‹ Monographie de mammalogieChapitre 12 sur 20 · COMPOSÉE DES FÉLIS DU NOUVEAU MONDE · texte numérisé non relu

COMPOSÉE DES FÉLIS DU NOUVEAU MONDE

FÉLIS COUGUAR ou PUMA (?). — CONCOLOR etDISCOLOR.

Taille environ d’un tiers moindre que le Lion, ou de celle d’une petite Lionne ^ membres plus grêles ; tête ronde, museau un peu obtus et large; queue moitié longueur du corps et de la tête , sans flocon à son extrémité 5 point de crinière ; pelage mai-qué de grandes tacbes pleines , peu distinctes, et qui se voient sous certains jours 5 ils disparaissent avec l’àge.

Pelage doux très-serré sur le corps et aux membres , roussâtre ou mélangé de roux et de noirâtre , avec des taches pleines d’un roussâtre un peu plus foncé , qui se distinguent difficilement. Toutes les parties supérieures d’un toux sombre , qui résulte de poils roux à bout noir, et qui est plus foncé sur le dos , la tête et le dessus de la queue , que sur les cotés ; le ventre est d’un roux pâle j la poitrine , la face interne des cuisses et des jambes sont d’un blanc roussâtre j la mâchoire inférieure et la gorge entièrement blanches. L’intérieur de l’oreille est blanchâtre et l’extérieur noir ; excepté le petit lobule externe , qui est gris roussâtre ; il y a beaucoup de gris dans les poils de la tête ; les moustaches sont blanches , et elles naissent d’un espace noirâtre j le bout de la queue est noirâtre. Les taches rondes , plus ou moins grandes et plus ou moins distinctes , selon l’âge des individus , existent en plus grand nombre aux cuisses que sur les autres parties du corps , où elles

(i) C’est le Cuguacuarana des Brasiliens, selon Marcgrave, et le Gouazouçtra An Paraguay, selon d’Azara. Aussi Yagouapila ou Yagouati.

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sont moins rapprochées. Les sexes ne se distinguent point par leur robe.

Longueur totale des adultes , 5 pieds 2 ou 5 pouces , rarement 5 pieds I la queue a le plus souvent i pied 8 ou 10 pouces, rarement 3 pieds.

Synonymie. Felis concolor et discolor , Linn. , Gmel. , Syst. i , 9 ei 12. Le Couguar , Buff. , Quadrup., vol. 9, tab. 5g, figure exacte, mal rendue dans l’enluminure, parSchreber, Saugtii. vol. 3 , tab. io 4 j qui l’a recouverte d’une couleur beaucoup trop sombre. Le Feus discolor du même compilateur, tab. 101, b., acte calqué sur la figure publiée par Pennant , sous le nom de Black-tiger , vol. i , tab. 58 : cette figure de Schreber, enluminée d’après la description , ressemble un peu plus au Couguar que la précédente. Ce Chat est parfaitement peint dans les Mammifères publiés par MM. Geoffroy et F. Cuvier, sous ce même nom de Couguar femelle. — Couguar de Pensylvainie et Couguar noir. Buff., supp. 3 , pl. [\x et pl. 42. Gouazouara d’Azara. Quadrup. du Paraguay , vol. i , pag. i 33 . Voyez encore aux articles Couguar, Cuv., Annal, du Mus. 3 vol. i 4 , prtg. — Id. , Regn. Anini.,

vol. I , pag. 16 1 , et Noiiv. Dict. d’Hist. Nat . , vol. 6, pag. 90.

Patrie. L’eSpèce paraît répandue dans toutes les contrées des deux Amériques , elle est plus commune dans lesparties méi’idionales. On est parvenu à faire disparaître ce Chat des pays civilisés , sa présence dans les contrées peuplées devient de plus en plus rare. 11 se cache dans les broussailfcs sans fréquenter les cavernes , comme le Jaguar. Il grimpe aux arbres et n’attaque point l’homme son naturel est timide 5 mais on le dit féroce et cruel dans ses rapines contre le menu bétail et les jeunes animaux , sur lesquels sa férocité sanguinaire exerce le plus de ravages ; il tue sans besoin pressant de la faim , et dans le seul but de lécher et de s’abreuver du sang des victimes. C’est , selon d’Azara , un carnacier des champs , tandis que le Jaguar habite les forêts.

M. G. Cuvier analyse de la manière la plus lumineuse , les emplois multipliés du Couguar ou Puma ^ nous renvoyons à son texte , Ossemeus fossiles, nouv. édit., tom. I\, pag. 4ii et suivantes.

Le musée de Paris possède une belle série de Couguars montés et eu squelettes nous possédons une femelle adulte dans celui des Pays-Bas , et le musée de Vienne un mâle.

FÉLIS JAGUAR (i). — FELIS ON CA.

