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2T]r,an:[noç, Na]uxJ>?[poi) A9]^ov[evç, (6).
(1) ilp. Harpocrat. v° Ép[j.oç,
(2) Unedited antiquities of Attica, pi. ï.
(;i) Article Àttica dani: la Real-Encyclopœdie de Pauly.
(4) Atlas von Hellas, pi. XI, Umgehung von Athenai.
(5) Recherches sur les dèmes, p. 51,
(6) La situation d'Athmonum au village moderne de MapoDci est un des
. Aussitôt après la plaine des Herméens commence le véritable défilé du mont Corydallus. A son entrée il est coupé par une muraille de fortification, dont on aperçoit encore à fleur de sol la ligne des fondements, et qui devait empêcher un corps d'armée ennemi venant du Péloponnèse ou de la Béotie de pénétrer de la plaine de Thria dans celle d'Athènes. Cette muraille se rattache à toute une série de défenses très-bien re~ liées, qui comprennent :
1" Les fortifications du dème de Corydallus, dont nous avons parlé un peu plus haut ;
2° Une grosse tour hellénique de forme circulaire, placée au-dessus du sommet de l'iEgalcos le plus voisin du défilé de Daphni ;
3° La muraille qui coupe ce dernier défilé ;
4^* Une autre grosse tour hellénique, bâtie sur le sommet du mont Pœcile ;
S" Le grand rempart qui, s'appuyant d'un côté au Pœcile et de l'autre au Parnès, ferme le passage de Déma et couronne la cime de toutes les collines, assez basses, qui relient les deux groupes de montagnes (1).
Ce dernier rempart est ce qu'il y a de mieux conservé dans l'ensemble des défenses du côté Ouest de la Plaine d'Athènes. ïl a environ 2 mètres et demi de hauteur et près de 2 mètres d'épaisseur. Son sommet formait une plate-forme d'oii le regard commandait la plaine de Thria. On y accède encore aujourd'hui de l'intérieur par des rampes inclinées formant contre-
points les plus certains de la topographie deTAttlque. Voy. ce que nous en avons dit dans notre Recueil des inscriptions d'Eleusis, p. 322.
(1) Gell, llinerary of Greece, p. 2<. — Leake, Demi^ 2° édition, p. HZ et suiv.
forts de 6 en 6 mètres, comme on le verra par le croquis suivant, pris à main levée.
La face extérieure est en pierres carrées appareillées assez régulièrement, mais la masse même du mur et les contre-forts se composent d'une maçonnerie sans ciment et très-rude en pierres taillées à lits horizontaux, mais d'une forme très-irrégulière, dont l'appareil, ainsi qu'on le verra par la figure ci-après, rappelle de la manière la plus frappante, sauf la dimension des blocs, la terrasse de soutènement du Pnyx à Athènes.
M. Rhangabé(l) a démontré, par des arguments qui nous semblent décisifs, que ce genre d'appareil caractérisait les murailles construites entre l'invasion des Perses et la guerre du Péloponèse. Ainsi le rempart du défilé de Déma devait exister au temps de l'invasion d'Archidamus, et c'est là probablement ce qui empêcha
(1) Ant. hellén. t. II, p, 583 et suiv.
le roi de Lacédémone de pénétrer dans la plaine d'Athènes par ce passage, qui le conduisait à Acharnée beaucoup plus directement que le défilé de Daphni. En revanche, on doit conclure du récit de Thucydide que la muraille par laquelle est fermé ce dernier défilé n'existait pas encore lors de l'expédition qu'il raconte. Et en effet, aux rares points sur lesquels, en se rapprochant des pentes du Pœcile, deux ou trois assises y sont demeurées superposées, l'appareil indique qu'elle datait du temps où l'on refit les Longs Murs, renversés par les trente tyrans et oii l'on répara la plus grande partie des fortifications del'Attique. Avertis par les désastres que l'invasion d'Archidamus avait amenés, les Athéniens ne durent pas négliger alors de mettre en état de défense le passage que suivait la route d'Eleusis à Athènes, et qu'ils avaient d'abord cru trop resserré pour avoir besoin d'être fortifié.
Quant aux tours des sommets de l'iEgaléos et du Pœcile, il est facile devoir à leur construction qu'elles sont de date plus ancienne. Ainsi que l'a déjà remarqué M. Preller (1), c'est à ces postes fortifiés qu'il est évidemment fait allusion dans Plutarque (2), lorsque cet auteur rapporte qu'après avoir créé leur citadelle à Décélie les Lacédémoniens s'étaient rendus maîtres des passages conduisant à Eleusis, de telle façon que la procession des initiés devait se faire par mer, acp' oS yàp hKizzixioBn AeKÉAsfa vmI zm sic, EXevdîva Tiapoi^Gov IxpaTouv
yMxà ^dlaoaav. On ne saurait douter, en effet, que les
(!) De via sacra, (V\^]). II, p. 7.
(3) Akibiad. M.
Lacédémoniens et leurs alliés n'occupassent des forteresses dans la chaîne du Corydallus, car autrement, attaqués à la fois du côté d'Athènes et de celui d'Éleusis, ils n'auraient pas pu s'y maintenir. On sait qu'Alcibiade, aussitôt après son retour, fit partir la procession par terre en l'escortant d'une force militaire imposante, et que les Peloponésiens , n'osant pas commettre le sacrilège d'attaquer une pompe religieuse aussi vénérée, la laissèrent passer sans encombre.
Après avoir franchi la muraille de défense et être entré dans le défilé, on arrive en quelques instants au monastère de Daphni, dont nous nous occuperons dans les chapitres suivants.
CÏÏAPITHE YlII.