ET SUR DEUX GENRES VOISINS
LES THYLACYNES ET LES PHASCOGALES.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LE GENRE DASYURE, • ÉTABLI PAR M. GEOFFROY-SAINTÆILAIRE.
Ce groupe a ëté foi’mé par M. Geoffroy -Saint -Hilaire. II a e'té compose d’un démembrement du genre Diclelphis de Shaw, où se trouvent classées pêle-mêle des espèces de différons genres d’animaux pourvus d’os marsupiaux dans les deux sexes, dont les femelles ont une poche, ou des rudimens qui en tiennent lieu, et les mâles organisés de manière que le scrotum est situé en avant de la verge. M. Geoffroy décrit dans les Ann. du Musée, vol. 3 et vol. i5, huit espèces d’animaux qu’il réunit dans son genre, Dasyure. Sur ces huit espèces, cinq ont été bien observées et étaient connues de ce savant^ de ces cinq espèces , deux n’appartiennent point à ce genre , vu la forme différente et le nombre de leurs dents. En conservant cette dénomination générique de Dasyure aux espèces pourvues des caractères qui permettent de les réunir dans un même groupe, je me vois forcé d’en éloigner une qui n’a point encore été examinée, savoir, Dasyurus taffa, et trois autres dont l’une forme mon genre Thylacine, et les deux auti’es le genre Phascogale , ce qui réduit
le nomKre des vrais Dasyures aujourd’hui bien connus par les dents et par leur dépouille, à quatre. Nous commencerons par le groupe des Phascogales , parce que les deux espèces dont il est composé ont le plus de rapport avec les Sarigues du Nouveau-Monde.
GENRE Vnk^COGkL^.—PHASCOGALE (Temm.).
DASYURUS ( Geof., Cm . , lllig. , Desm. ), DIDELPHIS (Shaw).
Dents incisives mitoyennes les supérieures un peu saillantes, épaisses , arrondies , pointues au bout, convergentes à la pointe , et séparées des incisives latérales par un espace vide -, les inférieures un peu couchées en avant , du double plus grandes que les dents latérales. Incisives latérales de chaque côté 4? très-petites, égales et bien rangées; nombre total des incisives Dents canines ^ de moyenne grandeur, celles d’en bas les moins fortes. Dents molaires -f, dont 4 fausses molaires coniques, très-pointues et cannelées intérieurement ;
arrières -molaires à peu près triangulaires, plus bérissées et moins égales entre elles que dans les Sarigues. Nombre total des dents, 46.
A juger de la nourriture de ces animaux par l’examen des dents on doit leur attribuer un régime purement insectivore; les dents molaires ressemblent par leurs tubercules nombreux et leurs pointes aiguës aux dents des Eespertilions et du Earsier. Les incisives, au nombre près, ne diffèrent point des incisives des Sarigues; même forme et même arrangement de ces dents dans les os iutermaxillaires. Cet ari'angement des incisives, dont les deux du milieu, plus grandes et plus fortes que les latérales, sont projetées èn avant, donne aux Phascogales une forme de museau à peu près semblable au museau en boutoir des Sarigues ; le nez est nu et divisé au milieu par un sillon; les oreilles sont aussi grandes , et nues comme dans les Sarigues, espèces de Marsupiaux toutes originaires des deux Améi-iques, tandis que les deux espèces de Phascogales que nous connaissons peuvent être considérées comme les représentans des Sarigues dans les contrées de l’Océanie. Les Phascogales diffèrent des Dasyures
DE MAMMALOGIE. 57
i", parle nombre des molaires, les premiers ayant sept partout et les autres seulement six : les Phascogales ont une fausse molaire de plus dans les deux mâchoires*, 1°. par la forme et l’arrangement des incisives composées de deux sortes de deiits, inégales entre elles dans les premiers, et d’une sorte de dents disposées en rangées égales chez les seconds.
