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qui faisait retourner tout le monde sur le boulevard où il tenait une place formidable.
€ Il faut croire que les chiens portent le deuil plus longtemps que les hommes. Celui de Mathieu ne s’est jamais consolé. Mis à la chaîne, il la rompait pour aller s’accroupir sur la tombe de son maître. De bon qu'il était, il devint horriblement méchant, ne permettant aucune visite, aucun bruit dans la demeure de son ancien maitre.
« Pour le distraire d’un tel désespoir, on le donna à un ami de la maison qui l’emmena et le ferma chez lui. Vous n’aurez jamais idée d'une colère semblable à celle de cette pauvre bête, qui brisa les meubles, déchira les rideaux, les vêtements, refusa de manger. Il n'aboyait plus, ül poussait de véritables sanglots. Toute tentative de consolation resta infructueuse. A la fin, ses yeux s'ouvrirent démesurément, une écume blanche lui couvrit toute la gueule. Il était enragé.
« Hier, un coup de feu retentissait à Bois-le- Roi. On venait d'exécuter et de consoler à jamais le pauvre chien du poëte. »
Enfin, le docteur Putegnat, de Lunéville, dans une séance de l’Académie de médecine de Paris (1857), soutint qu'un chien peut, dans un violent transport de colère et de fureur occasionné par des besoins non satisfaits, et sans donner plus tard de signes de maladie, donner la rage par morsure.
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