Partie du canal alimentaire
Versant Je la Motielle ; .... 61.620
Total 148,438 mèlre-«
( 2 ) Voir ces deux inscriptions dans Grulter, tome 1 , part 2, page 472, n** 1 , et pgu 476 II* 4.
84 DE LA SAONE.
«Veux : Negotialores ninarti Lugtiuni 'rquitibus et sexviris trguali (I).
I.a Saône servit souvent de voie de transport aux troupes romaines. Le rliéteur Eumène rappelle, dans le panégyrique de Constantin, que les légions de cet empereur descendirent la Saône et le llhône depuis Châlon jusqu’à Arles, pour marcher contre .Maxiniien. « Jamais, dit-il, la Saône paresseuse n’avait paru si lente dans son cours , segnis ille et cunclahundus amnis nunqxtàm fuisse tardior videbatur. (Panégy. Constant, chap. XVIll) ».
Lorsque les peuples de la Cermanic multiplièrent leurs attaques contre les Romains , ceux-ci , afin de concentrer, autant que possible, des forces imposantes sur les points les plus menacés, jugèrent à propos d’établir de nouvelles divisions territoriales avec de nouvelles fonctions. Ce fut alors que l’on institua , à Châlon , un préfet pour la navigation de la Saône , fonction que l’on trouve mentionnée, en ces termes, dans la notice des dignités de la Caule : In prouincia Lvgdunensi prima prafectus classis urarieœ Caholloduno (2).
Sidoine Apolinaire , qui vivait vers le milieu du V« siècle , rapporte , dans une de ses Epitres, que les lialelicrs de la Saône liraient leurs bateaux avec des cordes, et que les nautonniers avaient coutume de s’encourager par des chants {£pil. 1 1 , 10 .)
Après la domination romaine , les seuls traces que l’on trouve touchant la navigation de la Saône, consistent dans diverses concessions accordées pour l’établissement de bateaux sur cette
^1) Voir : rfu tfronnaij. Ioid. \111. pag. 449. Euai iur le commerce
ites fins à Lugdunum , par U. Greppu.
(S) l.’oii pen»o gcnéralement que la iiolicc des dignités des Gaules est rœuTfe d'Aélius, lequel rêgissail l’empire au temps de Valentinien III , mai* que cette notice ne faisait que rappeler des dignités et un état de choses dejà préexistant.
L’on sait qu'Aélius délit les Bourguignons en 455 dans la Champagne. N’ayant pas voulu tenter avec eux une nouvelle balaille« il leur remit» deux ans après, la pruvince viennoise dont ils prirent possession eu l'an 458.
DE LA SAONE.
rivière. La première concession que l’on connaisse à cet égard, résulte d'un diplôme par lequel , en l’an 815, Louis-le- Débonnaire autorisa les religieux de l’Ile Barlie à avoir trois bateaux sur le Rhône, sur la .Saône et sur le Doubs, avec dispense de tous droits de péage sur ces rivières et dans tout le royaume (1).
Le traité, par lequel Charles-le-Chauve, Louis-le-Germanique et Lothaire firent le partage des Etats de I.ouis-le-Débonnaire, fut commencé, comme nous l’avons dtqà dit, dans une Ile de la Saône (l’Ile de la Palme) , et consommé à Verdun , le 8 août 843. Charles-le-Chauve conserva l’Aquitaine avec la Nciistrie ; Louis eut toute la Germanie , et Lothaire , qui était l'alné , eut, avec le titre d’empereur, l’Italie, la Provence, le Dauphiné, le Lyonnais , la Bresse , les Donibes , la Savoie , la l'ranche- Comté, la Suisse, l’Alsace et les Pays-Bas.
Par suite de ce traité, la rive gauche de la Saône fil partie de l'Empire , et la rive droite partie des Etats de Charles-le- Chauve.
• Ce fut le cours de la Saône, comme le dit .M. Gingins laissaraz, jusqu’au Rhône, et celui de ce ficuve jusqu’à la mer qui servirent de délimitation générale entre la part de Karle-le- Chauve et celle de l’empereur la>thaire. Cependant, comme les provinces ecclésiastiques de Lyon, de Vienne, de Valence, de Viviers et d’Lzès s’étendaient sur l'une et l’autre, rive de ces Deuves.et que même quelques-unes de ces villes, Lyon enir’autres, prolongeaient leurs faubourgs d’un bord à l’autre , ces diocèses furent compris eu entier dans les lots échus à l’empereur. {Oe la souvcrainclc du Lyonnais au ,V* siècle, page 8.) (2).
C’est depuis le fameux traité de Verdun, que les provinces en deçà de la Saône prirent le nom de eâlè de l'empire , ce qu'a re-
(1) Voir cc dipldnx* rapporte daiiA les Ha$wef de Barbe par l.c l.a- (•ourrur. tnm. 1 pag. 45.
(S) Ann Bcrl. apiid Bouqokt I, c. VII, 67. — Voir le partage des Etals de Lothaire Ir-Jcunc» entre Karl-lc>Chauve et Louts-lfGvrmaniquc du ft août 870 (Ajiiid Haut capil H, 224, BocoraT, I. c. VII, 109).