Il est facile d’apprécier ces différences en comparant les figures g , 10 , Il et 12 de notre planche 7. Les vrais Dasjures n’ont point le nez en boutoir , et leurs oreilles sont couvertes de poils 5 le système dentaire , outre qu’il offre des disparités pour le nombre des molai- •res et pour l’arrangement des incisives , donne encore lieu de s’assurer que les Dasjures sont carfiivores et peut-être insectivores, tandis que les P lias cogales , dont le genre de vie ne nous est pas connu, font préjuger, par la forme des dents, un régime totalement insectivore. On dit que ces animaux restent ordinairement sur les arbres , et qu’on les voit rarement à teri’e : c’est là tout ce que l’on sait de leurs habitudes. Les arrières-molaires de la mâchoire supérieure sont triangulaires , et toutes celles de la. mâchoire inférieure entassées et très-hérissées de pointes aigues. Nous ne connaissions du squelette de tous ces animaux de l’Océanie, que la forme d’une portion de leur tête et tout le système dentaire. On n’a pu consulter jusqu’ici que des fragmensplus ou moins complets de leur tête qu’on a trouvée dans les peaux préparées que les naturalistes et le commerce ont fournies aux recherches scientifiques.
Nous sommes, je crois, fondés à dire que M. Geoffroy a formé son genre Dasjure sur l’examen des incisives seulement, de l’espèce de son Dasyure a pinceau , type de mon genre Pliascogale ; car, dans le catalogue des mammifères du Muséum de Paris, il donne pour caractères naturels des Dasjures : « Huit incisives , très-petites à la ») mâchoire süpérieure, les deux intermédiaires plus longues ; six » inférieures j une canine de chaque côté et à chaque mâchoire. » Les molaires ne sont point indiquées. Cette remarque sur la longueur des deux incisives intermédiaires porte à supposer que la portion du museau examinée par M. Geoffroy, appartenait au Dasjure T. I. 8
h pinceau ou au Dasyure nain , de cet auteur ^ car tous les autres vrais Dasyures, ont les incisives d’e'gale grandeur , toutes rangées de manière a former un demi-cercle , et ne laissant qu’un petit intervalle intermédiaire correspondant dans les deux mâchoires. La forme du crâne et celle des mâchoires sont à peu près les mêmes que dans les vrais Dasyures , et tout porte à croire que si ces animaux offrent des disparités par le nombre des dents et par la forme de celles-ci , ils ne diffèrent pas beaucoup par le genre de vie et par les habitudes. Le régime des derniers paraît être entièrement carnivore , et celui des Phascogales est sans doute insectivore. Une forme plus marquante du crâne, moins analogue avec celle Dasyures distingue l’espèce unique classée dans mon genre Tliylacine, Le nombre des dents est le même dans cet animal et chez les Phascogales ; mais la forme de ces dents et la manière dont elles sont rangées offrent bien plus de rapports avec l’organisation dentaii'e des vrais Dasyures. En résumé , lesPhascogales ont partout une fausse molaire déplus que les Dasyures. Ils ont deux sortes d’incisives. Le seul Thylacine , avec le nombre égal des dents des Phascogales , a une vraie molairé de plus que les Dasyures. Les incisives sont toutes égales et l’angées comme chez ces derniers.
PHASCOGALE A — PHJSCOGALE PENICILLJTA.{i).
Taille plus forte que les plus grands Surmulots (Mus decumauus); queue à peu près de la longueur du corps et du cou^ couverte de poils assez coiuts à.la base, très-longs ^ raides et en pinceau vers la pointe; nez en boutoir; tête un peu ronde ; oreilles longues et arrondies; yeux placés au centre des deux autres Organes. Dents incisives mitoyennes beaucoup plus grandes que les latérales. Voyez les détails d’une pârtie du crâne et les mâchoires, pl. 7, ûg. 9, 10, Il et 12.
(1) La connaissance de cette espèce est due à Shaw, qui la décrit sous le nom Didelphis /leniaVtoui. Shaw commet une errèur gravé dans , sa description; il àit que la membrane des flancs est prolongée , ce qui n’est pas le cas dans aucune espèce de Plmscogale ni de Dasjrure. La figure qu’il publie est exacte , et n’indique pas l’existence d’une pareille membrane.
DE MAMMALOGIE. Sg
Le pelage est court , laineux et touffu 5 celui de la queue est dur, long et en soies plus ou moins raides. Les moustaches des lèvres sont placées plus près des yeux que du nez, qui est très^long, en houtoir.