Taille d’une petite lionne , mais plus bas sur jambes ; proportions épaisses et lourdes; queue moitié longueur du corps et de la tète; formes trapues ; museau obtus ; couleur du pelage jaunâtre clair ; les taches bordées ou en œil très-grandes , distantes dans le mâle , plus rapprochées chez la femelle ; toutes, ou bien le plus grand nombre, marquées à leur centre d’une petite tache noire; le bout de la queue noir. Voyez le crâne, Cuv. , Ossem. fos. , nouv. édit., tom. 4 J pL 34 3 , 4 J les figures, 7 et 8 sont d’un Jaguar noir,

probablement plus jeune.

Pelage court , serré, un peu plus long aux parties inférieures. Tout le fond du pelage est jaunâtre , teint de fauve clair ; des taches noires, pleines et de formes variées couvrent la tête , les membres , la queue et les parties inférieures ; de grandes taches fauves, bordées de noir, ou en roses, occupent la partie supérieure du cou , le dos et les côtés du corps ; celles-ci sont plus grandes que dans aucune autre espèce connue , mais peu nombreuses ; elles ont une forme plus ou moins arrondie, et quelques-unes ont un ou d^x points noir§ dans leur milieu ; on voit aussi de ces taches en roses sur les épaules, mais leur forme est toujours régulière. Au milieu du dos , et dans le sens de la colonne épinière , les taches sont étroites , longues et pleines ordinairement ; les plus petites taches sout sur la tête et sur les bras ; celles des cuisses , du ventre et de la queue sont plus grandes , et

(i) De Yagoua-^té , Yagouarélê ou Yagoua-para. Noms sous lesquels ce Tigre est connu JansTAmérique méridionale. Onca pintada des colons Brasiliens, selon le prinçe de Neuwied.

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figure sous ce nom dans Schreb., , tab. xo-x, très-mauvaise

figure du Chati (Felis mitis) de M. F. Cuvier. — Felis Panthera, Buff. , tom. g, pl. 12 , avec une figure exacte de la femelle du Jaguar sous le faux nom de Panthère femelle. Cette planche calque'e par Schreb. , Saugth. , tab. 99 , est assez bien enluminée. — Le Jaguar , Geoff. 5 Ann. du mus . , vol. 4 , pag^ 94 - — Encjclop. mamm. , pag. 219, et pl. gi jjig. 2 , sous le faux nom de Pantbère. Ce n’est point le Jaguar de Buffon , tom. ,3 , pl. 18 , ni celui sous le nom de Jaguar de la Nouvelle-Espagne , id. , pl. 89, qui sont l’un et l’autre des portraits dü Felis pdrdalis ou de Y Ocelot ^ deux indications que M. Desmarest, Ençyclop. mamm., pag. 221, rapporte mal à propos à son Eelis mitis qui est le Chati de M. Fi Cuvier , et point le Chibigouazou de d’Azara , autre erreur commise dans ce même article j car XeMJhïbigouazou doit être rapporté à notre Ocelot ( Felis pardalis ). -^Les seules bonnes figures de ce tigre ont été publiées par MM. Geoffroy et F. Cuvier, Mammalogie lithogr. j les portraits du mâlei et de la femelle ne laissent rien à désirer. — C’est le Jagu ARETE ou Yàgou ARETE de d’Azara, Paraguay, vol. i , pag. ii 4 ) mais les synonymes faux. — Brasilian Tiger, Pennant, Quad. , édit. in-l\° , pag. 286, tab. o'] , figure au^essous de la Critique. Voyez aussi l’article Jaguar, Cuv., Ossem. fossil. , nouv. édit., vol. 4 5 p<^g‘ 417 j le commerce on le nomme improprement , Grande Panthère des fourreurs.

Patrie. L’Aiûérique méridionale, car il n’existe point de données positives de son existence dans le Nord. Habite les forêts marécageuses, traverse à la nage et portant ou traînant sa proie, avec laquelle il traverse les plus grands fleuves. H monte aux arbres pour y guetter sa proie ; il craint l’bomme et l’attaque rarement ; sa rapine s’exerce sur le bétail et sur les animaux domestiques, Il s’avance rarement dans les champs découverts. Ses mouvemens n’ont pas la souplesse et la légèreté de ceux du Lion et du Tigre royal j il est moins docfle en captivité, et ne montre point d’attachement à ceux qui lui donnent des soins.

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Le musée de Paris possède une belle série de Jaguars montés, et les squelettes. Des individus du Brésil font partie des musées des Pays- Bas et de Vienne. Une variété à pelage noir ou châtain très-foncé se trouve dans le musée de Paris , et le prince de Neuwied en conserve une rapportée de ses voyages au Brésil.

FÉLIS JAGUARONDI (i). — FU LIS JJGUJRONDJ.

Forme svelte et allongée ; tête" très-petite y chanfrein bomb é et proéminent ; oi’eilles courtes et arrondies *, queue de la longueur du corps , son extrémité aboutit vers le milieu du cou.

