‹ Monographie de la fonction gammaChapitre 4 sur 11 · G. BRU.V'EI · texte numérisé non relu

G. BRU.V'EI

logr(z)

-Kî)

9700 Îi946

tH8 851 5282

9,947 /jôl 4835

lojr r (s)

logr(c)

MO

§18. La marine de la fonction lT{a) nous montre que la fonction T{a) a un minimum pour une valeur de a comprise entre 1,46 et et 1,47.

La formule

permet de trouver une valeur approchée de la position oîi il y a iiiinimuni.

Legendre a trouvé qu'il correspondait à la valeur

a = l ,46163 21451 105 et que Ton a alors

lr(a) = 9,94723 91743 9340.

La formule élémentaire

montre au moyen de la méthode de Plana que l'équation Y' (a) = n'a pas de racines imaginaires et qu'en outre de la racine positive, elle en possède une infinité d'autres toutes négatives, et comprises successivement entre et — 1, — 1 et — 2, ... Les valeurs de la variable auquelles correspondent les maxima ou les minima de la fonction tendent de plus en plus à se rapprocher des pôles. Partons de l'équation

r' (a) r(l-fl)

-— -T — -; = — :: cotai:

et soit, pour une grande valeur de a, a= — n + a? la racine de l'équation r' (a) = comprise entre — a -t- 1 et — a. On a pour déterminer x la condition

— — ^ — zCOlZiT,

I (7*4-1— ^rj

118 G. DnUNEL.

qui devient, en tenant compte de la valeur approchée,

lV{a 4- i) =z^ /2^ - a - (a-i- ^ la,

/(n— x) 4- ^7 r = 7:colT:a?,

ou bien, en négligeant les termes de Tordre - ,

In = x 001^,^5

j? = - arclg — = — ; z In In

on a donc à peu près

In

C'est à M. Hermite (/. de Cr., l. XCI, p. 336) que Ton doit celte démonstration si élégante. M. Bourguet (Alii di Torino^ t. XVI p. 758) est revenu sur cette question, il a donné les valeurs correspondant aux deux premiers intervalles

En général x^ et x^ étant deux racines correspondant à deux intervalles consécutifs, la racine correspondant à Tinlervalle suivant est comprise entre

§ 19. Nous avons vu précédemment que la fonction rrr^était

holomorphe dans tout le plan et par suile développable en série convergente pour toute valeur de a. Occupons-nous de la détermination des coefficients de ce développement. Posons

MOXOCnAPHIE DE LA FONCTION GAMMA. H9

on a

G(a) = lim n--a{\ + a) (l + ^) ... (l h- ^|). Écrivons

(1 4-5J ... ( 1 + - j = 1 + A^a 4- Ajtt' -+- ... + An-ia'"'^

le coefficient A. étant la somme des combinaisons i à i des quantités 5, n ,...-. Or, on a en général

iDa^flg ...a, = iûfi2^iaj ... ai-i — saîsaiflj ... a.-, + ...

...-H(-n^^2a;, et par suite

«A, = StA,i--S,A.2 H- ... + (— iy-^S.i;

les coefficients A ne dépendent donc que de S,, S„ ..., S«. D'autre part

et par suite

G{n) r a In a^lnY a'{lny 1

[1 + Ajrt H- A, a' 4- ... -+- A„a"]

~ 1 H- AJa -h A'^a' 4- ..., en posant

A,- ^^^ Ai A,"i — -f- Ai 2 ~:^~T~ ~^" ••• "^ ( *) ^1 •

Or, si l'on pose

on a successivement

2a; = -ca;-5„

o A 3 = — LAj — ^jAi 4-53,

et en général

iAl = — CALi — s^AL,-^s,AU—.., 4- (— iy-^5,,

120 G. BRUXEL.

et lorsque n augmente indéfiniment on s«'^il, d*apros la définition de la constante d'Euler, que

Les formules précédentes permettent donc de calculer successivement les coefficients cherchés.

Il est facile de faire entrer le facteur (1 + a) dans le développement. Les nouveaux coefficients s'obtiennent par Taddilion de deux coefficients conséxîutifs.

La même méthode s'applique au développement de

Les développements précédents permettent de trouver une série pour T{a) présentant quelque utilité.

On a

les coefficients A étant maintenant connus.

Le facteur

l H- Ajfl 4- A, a* 4- ...

ne devient infini pour aucune valeur de a de module moindre que 2; on peut donc développer en série ordonnée suivante les puissances de a dans un cercle de rayon égal à deux et écrire par suite

les coeflîcients B devant satisfaire à Tidentité :

1 =: (1 -f- Ajrt-H A,rt' H- ...) (I 4-Bia-i- B,a' + ...).

On peut donc déterminer successivement les quantités B par la formule

B/ 4- B/i Al 4- ...-+- B, A.i -h A, =: 0.

Nous avons mis Y (a) sous la forme

OÙ Q{a) est une fonction holomorphe; occupons-nous du développement de cette fonction. On a, d'après ce qui a été vu,

Q(a) = Co + c^a 4- c^a* + ... 4- c„a" + ...5 où

Ji ^ ' X

On peut tout d'abord trouver une limite de c„. Écrivons

1 /•* "i / lx\*

Cn^:-—:] X^ C~' [ — -] dX^

or, le maximum du facteur

est (-) , on a donc

a;' ^'da? < I-

n\ \ej J i ^ \c/ V{n-i-i)

ou bien encore, en employant la relation de Gauss-Legendre,

"""^wW 2"

c'est-à-dire, en remplaçant r ( — ^—) par sa valeur approchée

" b-'iï

Mais pour le calcul des coefBcients, il convient d'avoir recours

aux développements déjà trouvés.

On a

a(a+l)r(a)= 1 H-Bia4-B,a* + ...; mais

a{a ï l)r(«) = r(fl + 2) = P(a4-2) -+- Q(a-f-2)

=::rP(a + 2)+ - + c

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