‹ Monographie de la rageChapitre 56 sur 120 · AMOR · texte numérisé non relu

AMOR

En 1845, j'ai soutenu cette opinion dans un rapport sur les maladies épidémiques de la race bovine, dont la Chambre de commerce de Chambéry m'avait chargé ; ce rapport, approuvé par une délibération de cette Chambre, fut imprimé par décision de S. E. le Ministre de l’intérieur Des Ambrois, en date du 27 septembre 1845.

Il est toutefois certain que l'usage de pareilles viandes ne peut avoir lieu que dans des circonstances excephonnelies ; c'est aussi l'avis de M. Decroix qui, répondant à des objections de MM. Bouley.et Nocard (3° séance du Congrès d'hygiène), s’est exprimé en ces termes : « Je n'ai pas proposé de remplacer sur toutes les tables la viande de première catégorie par une viande hors de toute catégorie ; J'ai voulu seulement indiquer que l’on pourrait, en se montrant moins rigoureux, mettre quelquefois de la viande sur des tables où il n’y a rien. Je crois que les pauvres, en toute saison, et qu'une population entière, en cas de famine, trouveraient un secours dans cette viande avariée dont on fait peut-être fi un peu facilement, et qui, sans avoir certainement toute la saveur d’une viande fraîche et saine, n’est cependant pas d'un goût tellement détestable qu’un affamé ne puisse faire autrement que la repousser. »

En dehors de ces conditions, on peut dire avec M. Bouley : « Le chien, comme aliment, est détestable ; il dégage, lorsqu'on l'ouvre, une odeur

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insupportable, et les étals de chiens, s’il y en avait, seraient l’objet d’une répulsion générale. »

GP EVAIT.

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