Pelage court, ras, le plus habituellement noir et annelé de noir et de gris clair à la pointe j ou bien d’un noir légèi-ement roussâtre et annelé de la même manière, toujours plus noir dans l’adulte, et le pelage d’une légère teinte roussâtre dans le jeune âge,

Dans un individu des galeries du musée de Paris , la tête, le dessous du corps et le devant des jambes ont pVs de blanc , et paraissent plus cendrés que le reste*, la croupe et la queue sont au contraire entièrement brun-noir et sans blanc. Les individus de forte taille ont en longueur totale 4 pieds 4 pouces ; la queue seule prend i pied ioq)ouçesj hauteur au garrot, 12 pouces 6 lignes; à la croupe, 1 4 pouces ; distance du bord antérieur des yeux à la pointe du nez, i pouce 3 lignes.

Sjnonymîe. Felis Jaguarondi , Lacépède, OEm . de d’ Azara, atlas, pl. 10. — -Ejusd. , Hist. des quüd. duParag., vol. i ,pag. 171, figure parfaite. — Geoff. , Cotai, mamm. , pag. 124, esp. 18. — Le Jaguarondi , Guv. , Ossem. fossil. , nouv. édit., pag. 438 . —^Ericycl. mammal. , pag. 280, esp. 36 i.

(i) C’est XYagouarondi des habitans du Paraguay; le Goto munsco ou Hjrarç. , selon le le prince de Neuwied. Le Félis ùnicolor dont il est fait mention , Ment, qf the TVernerian soe, , vol. 3 , pag. 170 ( voyez Bullet.^ des Sciences , janvier iSaS ^pag. 99), paraît basé sur un, genre de cette espèce.

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Patrie. Il habite seul ou avec sa compagne les bords des forêts , les buissons , les ronces et les fosses , sans s’exposer dans les endroits découverts. Il grimpe aux arbres avec facilité, vit d’oiseaux, de sarigues , de rats et autres petits animaux. Il s’apprivoise facilement. On le trouve au Paraguay, et c’est l’espèce la plus commune de Chat dans les contrées de la Guyane ; les peaux arrivent des colonies de Surinam et d’Essequebo , mais ne servent à aucun usage régulier en pelleterie. Les sujets de Sminam sont les plus grands que j’aie vus.

Le musée des Pays-Bas possède un jeune, âge moyen , du Paraguay, provenant du musée de Paris 5 les autres sont de Surinam. On voit un bel individu dans le musée de Paris., un autre à Francfort^ à Vienne , une femelle rapportée du Brésil.

FËLIS A VENTRE TACHETÉ. — CELIDOGJSTEB.

Taille du Renard d’Europe j face large obtuse ; queue un peu plus courte que la moitié de la longueur du corps et de la tête ; oi’eilles médiocres 5 moustaches labiales noires , à pointe blanche ; toutes les parties inférieures marquées de gi’andes taches rondes.

- Le pelage est court , lisse et très-doux ; tout le fond de la robe est d’un gris uniforme couleur de souris , marqué de taches pleines d’un brun couleur chocolat 5 les taches pleines , disposées le long de l’épine dorsale, ont une forme; un peu oblongue, les autres sont rondes; de petites taches brunes sont disposées sur les joues et sur les lèvres dont le fond est blanchâtre ; six ou sept rangées de bandes brunes , demi -circulaires , couvrent le fond grisâtre de la poitrine; toutes les parties inférieures du Corps et la face interne des quatre membres sont d’un blanc pur , symétriquement tacheté de grandes plaques rondes d’un brun chocolat ; deux bandes de cette couleur couvrent la face interne des pieds de devant et forment quatre bandes semblables sur celle des pieds postériéurs ; la queue est d’un brun foncé, irrégulièrement tachetée de brun plus clair; la face externe des oreilles est noire ; les ongles sont blancs.

Largeur totale prise sur un sujet unique, 3 pieds 3 pouces; la

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de noirâtre , et termine de blanchâtre ; des favoris très-courts aux joues , ces favoris marqués de lignes brunes ; du blanc aux lèvres et à l’entour des yeux. Pelage supérieur et face externe des membres d’un cendré roussâtre , marqué de points très-petits et de stries trè»fines et peu distinctes , d’un brun noirâtre ; gorge blanche 5 les autres parties inférieures et la face interne des membres d’un blanc marqué de taches noires; Queue grêle , terminée par deux ou trois anneaux imparfaits, et d’un noir plein : blanche en dessous et à l’extrême pointe. Oreilles noires à l’extérieur , avec une tache blanche trèsmarquée au milieu,, et qui est souvent un peu lustrée.

