une ordonnance du lieutenant en la justice
— gode Juvigny, en date du 10 mai 1778, qui avait pour but d'empêcher les désordres qui pourraient se commettre pendant les ofiSces divins , proposa à l'assemblée de décider qu'à l'avenir, une garde composée de quatre hommes armés de hallebardes serait chargée de veiller à la sûreté publique pendant les offices. Cette proposition fut agréée. Tous les habitants âgés de dix-huit ans durent, à tour de rôle, s'acquitter exactement de ce service d'ordre public. Et comme il n'y a pas de loi sans sanction, une amende de 20 livres , au profit de la communauté, fut prononcée contre les récalcitrants. La garde se fit exactement , et cet usage a survécu à nos révolutions.
Un autre usage non moins utile fut l'établissement de la retraite.
Que de fois le voyageur égaré dans les chemins , au milieu des ténèbres de la nuit, au milieu des neiges de l'hiver, a pu retrouver le sentier qu'il avait perdu , guidé par la voix harmonieuse d'une cloche bienfaisante t
Et puis, ^u point de vue de la morale et de l'ordre, la retraite a fait quitter une table oii le vin commençait à troubler la raison de celui qui y était assis I La retraite est donc l'avertissement de Dieu, quand elle sonne. C'est le couvre-feu d'autrefois. Aussi ne peut-on que donner des éloges à la municipalité qui, en 1 788, établissait la retraite de neuf heures du soir, en même temps que la
garde pendant les offices. Des amendes étaient portées contre ceux qui, après la retraite, auraient été surpris dans les cabarets. De récents règlements de la police locale sont venus rendre force de loi à ces ordonnances de 88. Pourquoi donc trouvent-elles si souvent des infracteurs I
L'année < 789, si pleine d'illusions et si féconde en catastrophes , s'ouvrit par un hiver qui rappela celui de 4709. Les pauvres eurent beaucoup à souffrir. On organisa, à Juvigny, des ateliers de charité, d'après un ordre émanant de l'assemblée provinciale de Champagne. Le trésorier des deniers obtenus du département fut l'abbé Delacour, chapelain du château. Une première somme de 800 liv. fut accordée à la paroisse, et consacrée à rendre praticable le chemin de Châlons. Juvigny consacra ^au même objet une autre somme de 4 50 livres.
Le 24 janvier 1 789, le Roi signait à Versailles un édit pour la convocation et la tenue des Etats-Généraux. On avait représenté au malheureux Louis XVI, la patrie cogime dans un danger de mort , et que pour la ressusciter il fallait assembler la Nation , afin de constater la dette publique et pourvoir aux moyens de combler le déficit. Le Roi céda.
Chaque municipalité fut appelée à présenter son cahier des doléances , plaintes et remontrances , et à nommer deux députés pour se rendre à l'assemblée des trois ordres de leur bailliage respectif.
Pierre Mestrude et Pierre Cartier furent délégués
par les suilrages de leurs concitoyens , pour porter a Châlons te cahier des doléances à rassemblée gé^ »érale , qui devait se tenir , le 4 2 mars , en pré* sence du grand bailli de Châlons (1).
En jetant un coup-d'œil sur ce cahier , on ne trouve rien qui présage la terrible révolution qui menaçait la France. On y admire la profonde sagesse qui préside aux délibérations, l'harmonie dans l'indication des mêmes abus et des mêmes réformes, l'unanimité de sentiments d'amour et de reconnaissance pour le Roi , le respect le plus sincère pour le maintien des lois fondamentales de la monarchie ; enfin on n'y trouve rien qui ne soit inspiré par le patriotisme le plus pur.
La municipalité de Juvigny déclarait à la fin du cahier que la justice seule l'avait guidée dans sa rédaction, et que si inconsidérément on avait outré quelques-unes des réclamations , il ne fallait attribuer cet excès de zèle qu'au désir qu'avait la municipalité d'être agréable et utile à la personne sacrée du Roi et à la patrie.
Les signataires du cahier furent : Henri Formey, curé de Juvigny, — Delacour, chapelain,
— Pierre Mestrude, syndic, — Nicolas Debin,
— Lochet, — François Carré, — J. Regnault,
— Cartier, — Alexandre Lochet, — Denis Baudier» greffier.
(1) Les députés restèrent huit jours à Châlons , et reçurent 4 Ht. 1 sols par jour , comme indemnité de déplacement.
Cette convocation des États-Généraux, qui en des jours de calme et de bon sens eut pu sauver la France, naquit menaçante et désordonnée, de IV narchie des esprits. Paris devint dès lors la sentine d'une foule d'étrangers ambitieux qui apportant leurs vices à la fermentation générale , se préparèrent à exploiter une révolution imminente.
Les campagnes elles-mêmes furent infestées de ces gens sans aveu qui profitent des moindres circonstances pour se livrer au pillage et au vol. C'était la morale des philosophes du xviii® siècle mise en action.
