‹ Monographie de la Commune de VendesChapitre 5 sur 78 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Physionomie générale.

Situation. — Superficie, — Nature du terrain. — Altitude. — Longitude. — Latitude. — Hydrographie. — La végétation. — Le climat. — Le village, — Moyens d'accès, — Principales habitations.

$ 1°. — Situation. — Superficie, — Nature du terrain. — Altitude.— Longitude. — Latitude. — Hydrographie. — La végétation. — Le climat.

Vendes est une commune de 251 habitants, du département du Calvados, arrondissement de Caen, canton de Tilly-sur-Seulles (1), à 17 kilomètres de Caen à vol d'oiseau et à 19 kilomètres par les routes; au sud de la mer de la Manche. Située à la limite de la plaine de Caen, du Bessin, pays d’herbages, et du Bocage normand, Vendes participe un peu de ces régions assez diverses comme” sol et comme culture. A l’ouest, nous trouvons des plaines arables, au sud et à l’est des champs coupés de haies, au centre, le long du ruisseau de Vendes, des herbages fertiles. Sa superficie est de 347 hectares.

Au point de vue géologique nous voyons trois natures de terrain: l'argile à silex, le lias moyen, les terres à sable et à galets roulés. Dans le lias moyen s'étendent des couches épaisses de calcaire dur ainsi que de calcaire

(1) Vendes est à 5 kilomètres de Tilly-sur-Seulles.

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moins résistant, propres à la fabrication de la chaux. L'épaisseur de la couche végétale y varie de 0® 20 à 080; tout est cultivé, il n'y a pas de terres incultes.

Vendes est situé à 127 mètres d'altitude par 2 55° de longitude et 49°9 de latitude nord. Un large vallonnement descend vers le ruisseau de Vendes (1); celui-ci, formé de sources nombreuses et grossi par un autre ruisseau, le Rhône (2), se dirige du sud au nord et va se jeter dans la Seulles sur le territoire de la commune de Saint-Vaast. Le sol argilo-calcaire conserve l'humidité et l'absorption des eaux n'étant pas complète, pendantl'hiver et au printemps, des sources apparaissent et forment de petits ruisseaux; on appelle ces sources, qui coulent deux ou trois mois seulement, des « vitouards ».

Il n'y a pas, sur le territoire de la commune, de bois taillis à proprement parler, sauf quelques bosquets dans le parc du château. Les hautes futaies n'existent pas non plus, mais on trouve de place en place de grands arbres séculaires, chênes ou ormes, restés comme témoins d’anciens bois défrichés (3). Des haies larges et plantées entourent certains herbages; sur ces haies sont des arbres de haute futaie ; les champs en labour, non entourés de haies, sont séparés par des devises, morceaux de roc à fleur de terre, marquant la limite des pièces.

La mer n'étant, à vol d'oiseau, qu'à 23 kilomètres de la commune, elle jouit d'un climat humide et tempéré. Suffisamment éloignée de la mer pour ne pas trop souffrir des vents d'ouest, recevant souvent des

(1) Voir la carte.

(?} Rosne où même Resne. Voir la carte.

(3) Dans les gages-plèges mis aimablement à notre disposition par M. le comte de Labarthe, nous voyons qu'une partie des herbages qui s'étendent derrière le château portait le nom de Bois-Feuilleux.

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