Pelage (V été tirant au roux bai 5 les poils soyeux étant moins longs dans cette saison ,»et ne se trouvant point terminés de gris blanchâtre , il s’ensuit que la pointe rousse des poils laineux, qui ne sont plus cachés parle? soyeux, fait que toute la robe présente une teinte roussâtre plus générale et plus prononcée qu’en hiver •, les taches brunes noirâtres sont plus marquées dans cette saison , et la ligne noire du milieu du dos est mieux tracée; les favoris et les pinceaux des oreilles sont un peu plus courts et on les distingue à peine dans cette saison. — On peut signaler la couleur générale du pelage , d’un brun cendi'é foncé ou d’un roux gilsâtre , toujours assez bien marqué le long de l’épine dorsale par une bande noire unique , ou bien par deux ou trois bandes contiguës ; de fines bandes ondées et en zigzags couvrent les flancs et les jambes ; la queue grêle, à anneaux imparfaits , terminée de noir , mais à pointe extrême blanche ; le dessous de la queue et la ligne moyenne de toutes les parties infériemes d’un blanc pur.

Ce Félis varie encore suivant les contrées plus ou moins froides où il est répandu. Les peaux qui arrivent du nord des États-Unis sont plus foui’nies par l’abondance et la longueur du feutre ; mais aussi remarque-t-on moins distinctement sur ces peaux les petites taches, les ondes et les stries. Ce pelage varie encore par le fauve cendré plus ou moins décidé, ou par des nuances de fauve roussâtre parsemé de petites taches noires et de petites stries brunes, plus ou moins grandes^ plus ou moins distinctes. 11 est certain que les individus très-fourrés ont

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les taches moins distinctement prononcées que ceux à pelage plus court et plus lisse. — Des milliers de peaux d’une meme cargaison diffèrent souvent par des nuances et par des qualités qui servent à former les assortimens usités dans le commerce , et font varier les prix de cette fourrure. Uu Felis rufa qui a vécu pendant plusieurs années dans notre ménagerie m’a fourni les observations sous le rapport des différentes teintes du pelage. Je n’ai pu trouver- de différence bien tranchée entre les crânes du F^lis mfa des -États-Unis , et ceux du Felis lynx d’Europe ; les couleurs du pelage , l’habitation éloignée dés espèces, mais surtout la difféi-ence très-marquée de taille servent à distinguer ces deux Félis.

Les dimensions des individus de forte taille sont, en longueur totale , 2 pieds lo pouces , dont la queue porte 5 pouces : hauteur au garrot j 1 4 pouces j à la croupe, i 5 pouces 6 lignes 4 distance du bord antérieur des yeux à la pointe du nez , i pouce 8 lignes. Les individus de taille moyenne ont de 2 pieds jusqu’à 2 pieds 4 pouces.

Synonymie. Felis rufx , Guldehsted , Act. Petr. , vol. 20, pag. 499. — Schxeh. ,Saugth., vol. 3 , pag. 412 , iab. 109, B., figure calquée sur celle de Pennant, et très-mal enluminée. Les raies aux joues sont ridicules j la seule queue est caractéristique. — ^^Cuv. , Ossem. fossil.^nouv. édit.j vol. ^ ,pag. 443 . — Félis chat, cervier, EncycL manimal. , pag. iii 5 , esp. 347, et tab. 96 , jig. 3 , sous le nom de Chat hrun; calque de la figure de Pennant. — Il faut probablement classer ici la figure, citée , à ce que je crois , nulle part , du Lynx du Mississipi. Encylop. , p/. , Jig. 2. — Chat a ventre tacheté,

Geoff. , Catal. des mamm. , pag- in, esp. 9. — Bay-cat, Penn. , Quad . , vol. i y pag. 3 o 3 , tab. 60.

J’ai vu à Londres , dans la collection rapportée du Mexique par M. Bullock , un Félis que je crois devoir classer avec le Félis bai ; mais, n’ayant pu établir de comparaison (i) , il me paraît plus pru-

(1) Ceux qui veulent décrire les Chats sur des individus isolés, seront sans cesse exposés à multiplier les especes. Il faut avoir vu un très-grand nombre de dépouilles , et s’être adonné à des recherches et à des comparaisons souvent renouvelées , pour émettre une opinion sur la

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deul (le le signaler aux naturalistes sans l’admettre comme espèce.

Taille et formes du Felis rufa , des pinceaux très-courts , aux oreilles \ pelage touffu et long , d’un roux jaunâtre à la base , gris dans le milieu et brun au bout ; ces différentes couleurs donnent à la robe une teinte cendré roussâtre ; une large bande unique et noirâtre sur la ligne moyenne du dos , depuis lés épaules jusqu’à l’origine de la queue ; point de tacbes ni aucune mie sur le reste du pelage ; un cercle uoir, très^peu large,, entoure la queue dont l’extrême pointe est noire; l’espaœ très-étroit entre ce cercle et le bout noir d’un roussâtre clair ; la face interne dès membres et le dessous du corps blanchâtres ; les sourcils , les lèvres et les moustaches d’un blanc pur.

Patrie. Notre Fëlis bai habité les États-Unis, mais ne se trouve point au Canada. Ses mœurs ne sont point connues ; ses dépouilles forment une branche très-rlucrative du commerce de pelleteries.

Le musée de Paris possède sept individus qui diffèrent plus ou moins par les nuances du pelage. On voit dans le musée des Pays- Bas le squelette et des dépouilles montées de cette espèce. On conserve un bel individu dans le musée de Francfort.

il) —FELIS PJRD^ LIS.

