‹ Monographie de la voie sacrée éleusinienne [microform] de ses monuments et de ses souvenirsChapitre 4 sur 48 · G) XXXI · texte numérisé non relu

G) XXXI

oppidani dirigere aciem a foro ad porlam passent. Mais il ne semble pas que les mystes, qui cependant sortaient par le Dipyle, suivissent cette Yoie directe en partant de FEleusinium. Après avoir traversé l'Agora dans sa plus grande longueur en chantant des hymnes à lacchus (1), on est en droit de supposer, avec M. Preller (2), qu'ils gagnaient la rue des Portiques, par 011 commence l'itinéraire de Pausanias à son entrée dans la villO; en venant du Pirée, et qu'ils allaient chercher la statue du dieu dans le temple qu'on appelait ïavjiîX^v (3), et oii se voyaient les images des différents personnages de la triade.mystique d'Eleusis (4). Auprès de rtax^eroî/, et tout à côté de la porte Piraïque, se trouvait le lioy.'Kzhv, ou édifice destiné à la préparation des processions sacrées (5). Les mystes devaient s'y rendre et y organiser définitivement leur cortège, car Pausanias remarque que l'on préparait en ce lieu toutes les grandes pompes religieuses, aussi bien celles qui avaient lieu annuellement , les Éleusinies , que celles qui se célébraient à un plus long intervalle , les Panathénées , oiKO(5oixy?/;.a e;

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tàç hk' KdL xQÔvov èialemovxEç, La petite église d'AytV. UaçiocaKEvri, entre la route actuelle du Pirée et la Colline des Nymphes, semble occuper l'emplacement du Uoiimïov (6) , et son vocable doit conserver les

(1) Hesych. v" Aiaydpaç. — Schol. ad Âristoph. Ran. v. 323,

(2) De via sacra, disp. I, p. G.

(3) Plutarch. Aristid. 27. — Alciphr. EpisL 111, 59.

(4) Pausan. I, 2, 4.

(5) Ibid.

(6) Rhangabé, Aoyoç èxcp (i>vt,6£\ç xatài rf\v èiiéTeiov éofr?)v TÎfiç toj dPtDveCou naveTOOTT.iie'.ou xaOïSpuaewî tç^ 20 Matou 18C1, p. G.

traces de l'antique destination I; Tr^ypaaneuv^v twv 7ro|7.7rw5^/ De là la procession des initiés traversait le Céramique Intérieur (1), non plus probablement par la rue principale entre TAgora et le Dipyle, mais par quelque rue parallèle aux remparis , et sortait enfin de la ville en franchissant cette porte à laquelle Pausanias (2) commence sa description de la Voie Sacrée. C'était, dit Tite-Live (3), la plus grande et la plus large de toutes les portes de la ville, celle où aboutissaient les routes les plus importantes, porta ea, velut in ore urbis posita, major aliquanto patentiorque quam ceterae est , et intra eam extraque latae sunt viae. Originairement elle s'appelait Optaatai IlvAai (4), d'après le dème de Thria dont le territoire occupait la plus grande partie de la plaine où était située Eleusis. Plus tard , elle reçut le nom de AerruXov , ou a Double Porte (5) , » soit parce qu'elle avait été reconstruite avec deux ouvertures, soit simplement parce qu'elle donnait accès à la fois aux deux voies d'Eleusis et de l'Académie^ Comme elle faisait la séparation entre les deux Céramiques, intérieur et extérieur (6), on la désignait aussi quelquefois par l'appellation de Kepa/xswaî TiOXai (7}» Comme elle donnait accès dans la Voie Sacrée, on l'appelait encore la Porte Sacrée, iepà nvkn (8).

(1) Schol. ad Aristoph. Uan. v. 401.

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