DÉTAILLÉS AVANT DE POUVOIR LES ADMETTRE COMME ESPÈCES DISTINCTES
Après les Félis que nous décrivons d’après nature, la plupart sur l’examen d’une multitude d’individus montés ou de peaux , il en reste encore quelques-uns que je n’ai pu voir en nature. Ceux de l’ancien continent sont :
Le Rimau mangin et le Rimau chigau ou Jigau (i) , de M. Raffles, deu:& espèces distinctes de Félis de grande taille. Si le preniier de ces Chats n’est pas notre Guépard (Felis jubata) , que nous avons reçu de Sumatra , ce serait alors une espèce nouvelle , de la taille du Tigre royal , plus à craindi’e et faisant ses attaques d’une manière différente. On dit qu’il porte une longue crinière autour de la tête et sur la nuque , et une large touffe de poils à l’extrémité de la queue ; sa tête serait plus large et plus longue que celle du Tigre , et son pelage d’une teinte foncée et uniforme.
Le Felis manul, indiqué par Pallas, Vo^ag.^ vol. 3 , pag. 692. La queue atteignant jusqu’à terre, marquée de six anneaux noirs; pelage d’un fauve roussâtre uniforme ; deux points noirs sur le sommet de la tête , et deux bandes noires parallèles sur les joues. Il sei;ait de la taille du Renard. Pallas ne dit pas qu’il ait des pinceaux aux oreilles (2). Il fait sa proie principale d’une espèce de Lièvre,
(1) En langage malais on désigne, par le nom Arimau , et pas Rimau, comme l’éciit M. Radies , un Tigre ou Chat.
(2) Nous remarquons que ce caractère ne peut être admis comme signe de reconnaissance, puisque les pinceaux de poils n’existent pas dans tous les sujets appartenant à des espèces qui
Lepus Tolai. Sa demeure est dans les déserts de la Tartarie Mongole, et particulièrement les contrées arrosées par les fleuves Selenga et Dsecliida, Serait-ce notre Felis chaus ? J’en doute.
Les Félis du Nouveau-Monde sont :
Le Chat pampa de d’Aeara, vol. i , pag. 179 , ou le Pajeros des méthodes. Voyez ces artigles.dans l’ouvrage indiqué, dans le Voyage au Paraguay, et dans V Encyclopédie , nianirnalogie , pag. aJi , esp. 363 , où on trouve une description détaillée de cette espèce.
UEyra du même Azara ,p«g-. 177 , et Encycl., mamm., esp. 364, est plus voisin de notre Chat sauvage , et paraît être une espèce distincte.
Nous ne dirons rien des espèces que M. Rafinecque veut avoir trouvées dans l’A mérique septentrionale , et qui sont indiquées par de courtes phrases. M. Desmares t cite trois de ces espèces sous les noms de Félis fascié, montagnard et de la Floride, Encycl. mamm . , pag. 225, dsp. 348 , 349 èt 35o. Les dçux chats de Molina méritent encore moins d’entrer dans le catalogue même des espèces dont l’eAistence est douteuse , puisque M. Cuvier nous apprend que ce Molina a écrit de mémoire en Italie son Histoire naturelle du Chili.
L’expérience acquise par la vue des nombreuses dépouilles dans les magasins de pelleterie , nous rend très - défiant lorsqu’il s’agit d’admettre une espèce.
en sont pourvues à une certaine e'poque de l’âge. Ces pinceaux varient aussi eft longueur suivant les époques de l'année. -
DE MAMMALOGIE.
iSy