Taille à peu près du Lynx d’Europe , mais moins haut sur les jambes ; queue moitié longueur du corps et de la tête; aux flancs, de longues bandes encadrées partant du garrot et aboutissant sans interruption aux cuisses.

Pelage court, ras, lisse, dans l’adulte ; plus irisé et touffu chez les jeunes. Le fond en dessus d’un jaune un peu doré toujours plus

diiférence spécifique de ces animaux, si difficiles à distinguer ]es uns des autres. Je sollicite les compilateurs, toujours si empressés d’ajouter une espèce de plus à leur catalogue, de ne point admettre celle-ci avant que des observations^nonvelles en aient pu fixer les caractères.

(i) C’est le Flacoozlotl , Flatlauliqui-ocelotl d’Hernandez, Hatco-oceloll des Mexicains, le Chibi-gouazou (grand Chat ) du Paraguay, selon d’Azara , ou bien Mbaracaja-gouasou, Quelques Espagnols le nomment Onpe,

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fonce que le pelage des deux espèces suivantes. Une ligne noire s’étend de chaque côté depuis les narines jusqu’à l’angle antérieur des yeux , et continue sur la tête jusque vers l’occiput à côté de l’oreille j de petites taches noires , disposées symétriquement entre ces deux bandes , sur le front et sur la tête ; d’autres petites taches noires et rondes à l’endroit où naissent les moustaches ; deux raies le long des côtés de la mâchoire inférieure , l’une au-dessus de l’autre 5 la supérieure aboutissant à l’angle postérieur de l’œil, l’inférieure ayant en avant deux branches , dont celle de dessous est dirigée vers la gorge 5 quatre bandes longitudinales sur le dessus du cou , ayant du fauve jaunâtre dans leur milieu , et les deux externes courbées en en bas ; une petite raie noire entre les deux bandes du milieu *, une raie noire pleine , le long du dos , s’étendant jusqu’à l’origine de la queue , et de chaque côté de laquelle est une file parallèle de taches noires , pleines et ovales d’environ un pouce de lougueur j deux autres bandes aussi parallèles , composées de figures ovales , d’un fauve jaunâtre et bordées de noir ; une ou deux bandes continues de plus d’un pouce de largeur sur les flancs , s’étendant depuis la partie antérieure de l’omoplate jusqu’aux cuisses, étant bordées sans interruption d’un encadrement noir ; de petites taches ovales et pleines sont distribuées sur la partie antérieure des épaules et des cuisses , ainsi que sur la face externe des quatre membres j partie inférieure du cou , marquée de bandes en croissans ; les autres parties inférieures tachetées de noir sur un fond blanc j queue de la couleur du corps , marquée de taches noirâtres , beaucoup plus grandes vers son extrémité qu’à son origines

Longueur totale 4 pieds , quelquefois 2 ou 3 pouces de plus , la queue seule i 4 ou i 5 pouces. J’en ai vu à dimensions moindres, mais rarement plus grandes. Nous avons des jeunes d’un pied en loin gueur totale, et de 2 pieds 10 pouces.

Synonymie. Le Felis pardalis de Linné est un composé de notre Chibigouazou ou Ocelot, et de VOceloïde (Felis macro ura). Nous savons de reste que le nom de Pardalis a été donné par les

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anciens à notre Léopard (Felis I^eopardus ). C’est le Chat Ocelot, Geoff., Catal. des niainin. ,pag. 122 , esp. 10. — Encycl. mammal., pag. 222, esp. 343, tab. g 3 , fig. 2, calquée de même que celle de Sclirebersur la figure desOEuvres deBuffon , i^oZ. i 3 , pl. 35 et 36 .

— Cuv. , Ossem. fossil. J nouv. édit., tom. l\,pag. 434 , qui distingue deux espèces , mais sans que nous sachions sur quels individus ils ont été basés j tous ceux que j’ai examinés avec le plus grand soin dans le musée de Paris, sont de l’espèce Ocelot ou Chibigouazou. — La figure du Felis pardalis , Sclireb., Saugth.,pag. dgo, tab. io 3 , est assez exacte et donne une juste idée de l’animal. — Le Jaguar de lu Nouvelle-Espagne des OEuvies de Buffon , supp. 3 , pl. 39 , a été classé par M. F. Cuvier dans les synonymes du Cliati (Felis mitis ).