On avait appris à Juvigny qu'il s'était répandu en Champagne plusieurs troupes de brigands mettant à contribution tous les lieux oii ils passaient, brûlant et saccageant les endroits où ils trouvaient de la résistance.
Dans ces conjonctures, la municipalité de Juvigny ordonne que chaque habitant sera tenu de garder pendant la nuit, sans distinction d'ordre ni d'état. La population masculine de Juvigny dut former quatre brigades. On réclama à l'exempt de la maréchaussée de Châlons les armes dont, quelque temps auparavant y les habitants avaient été dépouillés , sous prétexte de braconnage.
Le même jour, furent établies huit compagnies de milice bourgeoise composées chacune de dix-huit hommes, et commandées par un capitaine, un lieutenant et un sergent. Le règlement était sévère :
pour ne point se rendre à son service , 1 livres d'amende ; pour quitter le poste désigné, 3 livres ; ordre à tous les habitants de se retirer dans leurs maisons à dix heures du soir, sous peine de 3 liv. d'amende. Tous les passants, de quelque qualité et condition qu'ils fussent, étaient conduits à la municipalité pour y exhiber leurs certificats et passe-ports. On avait ainsi prévenu le décret de l'Assemblée nationale du 4 août , en ce qui concerne l'établissement de la milice bourgeoise. Quelques citoyens de la paroisse ayant refusé d'obtempérer aux injonctioBs de l'autorité locale , furent par elle dénoncés au procureur du Roi de Châlons (4 ) .
A ces terreurs inspirées par les brigands qui infestaient les campagnes, vinrent se joindre les maux inséparables d'une disette générale. Déjà, avant 1789, elle avait désolé la France. Châlons, entre autres villes , était dépourvu de grains. « La municipalité de Juvigny s'empressa, sur la motion de l'abbé Delacour, de décider qu'il serait conduit à Châlons une quantité déterminée de grains à tous les marchés. Sur l'avis de l'abbé Formey , curé de Juvigny, une assemblée des principaux laboureurs eut lieu le 13 septembre, et le projet fut unanimement accepté. Il fut décidé qu'il serait fourni par les habitants à chacun des marchés de Châlons, jusqu'à la moisson prochaine, la quantité de douze septiers de grains et que, pour exciter l'émulation,
(1) 8 septembre 1789.
il serait accordé par la communauté de Juvigny une prime de 50 livres à celui d'entre les cultivateurs qui aurait conduit aux dits marchés la plus grande quantité de grains. M. Delfraisse, présent à rassemblée, a déclaré qu'il ajouterait une somme de 1 00 livres à celle de 50 promise par la municipalité (1). » *
Le lendemain, MM. Didelot et Fréminet arrivaient à Juvigny, porteurs d'une délibération du comité permanent de la ville de Châlons , en date du 13 , et dont voici la teneur : « MM. du comité persistant dans les sentiments de reconnaissance consignés dans leur délibération du jour d'hier, et pleins de sensibilité pour les marques d'attachement à cette ville , dont les habitants de Juvigny viennent de donner une preuve éclatante, ont unanimement arrêté qu'il serait fait à l'instant une députation aux habitants et communauté de Juvigny, pour leur présenter de la part du comité l'hommage de sa reconnaissance, et les prier d'agréer que leur délibération de ce jourd'hui soit rendue publique par la voie de l'impression. Et pour remplir leur députation , le comité a nommé MM. Didelot et Fréminet. »
Au moment même où la municipalité de Juvigny recevait ces félicitations , une coterie jalouse cherchait à jeter le ridicule sur la modicité de ses enga-
(1) Extrait du registre des Délibérations. — Archives communales.
gements, prétendant que les preneurs de cette communauté donnaient peu, eu égard à leurs ressources ^ et on établissait pour déprécier Tacquiescernent de cette paroisse une base prise sur la dîme perçue annuellement et qui est , terme moyen , de sept cents septiers. La dîme se percevant à la treizième gerbe , la récolte générale devait être de neuf mille septiers.
La municipalité s'émut de ces attaques et y répondit par des chiffres.
Et d'abord , il convient de distraire la partie des récoltes qui concernent La Veuve , qu'on peut évaluer au tiers dans le total , les décimateurs de Juvigny l'étant également de La Veuve. Reste six mille septiers.
Sur cette quantité , on doit diminuer les semences égales au quart du produit \ ,500
Plus les mars , en orge et avoine évalués au tiers < ,500
Reste en produit de froment et seigle. . • 3,000
Le droit privilégié qu'ont les habitants pour leur propre subsistance, exige qu'ils se réservent le grain nécessaire à leur consommation. Or, la population étant de 630 habitants, et en évaluant la consommation à trois septiers par personne , il ne reste plus à exporter que onze cent-dix septiers. En offrant à la ville de Châlons environ six cents septiers, la communauté de Juvigny a donc fait pour cette ville tous les sacrifices possibles , si l'on
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considère qu'elle a encore à nourrir plusieurs familles d'Ay et d'Épernay, qui constamment se sont approvisionnées chez elle.
