‹ Monographie de la fonction gammaChapitre 8 sur 11 · fl4-26)(a + 2fc4-l)...(a-+-2ft · texte numérisé non relu

fl4-26)(a + 2fc4-l)...(a-+-2ft

Lorsque a et 6 sont des nombres entiers, l'intégration peut être effectuée. Si, par exemple, on a

a = b = l, î = 3, |jL = — 1, il vient

[ "" T2;3 "" ïJa "^ 3XB ~ IXë "^ '••'

jî étant compris entre — 1 et-f 1.

Si dans la formule (8) on fait 6 = 1, a; = 1, a étant alors supposé positif, l'intégrale est alors une intégrale eulérienne de seconde espèce, et il vient

. r(î)r(a4-ç-h[jL) a(a-4-l) ...(a-t-j — 1)

ix(|x-l) 1

Dans la formule (6) remplaçons dans les deux membres JD par 07 6 et multiplions de part et d'autre par

en intégrant entre les limites et 1, on obtient

Si l'on fait, par exemple, F («)=(! — a?)^, on trouve

re'-'(i ey-*-'(i— oop)

db

' a(a-t-l)(a + 2) fc(&-i-l) (b-h2) ^

et il y a bien des cas où Ton peut effectuer Tintégration figurée au premier membre. Si Ton fait en particulier a? = 1, Pintégralc est une intégrale eulérienne de première espèce, et il vient

r(c) r(c— fc— g) __ ab a(a-\- 1) bjb-hi) r(c— a) r(c— ft)"" "^Ic"^ 1.2 cJcTT)

jf fl(a-i-l)(a-f-2) &( & + !) (6 + 2)

où l'on doit nécessairement supposer c > a + 6.

Inversement, si Ton choisit F (a;) et les constantes A en sorte que la série du second membre ait une somme connue à Tavance, on peut obtenir par les formules précédentes, les valeurs d'un

grand nombre d'intégrales définies.

Dans la formule (12) faisons a = — âM'>*=â.^j^ = ^'^=^*

et le second membre est alors le développement de cosuarcsin^.

Si nous posons en outre a = arc sin z et si nous faisons 6 = sin* (o, il vient

I * sinf*-^ e cos-J"e(l-sin»asin*e)«de = ^ ' , ^ cosixa;

oL doit être compris entre et 4 et a entre — ô®* + i*

Les considérations précédentes sont enripruntées à Schlômilch {Compendium, t. II, p. 277...).

Le second membre de la formule (12) est la série appelée hypergéométrique que Gauss a étudiée dans le Mémoire que nous avons souvent cité {Werke, t. III) et qui a donné naissance aux remarquables travaux de Kummer^ Jacobi, Goursat, etc. C'est à Toccasion de la formule (13) que Gauss s'est trouvé amené à étudier d'une façon plus particulière la fonction gamma.

D'autres applications à la théorie des suites ont été exposées par Limbourg {Théorie de la fonction gamma, p. 120...).

Il convient encore de citer à ce point de vue Schlômilch (Schl. Z., t. III, p. 130), Lejeune-Dirichlet (/. de Cr., t. XVII, p. 57). Voir aussi Berger, sur une sommation de quelques séries. {Nov. Ad. Upsaly XIIJ.

§ 25. La fonction i^{v) peut servir à sommer plusieurs suites remarquables.

Considérons la somme

b 6-4-c ft4-2c *" b-hnc' On a évidemment

- + 1 - -f Le c

et par conséquent

^iH-l Sj, ^

ou bien

S„^i ? J^ 4- n 4- 2) = S» - ^ J^ 4- n + iV

On voit donc que ia différence

ne change pas quand on augmente ou quand on diminue n d'une unité. On a donc

et, par suite,

On aura, par exemple.

Soit encore

(3) S, = ^ - ^TjT^ + Y^^r^c ~ - ~ bTï^xTiTc'

Sx = T 4- î :r- + ... 4-

I) fc4-2c " b-^ixc

bTc "^ fcTâc "^ ••• "^ fcT(2^TT)c/'

138 G. BRliNEL.

et, en employant la formule précédemment établie,

ic^\ic

\ -b^c-rc^kc-^'^-^^J'^rc^kc'^V'

Faisons croître x indéfiniment, on aura à la limite

.tK

et par conséquent

^ b b-hc 64- 2c

Par exemple, en faisant 6 = i,c:=1,ona si l'on fait b = i, 0=2,

= li;

c'est-à-dire

-•=ln["(I)-K0]

Considérons encore l'expression connue

sinç

ir.

que nous écrirons

sin ç <p ç — K

9 2'ÎT

ç-i-';: f + i:+i: ç + r + Si:

En appliquant deux fois la formule (5), nous trouvons 1 T lû

sin 9 (^{t: — (p) (<p4-7:) (ç + 27c)

jI<'^MW)-<'^)-<-^)}

Faisons ç:=mT: et il vient

sinfw:: w(i — m) (m + i) (rw -f- 2)

i[H-?)-'m^Kr'f)-HM)]-

Si dans cette formule on remplace -^ par x et si Ton tient

compte de la formule

il vient enfin

formule facile à vérifier au moyen de la relation des compléments .

Au sujet de Tapplication des fonctions

dlTjx) d^lVx dx ' dx' ' •••'

nous renverrons en particulier à une Note de M. Appell (C. /?., t. LXXXVI, p. 953).

Le terme général du binôme (p + ç)^ est

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