— LcMexican Tiger dePennant, Quad., pctg. 288, tab. 5 'j , A., paraît appartenir plutôt à l’espèce suivante qu’à celle-ci , vu la grande longueur de la queue eu proportion du corps. Toutes ces figures sont si mal faites , les proportions et là forme des taches si mal z'endues , qu’il est de toute impossibilité de porter un jugement décisif. Il serait à désirer que M. F. Cuvier pût trouver le moyen de faire peindre sur le vivant le Chat Ocelot et notre Oceloïde; les portraits de ces deux Félis pourraient servir, avec la figure parfaite du Chati de ce naturaliste , à reconnaître du premier coup d’œil ces trois espèces difficiles à distinguer les unes des autres par des mots. — Nous pouvons dire en résumé que le Felis ocelot a le fond du pelage toujours plus foncé que VOceloïde ; sa queue est remarquablement plus courte et plus mince vers la pointe ; la taille dans l’état parfait est toujours beaucoup plus forte , et les raies des flancs sont plus étendues sans intervalle marqué. Le Chati est facile à distinguer à son pelage plus fauve ou grisâtre , et aux taches oblongues , interrompues , dont le plus grand nombre est en forme de rose.

Patrie. Cette espèce est bien connue dans la colonie de Surinam , mais elle vit dans l’intérieur, et c’est le plus grand Chat qui existe dans cette contrée. D’Azaradit que le Chibigouazou se cache et passe les jouruées dans l’épaisseuT des forêts ; il sprt de nuit pour chasser aux petits mammifères et aux oisçau^i; j d s’introduit dans les enclos

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et dans les Cours •, et poursuit le gibier sur les àrbres oîi il grinipe facilement. Il j)luine les oiseaux avant de les dévorer. On le trouve très-certainement au Brésil et à la Guyane , mais il n’est pas prouvé qu’il habite le Mexique : les individus de Rio- Janeiro ne diffèrent en rien de ceux de Surinam.

Le musée des Pays-Bas possède deux individus de forte taille , l’un du Brésil et l’autre de Surinam , un jeune de cette dernièi'e colonie et les crânes. Le mâle et la femelle du musée de Berlin sont originaires du Brésil. J’ignore l’origine certaine des individus du musée de Paris.

FÉLIS OCELOIDE (i). — FEUS MACROURA.

Taille moindre que V Ocelot (Felis pardalis) , plus bas sur les jambes, et le corps plus allongé que dans cette espèce ; queue de la longueur du corps et du cou ; son extrémité atteint l’occiput ; aux flancs , de longues bandes encadrées, mais plus ou moins enti'ecoupées.

Pelage à peu près semblable à celui de \ Ocelot, mais beaucoup plus clair, et les taches des flancs plus interompues et mieux dessinées par des cadres noirs.

Le fond du pelage est d’un jaune clair légèrement teinté de couleur terre d’ocre j plus clair sur les flancs ; le blanc règne sur les parties inférieures. Au front se dessinent cinq bandes noires , plus ou moins distinctes , dont la latérale de chaque côté est la plus large et aboutit aux yeux*, les joues sont marquées de deux bandes transversales, la supérieure part du coin de l’ceil , et l’inférieure des moustaches 5 au cou se dessinent quatre bandes en demi-cercle plus ou moins parfaites ; à la nuque on compte six bandes longitudinales , les deux du milieu vont sur le dos, et les deux latérales de chaque côté sont

(r) J’ai donné ce nom en français afin d’indiquer les rapports entre notre espèce et l’Ocelot ( Felis pardalis ). Ce tigre est connu au Bre'sil sous le nom de Gatto pintado domala ( Chat sauvage moucheté ). Les Botocoudes le nomment Couparack-countiack , selon les indications fournies par le prince de Neuwied.

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recourbées vers les jambes ; de la croupe au milieu du dos court une bande noire ; de chaque côté de celle-ci se dirige une bande parallèle mais qui est divisée par grandes taches *, sur les flancs et aux jambes de devant sont deux rangées de longues taches assez irrégulièrement disposées ; ces taches étendues en longueur sont d’un fauve jaunâtre clair au centre , et parfaitement entourées d’une large bordure noire j les quatre extrémités ont des taches noires sur les deux faces des membres , et ces taches diminuent graduellement jusqu’à l’origine des doigts , où se trouvent les plus petites ; depuis la base de la queue jusqu’au bout on compte onze anneaux , parfaits et bien marqués en dessus , mais indistincts à la partie inférieure de la queue 5 le ventre est mai’qué de quatre rangées de taches noii-es sur un fond blanc ; derrièi’e les oreilles se remarque une grande tache noire 5 la face postérieure de cet organe , qui est également noire , porte une bande blanche vers le milieu de sa longueur -, les moustaches sont brunes à leur base , et blanches à la pointe.

Longueur d’un mâle adulte qui a vécu à la ménagerie , en totalité 3 pieds 8 pouces , dont la queue porte i pied 7 pouces ; hauteur aux jambes de devant 10 pouces 8 lignes -, distance du bord antérieur des yeux à la pointe du nez i pouce 5 lignes. Mesure d’un jeune mâle ; longueur totale 2 pieds 4 pouces.

