I. Stèle ronde de Mélis
En outre, une vignette, placée en tète de la page 7, donne la figure de deux lions en marbre pentélique découverts au même endroit depuis l'époque où nous avons quitté Athènes. On sait que des statues de lions surmontent fréquemment les tombeaux antiques. Nous reviendrons sur cet usage dans notre chapitre V.
De brèves notices des découvertes de la porte Dipyle ont encore été données dans VArchseologische Zeitung de M. Gerhard (1863, p. 102*-104*) et dans les Monatsherichte de l'Académie de Berlin pour 1863 (p. 263).
En énumérant plus haut (p. 26-37) les monuments anciennement découverts auprès de la porte Dipyle, nous en avons omis un, fort intéressant, dont la trouvaille est relatée dans une lettre de Fauvel, insérée au Magasin encyclopédique de Millin (année 1813, t. V, p. 362. — Voy. Ross, Archseologisciie Aufssetae, 1. 1, p. 33). « J'ai trouvé, dit le savant consul, un piédestal « de pierre tendre, en plusieurs assises, de 4 pieds de hauteur. Il est peint a en jaune et bordé de rouge. Sur deux de ses faces on lit le mot:
(c'est le nom propre au génitif SwaCvew) « en caractères de 3 pouces de hau- « teur. »
La pierre portant l'inscription, moins intacte que du temps de Fauvel, est aujourd'hui conservée au Temple de Thésée. Elle a été publiée dans le Corpus de M. Bœckh (n" 36) et dans l'ouvrage de M. Rhangabé {Ànt. helldn. 1. 1, pi. 1, n» 5), mais cette seconde fois inexactement.
Fauvel dit que ce monument fut découvert « à 30 pieds sous terre. » Nous devons en conclure que ses fouilles portèrent sur le point même où s'élève aujourd'hui la cabane des gardiens des plantations. C'est en effet le point culminant de la butte de VA'^ia Tpiàç, et le sol antique y est à 9 mètres de profondeur. Le patriarche des explorations de l'Athènes antique mentionne ensuite la découverte faite au même endroit de vases du plus ancien style, tels que ceux dont nous avons parlé à la page 37.