Toutes les parties supérieures du corps, la têtCj les flancs, la base de la queue et la face externe des membres, sont d’un gris foncé, un peu plus sombre sur la ligne moyenne du dos qu’aux flancs ; le menton et toutes les parties inférieures sont blanchâti-es j toutes les longues soies de la queue sont d’un noir parfait. Les oreilles sont longues, entièrement nues, et arrondies par le haut,
^ Longueur totale, à peu près i 5 pouces*, la queue seule a 7 pouces environ 5 distance du bord extérieur des yeux à la pointe du nez un pouce -, hauteur moyenne , 3 pouces 6 fig. J’en ai vu de plus grands.
Synonymie. Didelphis penicillatüs, Shaw. Gen. Zool., vol. i, part. 2, p. Soi , tab. i. — Dasyurus penicillatus, Geoff.
Ann. du Musée, vol. S, p. S61, sp. 5 . — Cuvier, Règ. anini. — Nouv. Dict. d’hist. nat., vol. 9, p. iSg. — Schreb. Saugth. supp. tab. 1 52 , B. d. Figure mal dessinée et plus mal enluminée. — Encyc. Mammal.,p. iS!\,esp. 407.
Patrie. La Nouvelle-Hollande. Nous ne savons rien de ses mœurs, sinon qu’il vit sur les arbres.
Les musées des Pays-Bas, de Paris et de, Londres, possèdent des individus de cette espèce.
PHASCOGALE — PHJSCOGJLE MINIMA.
L’espèce est établie sür l’examen d’un seul individu monté*, je n’ai pu voir toutes les dents, et je préviens qu’elle est classée dans ce genre d’après la vue des incisives seulement 5 pour en donner le signalement complet, il sera nécessaire de voir un plus grand nombre de ces animaux 5 il faudra examiner les molaires et l’on pourra juger alors si le sujet décrit ici est, comme je le présume, un jeune dont nous ne connaissons point encore l’état adulte.
6o MONOGRAPHIES
Taille un peu moins forte que le Lérot (Myoxus nitela) d’Europe ; queue plus courte que le corps ; son extrémité aboutit à l’omoplate 5 museau conique 5 oreilles courtes, larges et arrondies 5 le pouce des pieds postérieurs proportionnellement un peu plus long que dans l’espèce précédente. •
Pelage court et cotonneux 5 celui de la queue également court partout. Le poil est fort épais, doux au toucher, roux à la pointe, et d’un cendré noirâtre à la base; toutes les parties du corps et les membres sont à peu près unicolores.
Longueur totale , 5 pouces 4 ou 5 lignes; la queue seule a i pouce
4 ligues. S
Synonymie. Dasyurus minimus. Geoff. Ann. du Musée, vol. 3 , pag. 362, sp. 6. — JYouv. dict. cUHist. nat,, vol. 9, p. i 4 o. — Encycl. Mammal., pag. 264? esp. 4 o 8 . — Cuv. iîègf. anim. — Scbreb. Saugtli. supp., tah. i 52 . B. e. figure exacte. Toutes ces indications reposent sur le même sujet que nous signalons.
Patrie. Le sud de la terre de Diémen. L’individu provient de l’expédition du capitaine Baudin aux terres australes. On ne connaît rien de ses mœurs.
Le musée de Paris possède le seul individu qui nous est connu.
GENRE HmEKCm^. — THYLACINUS (Temm.).
DIDELPHIS {Harris), DASYURUS ( Geoff . , Cuv. , Desm. );
Dents incisives -f égales, bien rangées en demi-cerôle , séparées dans le milieu et aux deux mâchoires par un espace vide; l’incisive extérieure de chaque côté la plus forte. Dents canines grandes , fortes, larges, courbées et pointues comme celles des chats et des chiens (i). Dents molaires y, dont y fausses et y arrières-molaires ,
(i) Le crâne qui m’a servi pour établir ces caractères provient d’un individu parfaitement adulte; toutes les dents sont usées; mais la détrition se remarque particulièrement aux ca-
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très-fortes et grandes j ces dernières , inégalement triangulaires , hérissées de trois tubercules obtus; la première de ces zuolaires a deux tubercules seulement. Molaires inférieures, comprimées, hérissées de trois pointes , dont celle du milieu est la plus élevée. Les trois arrières-molaires ressemblent aux carnassières des chiens et des chats. En tout 46 dents.