Synonymie. Cette espèce , pour ne point avoir été indiquée dans les catalogues de nomenclature , n’est cependant rien moins que nouvelle dans les cabinets d’histoire naturelle , plusieurs individus se trouvant dans les collections depuis nombre d’années ; mais tous sont désignés sous le nom Ocelot ou Felis pardalis ; aucun naturaliste ^ à ce que je crois , n’a l'emarqué les différences de notre Tigre avec le véritable Pardalis ou le Chibigouazou de d’Azara , et avec le Chat également confondu sous ce dernier nom, que M. F. Cuvier a le premier distingué sous la dénomination de Chati. Le prince de Neuv\âed , dont le zèle pour l’histoire naturelle mérite toutes sortes d’éloges , est le premier voyageur qui ait reconnu dans le Chat brasilien de cet article une espèce difféi’ente de Y Ocelot également propre

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dies , peu nombreuses , et plus foncées que le fond du pelage , dont la teinte est généralement lîlonde ou d’un fauve très-clair.

Le fond du pelade , aux parties supérieures du corps , est d’un blond très-clair, et blanc aux parties inférieures , et tout le corps est couvert de taches généralement plus larges en avant qu’en arrière , principalement sur le dos et sur les flancs 5 celles du dos sont entièrement noires ou pleines , et disposées longitudinalement en quatre rangs ; celles des flancs sont en roses imparfaitement bordées de noir, avecleur milieu d’un fauve roussàtre (i). Des taches bordées , mais qui s’arrondissent , couvrent les parties supérieures et intérieures des oreilles et.les épaules; des taches pleines, également arrondies, couvrent les membres postérieurs jusqu’au talon ; sur les jambes de devant elles s’allongent et forment des lignes transversales; sur les quatre pieds elles sont très-petites et pleines. Les taches des parties inférieures du corps, où le fond du pelage est blanc , et qui sont toujours pleines, présentent, sous le venti’e, deux rangées longitudinales de chaque côté de la ligne moyenne , composées de six à sept taches ; la partie antérieure de la jambe a des taches rondes , et la partie interne de la cuisse , des taches allongées transversalement ; vers le haut de la jambe de devant se voient deux bandes transverses , qui existent sur cette partie chez le plus grand nombre des espèces de Chats connus. Au bas de la gorge est un demi-collier, et sous la mâchoire inférieure deux taches en forme de croissant. Du coin postérieur de l’œil part une bande de deux pouces de long , qui se termine vis-à-vis de l’oreille ; et une auti-e bande , tout-à-fait semblable et qui se dirige parallèlement à la première , part du dessous de l’arcade zygomatique, et se termine aussi vis-à-vis de l’oreille. Le front est bordé , dans le sens de sa longueur, par deux lignes qui sont séparées par des points plus ou moins nombreux d’où naissent les moustaches ; deux autres lignes semblables s’allongent sur le cou, et on en voit deux autres de chaque côté ; la base de la queue est

(1) Dans le texte de M. F. Cuvier, il est dit que le milieu de ces taches est d’un fauve clair, mais il y a erreur dans cette indication de la couleur.

qui ont rapport au Tigre du présent article, ne laissent rien à désirer. Voyez aussi Cuv. , Ossem. fossil . , noiw. édit. , vol. 4? 4^^ 5

article dans lequel le Chati ( Felis niitis ) , est bien caractérisé par sa taille d’un quart moindre que le (Felis pardalis) ;

M. Cuvier est dans l’eiTeur lorsqu’il rapporte au Chati la notice publiée par M. Schintz du Felis FTiedii , traduction allemande du règne animal ; ce Felis TV iedii est le meme animal décrit par le prince de Neuv\ûed, sous le nom àe Felis macroura.

Patrie. Ce Chat du Brésil habite, dit-on , les forets de l’intérieur des teiTes, Ses mœurs n’ont pas été observées.

Le musée des Pays-Bas a obtenu une belle peau sans crâne dans un envoi fait de Rio- Janeiro au Brésil ; les deux sujets du musée de Paris ont vécu à la ménagerie du Jardin des Plantes,

FÉLIS MARGAY (i). -FELIS TIGRINJ.

Taille et forme du Chat domestique (Felis catus), le museau plus court et le nez moins proéminant que dans nos Chats ; le reste de la tête plus long et plus comprimé, les oreilles moins longues et plus pointues 5 la queue exactement de moitié plus courte que la longueur du corps et de la tête ; d’égale grosseur dans toute son étendue jusqu’à la pointe , qui paraît tronquée. Pelage tacheté comme celui dio. Jaguar ( Felis onca).

Un fauve nuancé de jaune d’ocre, forme la teinte principale du pelage ; sur ce fond la tête et le cou sont peints de bandes noires longitudinales , étroites et peu distinctes sur le crâne, mais au nombre de six assez larges sur le cou ; trois bandes passent sur les joues, la supérieure est la plus longue, et les autres vont en

(i) Ce n’esl point le Chjbigoua:fou , comme le veut M. d’Âzara, Quad. Paraguay, vol. i , pag. 16; mais c’est le Baracaya indiqué par ce même d’Azara , Voyag. au Parag. , vol. i , pag. 27 1 . Maregrave lui donne le nom de Marguao , dont Buffon a formé celui de Margay. C’est le Mantlaion de Fernandez.

