PEU CRUE
tend du côté du levant vers le terroir de Noyers (1). En arrivant à la lande de Vendes par ce chemin, on trouve sur la droite une maison fort agréable, avec cour et jardin fermés de murailles, c’est celle de M. d'Hérouville-Soynard, procureur du Roy en l'élection de Caen. Entre les extrémités de ces deux rues s'étend la lande ou commune de Vendes, sur le bord de laquelle, du côté du levant, il y a plusieurs maisons ou cabanes. Tout le reste de la paroisse consiste en trois petits hameaux où il n'y à point de maisons considérables, Savoir :
« Le val Fleury, assez voisin de l'église vers le couchant. Là, se réunissent les eaux qui descendent tant des sources de la vieille rue le long d’une prairie devant l’église, que de l'égout des terres de Juvigny et elles forment un ruisseau qui, coulant vers le midi, sépare la paroisse de Vendes de celle de Juvigny par cet endroit-là ;
« Le hameau d'Étregy, situé entre le midi et le couchant d'hiver par rapport à l’église en partie sur Vendes et en partie sur Saint-Vaast. Au milieu de ce hameau, sur la paroisse de Saint-Vaast, l'on voit les ruines du prêche de Saint-Vaast, ce n'est plus, à présent, qu'une petite maison manable. Là se forment, de plusieurs sources et fontaines, un petit ruisseau qui, coulant à la rencontre de l’autre, du côté du nord, sépare la paroisse de Vendes de celle de Saint-Vaast, el ces deux ruisseaux se réunissant vont se décharger dans la rivière de Seulle à Saint-Vaast ;
« Le hameau de Cairon, au levant, touche d'un côté le terroir de Noyers, de l’autre le terroir de Brettevillesur-Bordel. En arrivant à ce hameau, on traverse un chemin tendant de la paroisse de Monts, par la lande de
(1) Commune de Noyers, à 4 kilomètres de Vendes (sud-est).
« Vendes, au marché de Cheux, distant d'une lieue. « Getle paroisse est à 3 lieues de Caen, vers le levant « d'hiver, el à peu près à une pareille distance de Bayeux « vers le couchant d'hiver. Le patronage appartient aux « chanoines d’Arry et de Vendes, qui y présentent alter- « nativement. Autrefois il y avait deux portions de «cures, elles furent réunies, le 18 novembre 1634, par un « décret de Mgr d’Angennes, évêque de Bayeux. Ces cha- « noines en partagent toutes les dimes par moitié et < ils y possèdent chacun un fief ou seigneurie dépendént « de leurs prébendes. Les religieux de l'abbaye d'Aunay « y ont un fief considérable, Messire de Gaalon en a « trois, savoir : les fiefs de Cully, de Cairon et de Beltot: « Lous ces fiefs sont entremêlés dans toute l'étendue de « la paroisse etc., etc. ».
Si on rapproche cette consciencieuse description de celle que l’on peut faire actuellement, c’est-à-dire à 132 ans de distance, on remarquera plusieurs différences. D'abord, dans les chemins qui sillonnent la commune.
De l’est à l'ouest, Vendes est maintenant traversé par le chemin de grande communication (n° 173) dit de Gaumont à la Croix des Landes, qui réunit Cheux à Saint- Vaast. Perpendiculairement à celui-ci, le chemin de grande communication (n° 217), qui va du sud au nord, de Villers-Bocage à Douvres, se subdivise en deux sections dans la traversée de Vendes. La première section de ce chemin a emprunté « la rue de Vendes », singulièrement agrandie et dont le tracé a été remanié plusieurs fois. Enfin, du sud-est au nord-ouest passe le chemin de grande communication 174 d'Évrecy à Juvi- &ny. Par cette route, Vendes se trouve à 4 kilomètres de Noyers-Bocage, station de chemin de fer sur la ligne de Caen à Vire.
Plusieurs chemins vicinaux parcourent également la commune, entre autres la rue Gaslon, qui réunit la route