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lité que, dans les extractions des dents de lait destinées à empêcher. les: anomalies de position des incisives permanentes, il considère comme mauvaise, à l'encontre du D' Andrieu, l’extraction de la canine temporaire. Nous avons vu, en eflet, qu'Andrieu conseille l'extraction des incisives de lait et même des canines, pour permettre aux incisives permanentes de se mettre sur le même plan;, mais toujours quand les canines temporaires ont élé extraites, la couronne des incisives latérales s'éloigne en s'écartant en éventail de la couronne des incisives médianes. En voici la raison : la canine temporaire a une racine conique, le sommet du cône est intra-alvéolaire.
. Cette racine occupe donc dans la région alvéolaire une place minime et son extraction ne permettra pas ou peu à la racine de l’incisive latérale de prendre bonne position à côté de l’incisive médiane. La couronne seule tendra à le faire, pourra même y arriver, mais la racine restant en dedans déviera la couronne en éventail. Au contraire, M. Pietkiewicz constate que si l’on a enlevé une molaire de lait (toujours celle qui peut être malade | la première, par exemple) étant donnée da translation possible d’une dent dans sa totalité, la canine de lait, en raison de la vaste place laissée vide, se transportera en arrière, dans sa totalité et permettra à l’incisive latérale de se mettre entièrement à côté de la médiane.
Donc, pour résumer cette discussion, deux camps opposés : les uns préconisent l'extraction,
- a) à cause de la rapidité de l'extension de la carie ;
b) pour empêcher le chevauchement des dents antérieures ; zu
.e) et pour éviter les accidents de l’éruption et de la carie de. la. dent de sagesse (Andrieu, Pietkiewicz).
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Les autres s'opposent à cette extraction parce que :
a) la surface de trituration se trouve diminuée ;
b) l'articulation de la dent, devenue vicieuse, expose celle-ci aux complications de la pulpite et de la périostite chroniques.
c) L’articulation de la bouche peut être abaissée, si l’on n’a pas attendu qu’elle fût fixée par l’engrènement des petites molaires.
ConcLusION. — Si de toute cette discussion et des cas que nous avons observés nous pouvons nous permettre de tirer une conclusion, nous dirons: il y a -exagération à considérer (ainsi que le fait Andrieu) la dent de six ans, toujours comme une dent de transition, laquelle doit être enlevée, dans la majorité des cas ; il y a exagération également à vouloir la conserver à tout prix, si peu développée que soit la mâchoire et si cariée que soit la dent ; nous croyons, avec le D’ Pietkiwicz, que la vérité doit être dans un juste milieu: si les maxillaires n’ont pas acquis un développement proportionné à celui des dents, si des tumeurs adénoïdes des fosses nasales, par exemple, ont empêché l’expansion normale des mâchoires, l’extraction, à une époque nettement déterminée, des quatre premières grosses molaires, soit simultanément, soit à quelques semaines d'intervalle, constitue une excellente opération.
Si l’on enlève la molaire de six ans, 4 quel äge cette opération devra-t-elle être faite pour donner ultérieurement les meilleurs résultats?
Il faudra choisir l’époque où les dents de douze ans n'étant pas encore sorties, ou ne l’étant encore qu’im-
Lapins
parfaitement, les premières bicuspidées (1) ont atteint toute leur longueur, et peuvent remplir deux des rôles de la dent de six ans : le maintien de la hauteur de l'articulation et l’accomplissement de la mastication. Plus tôt elle nuit à ces deux fonctions; plus tard elle laisse un vide que la sortie de la dent de sagesse sera impuissante à combler entièrement.
Cette époque est ordinairement de 11 à 13 ans; mais l’éruption des dents est si variable, suivant les individus, que c’est La hauteur des prémolaires et l’apparition de la molaire de douze ans qui doivent guider dans l’extraction de la dent de six ans.
« C’est dire implicitement, ajoute Andrieu, qu'il con- » vient de conserver le plus possible la dent de six ans, » jusqu’à cette époque d'élection de son extraction, et » que, lorsqu'elle est atteinte de carie presque dès son » apparition, il faut la soigner et l’obturer provisoi- » rement, de manière à lui permettre de remplir le mieux » possible son rôle de transition. »
Enfin, sans entrer dans les détails de l’extraction, nous croyons bon de signaler quelques précautions à prendre; ‘il est important d'éviter des fractures alvéolaires qui peuvent gêner les rapprochements ultérieurs des deuxièmes grosses molaires et des deuxièmes prémolaires dans leur totalité.
En haut surtout, en raison de la fréquente et considérable divergence des racines, cet accident est à craindre. Aussi M. Pietkiewicz conseille-t-il d’ébranler tout d’abord les premières grosses molaires supérieures en enflammant, c’est-à-dire en relâchant, les fibres du ligament alvéolo-
(4) Andrieu. Loc. cit. p. 29.
dentaire par des disques en caoutchouc enfoncés, quelques jours auparavant, dans les espaces interdentaires voisins.
En bas, si les racines sont assez développées; si surtout elles présentent (ce qui n’est pas rare) du géantisme, il faut absolument renoncer au bec-de-faucon pour se servir du davier ordinaire. On évitera de la sorte les lésions alvéolaires (voir page , géantisme).
On sait, par exemple, que les dents sont d’un volume au moins normal, sinon exagéré, chez les individus atteints d’adénoides, et dont la portion basilaire extraalvéolaire des maxillaires est peu développée; on conçoit par conséquent les fractures ‘osseuses possibles dans les extractions faites sans précautions.