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décroissant j des bandes noires forment le dessin d’un fer à cheval sur la gorge-, plus bas sur le devant du cou sont des bandes transversales assez nombreuses 5 sur le dos et aux flancs sont des taches en roses dont le centre est garni de poils plus fauves et plus roussâtres que le fond du pelage 5 ces taches en roses sont entourées par une bande noire qui donne des formes différentes à ces taches en roses , dont le plus grand diamètre est de 8 à 9 lignes ; la croupe , la partie externe des cuisses et la queue sont annelées de bandes noires et de bandes fauves , la partie interne des cuisses porte des bandes blanches et noires ; les anneaux de la queue sont du double plus larges vers l’extrémité de cette partie qu’à sa base, et ils le sont plus en dessus qu’eh dessous, où les anneaux fauves passent au blaucbâtre ; la circonférence de l’extrémité de la queue est la même qu’à la base, elle n’est point terminée en pointe ét paraît tronquée ; un feutre brun garnit cette pointe de la queue. Les pieds de devant ont des taches assez grandes , mais celles-ci deviennent sensiblement plus petites vers l’m'igine des doigts -, le tibia aux pieds postérieurs est aussi marqué de petites taches -, la gorge est blanche 5 la poitrine ainsi que la face interne des membres et le ventre le sont aussi, mais ces parties ont de grandes taches d’un noir parfait ; les oreilles prennent naissance dans une grande tache noii-e , elles le sont sur leur face externe , dont le milieu a une tache blanche.

Longueur totale 2 pieds 2 ou trois pouces; de la queue seule, 8 pouces 6 lignes ; distance dù bord antérieur des yeux à la pointe du nez, 10 lignes; mesure prise sur des adultes de forte taille.

Synonymie. Felis tigrina, Linn. , Gmel., Erxleb. — Schreb, , Saugt . , vol. 3 , tab. 106, une figure passable, mais les taches mal rendues et plus mal enluminées. — Le Margay , Buff. , Quadr. , vol. 12, pl. 57. — Geoff. , Cat. des mamin. , pag. 122, esp. ii.

■ — Cuv., Ossem. fossil., vol. 4 , nouv. édit.,pag. 435 . — Encyclop. mamm. , pag. 232 , esp. 365 , pl. jig. 3 . Celle-ci et celle de Schreber sont des calques de la planche de Buffon. — Le Cayenne- T. 1.

Cat de Pennant, paraît avoir plus de rapport avec notre Félis macroura de cette monographie.

Il est probable que les auteurs et même les naturalistes , ont confondu jusqu’ici le Margay avec notre Oceloïde (Felis macroura), ou bien avec le Chati ( Felis mitis ) , tous trois originaires des contrées de l’Amérique méridionale. Il est facile de reconnaître le Margaj à sa petite taille ; c’est le plus petit des Chats du Nouveau- Monde, de la taille de notre Servalin (Felis minuta) des îles de la Sonde. Le Margay a la queue de longueur moyenne, de grosseur à peu près égale dans toute son étendue et comme tronquée par le bout j il est facile à reconnaître à ce caractère. La teinte sombre du pelage , et les taches dont la livrée est peinte , le distinguent du Chati ( Felis mitis ) , qui est d’un tiers plus grand que le Margay.

Le crâne du Margay est moins large, et proportionellement à sa largeur plus long que celui du Chat ,• la plus grande largeur aux arcades sygomatiques du premier est de i pouce 1 1 lignes , celle du Chat est de 2 V pouces 5 la longueur totale du crâne , chez l’un , est de 3 pouces j chez l’autre , seulement de 3 lignes de plus -, toute la tête est plus allongée dans le Margay , et l’occiput plus comprimé ; les dents sont absolument les mêmes dans les deux espèces , mais les canines de notre Margay sont plus longues et plus grêles que celles du Chat.

Patrie. Il habite au Brésil j c’est de ce pays que M. Natterer , voyageur naturaliste de Vienne, a envoyé plusieurs dépouilles au cabinet impérial 5 nous en avons reçu plusieurs de ce pays , et de Surinam , où l’espèce paraît très-répandue. J’ai vu un jeune de cette espèce dans les galeries du musée de Paris 5 cet individu y porte le nom de Margay , et c’est le même dont il est fait mention dans le catalogue de M. Geoffroy, à l’article du Chat margay , pag. i 23 au 11“.^ 2*66, comme d’un individu envoyé au cabinet par M. Brochetony ce jeune porte en effet sur l’étiquette les chiffres 266, correspondant au catalogue mentionné 5 les individus n°. 265 et 267 , dont il est fait mention dans le catalogue de M. Geoffroy, ne s’y

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trouvent plus ; le premier aura probablement servi de modèle à la figure de Buffon , depuis il paraît avoir été réformé.

Des individus adultes sont au musée impérial de Vienne et dans celui des Pays-Bas , où se trouvent aussi des crânes de ce Félis.

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