L'abbé Delacour et M. Delfraisse furent priés de se rendre à Châlons et d'exposer aux membres du comité permanent que la municipalité avait fait pour eux ce qu'elle pouvait faire, les, assurant de nouveau qu'ils persistaient dans leur arrêté do 1 3 septembre, et qu'ils seraient aussi fidèles à leurs engagements qu'ils avaient été actifs à faire connaître leurs sentiments (1).
Bientôt la municipalité eut une nouvelle occasion de témoigner de son dévouement au pays. Un décret de l'Assemblée nationale, du 6 octobre 4789, imposait aux citoyens une contribution patriotique. Cette nouvelle espèce d'emprunt était nécessaire, les impôts rentraient difficilement; tous les habitants de Juvigny , sans exception , y prirent une part proportionnelle à leurs revenus, et le montant de la contribution s'éleva dans les deux paroisses de Notre-Dame et de Saint-Martin de Juvigny à la somme de 4,120 livres 15 sols (2).
Mais il est vrai de dire qu'un bienfait n'est jamais perdu. Au moment où les habitants de Juvi-
(1) Registre des Délibérations de Juvigny.
(2) La commune de Juvigny y participa pour 200 liv. ; la fabrique de N.-D. pour 24 liv.; celle de Saint-Marlin pour 54 liv.; l'abbé Formey 60 liv,; Tabbé Delacour, vicaire de Juvigny, 24 livres; M. Durand , architecte , 500 liv.
gny s'exécutaient avec si bonne grâce, Tabbé For- Hiey leur faisait connaître que dame Marie-Louise Bouché, décédée à la Saint-Martin de 4 788, épouse de M. Fraguier, président de la chambre des Comptes, avait laissé par son testament olographe du 25 avril 1786 une somme de 3,000 livres, pour être employée à rétablissement d'une sœur d'école dans la paroisse, legs dont M. le Président, comme exécuteur testamentaire de ladite dame, demandait l'acceptation préalable de la part delà municipalité. Déjà, en 4781 , on avait demandé à l'Intendant de Champagne l'établissement à Juvigny d'une sœur d'école, à laquelle on fournirait annuellement 120 livres. L'autorisation fut accordée , mais les ressources étant trop faibles, il fallut renoncer au projet ; le legs de M™® la Présidente fut donc un bonheur pour le pays.
A ce legs, elle en ajouta un autre, celui de 2,000 livres au profit des pauvres de Juvigny. Ce fut là l'origine du bureau de bienfaisance. Cette somme, déposée entre les mains de MM. Formey et Joyeux (1 ) , tous deux curés de Juvigny, l'un de N,-D, et l'autre de Saint-Martin, fut ensuite prêtée à la communauté qui , par un acte notarié , se chargea d'en payer la rente à 4 p. ^o, franche de toute retenue. Cette rente n'est pas encore éteinte. C'est ainsi que
(1) M. Joyeux fut un des prôtres qui approuvèrent et signèrent , à Cbàlons , le 19 mars 1788 , le cahier des doléances de Tordre du clergé. — Hiist. de Châlons , p. 249.
^me ]g^ Présidente perpétue parmi nous ses bienfaits. Les anciens du pays se souviennent avec quelle libéralité pieuse elle distribuait aux malheureux le pain, le bouillon et les vêtements, avec quel zèle elle ornait les autels I Heureuse fut*elle de ne point voir de ses yeux les scènes de désordre et d'irréligion qui devaient bientôt plonger dans le deuil les âmes honnêtes et chrétiennes I son nom sera toujours cher au cœur des malheureux.
Le legs de M"' la Présidente fut employé à la fondation d'une maison rectorale pour les filles, devant servir en même temps d'Hôtel-de-Ville. Sa contruction faillit semer la division dans le pays. Des insultes graves , furent jetées à la face des officiers municipaux. Il paraît que le chef de l'opposition était Charles-Raphaël Herlequin. Nouveau Cicéron (1), il avait adressé, sous forme de catilinaire, au Disitrict de Châlons, un mémoire virulent contre la municipalité de Juvigny, qu'il accusait de dilapider les deniers communaux, en les employant à de folles et inutiles dépenses ; en tout cas , le projet d'une maison rectorale pour les filles était loin d'être une folle dépense. MM. du Directoire, par ordonnance du 47 août, n'en laissèrent
{{) Archives municipales. — Notons , en passant , que sous l'adiniDistration de Tabbé Delacour , les délibérations étaient parfaitemeDl rédigées. Le sel attique qui assaisonne la plupart de ces pièces , en rend la lecture très intéressante. Les réunions délibérantes , à cette époque, étaient de tous les jours, et bien souvent, les édiles, nos pères, se posèrent en législateurs !
pas moins au compte personnel des membres de la municipalité ladite maison. L'ordonnance n'eut pas son effet, et les officiers municipaux étaient décidés à en référer à l'Assemblée nationale, quand enfin le District approuva la délibération de la municipalité, ce qui rétablit la paix et l'ordre dans la commune.