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Le22. — Les douleurs de tête ont disparu ainsi que la fièvre. L'état général est meilleur, et le malade commence à s’alimenter.
Le gonflement des paupières a diminué, aussi est-il possible de glisser un drain sur le plancher de l'orbite. Le pus qui sort des lavages est peu abondant.
Il y a de légers mouvements du globe oculaire. Le malade accuse un léger degré de perception lumineuse de l'œil droit.
Le 23. — Même état, mais toute perception lumineuse a disparu.
rer mai. — Amélioration progressive de l’état général et de l'état local.
Le 7. — La suppuration a en partie disparu.
Dans la nuit du 6 au 7 mai, le malade a eu dé la céphalalgie d'une facon assez intense, les douleurs se sont propagées dans la nuque, et le cou ne peut être remué sans douleur. Quelques vomissements.
Le matin, malaise général avec frissons, la température remonte à 39°8 le matin.
Le pansement est peu taché par le pus. Le liquide de l'injection ne ramène rien. Le malade distingue à peine la main.
Les jours suivants, l’état général baisse et le malade se plaint de douleurs céphaliques, il éprouve plutôt une sensation de gène avec frissons, nuit et jour. De temps à autre, vomissements sans efforts.
Le malade a toujours le cou raide. Il fléchit difficilement la tête, il évite tout mouvement brusque qui lui retentit douloureusement dans le crâne. La lumière vive et le bruit le gênent; il préfère être au lit, où il se couche pelotonné sur lui-même.
Pas de troubles intellectuels, ni aucun changement dans l'état des lésions du côté droit de la face.
La fièvre augmente. Dans la nuit du 14 au 15 mai, le malade est subitement pris de malaise intense : on appelle l’interne de garde, mais le patient meurt dix minutes environ après le début des accidents.
Autopsie le 16 mai. — On enlève la calotte crânienne avec la scie, et au moment où on la soulève dans sa partie antérieure, on voit sourdre du sinus frontal droit un flot de pus verdâtre. Le sinus est plein de pus semblable, mais les parois osseuses sont intactes. Le sinus du côté gauche est normal.
En soulevant le lobe frontal droit on voit que celui-ci est adhérent à la voûte orbitaire et qu’il présente à ce niveau une