On compte 5 doigts aux pieds de devant et 4 à ceux de derrière ; la longueur de ces doigts est comparativement la meme que dans les ferais D as jures , c’est-à-dire qu’aux pieds antérieurs, le médius dépasse un peu le quatrième doigt, et l’index, le cinquième, qui est plus long que le pouce ; aux pieds postérieurs , le second doigt est à peu près égal en longueur avec le troisième , et le pouce avec le quatrième doigt : tous sont armés d’ongles forts, obtus et à peu près droits.
Harris, qui a le premier vu et décrit cet animal, paraît avoir été Lien fondé de le rapprocher de la famille des chiens, en le classant sous le nom de Cynocéphale, dans le genre des Didelphes , où l’on réunissait presque sans aucun égard à leur denture très-disparate, tous les animaux marsupiaux découverts et décrits à cette époque. On peut conclure, d’après le peu que Harris nous apprend sur les dents de notre animal, qu’il a examiné et compté celles-ci. Toutefois, lui ou Lien celui chargé de publier sçn manuscrit , a commis une faute grave , puisqu’il énumère le nombre des molaires à la mâchoire supérieure à 6 sur chaque rang ou 1 2 en total , tandis qu’on trouve 7 molaires partout dans les deux mâchoires, et que le. nombre total de ces dents est de quatre de plus que dans les vrais Dasjures , au lieu de deux molaires supérieures de moins dans la mâchoire supérieure , ainsi que le dit Harris , et après lui tous ceux qui l’ont copié. Il est plus probable que Harris a donné l’indication du système dentaire de son animal , d’après un jeune individu; mais , dans ce cas , il aurait , dû en faire mention. En comparant le crâne de cet animal avec ceux
nincs el aux incisives. Un second crâne, provenapt d'un individu plus grand que celui dont la tête est figurée planche 7 , est pourvu jle dents canines absolument semblables à celles des chiens, f^ojrez le crâne réduit de moitié , pl. 7, fig- i j 2 , 3 el 4 -
des chiens, on doit convenir qu’au premier coup d’œil, la ressemblance parait frappante 5 mais il est facile de voir qu’au total ils diffèrent complètement et d’une manière très-marquée par la forme et par le nombre des dents. La forme allongée du museau, terminé par une espèce de mufle ; les fortes canines , coniques et courbées en dedans , donnent , il est vrai , à la tête de cet animal , une légère ressemblance av'^ec celle des chiens ; mais on peut remarquer encore , qu’indépendamment de la disparité des dents , les arcades zygomatiques sont beaucoup plus fortement arquées et plus larges que dans aucune espèce rie cbiens. Le Thjlacine diffère aussi des vrais Dasy lires avec lesquels il a été réuni, non-seulement par le nombre des vi’aies molaires , la forme de celles de la mâchoire inférieure, la grandeur et la force des canines, la longùeur du museau, mais aussi par l’étranglement très-fort vers le milieu des os maxillaires et le renflement vers l’extrémité de ees os , qui est produit par la gaine où les racines des fortes canines se trouvent logées ; l’élévation du frontal , sou étendue angulaire vers l’orbite , qui correspond à une forte apophyse de l’arcade zygomatique et par le moyen desquels l’orbite est à peu près encadré, ce qui fait que le Thylacine a les yeux placés à peu près de face, tandis que les vrais Dasjures ont les yeux de côté. Les organes du mouvement sont formés de la même manière que chez les Dasy lires ; les pieds sont courts comme dans ces animaux; mais la queue du Thylacine diffère essentiellement de celle de tous les Dasyures , la nudité de la pointe , la forme comprimée et un peu élargie en lacine du bout de cette queue, sembleraient indiquer , ainsi que M. Geoffroy en a déjà fait la remarque, qu’il nage avec facilité. L’habitation de cet animal se trouvé le long des côtes et parmi les rochers qui forment le littoral de là terre de Diémen. La chasse assidue qu’il fait aux crabes , aux échidnés et aux ornithorhynques , peuvent en effet donner quelques indices pour faire conjecturer des moyens appropriés à la natation.
Cet animal, le plus grand des carnassiers marsupiaux que l’Océan produit , est à peu prés de la taille du loup ; sa marche paraît digitigrade; mais , à en juger par l’espace étroit et dénué de poils au^
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dessous du talon, il paraîtrait qu’il a l’habitude d’appuyer souvent toute la plante des pieds postérieurs.
Les organes sexuels sont très-remarquables. La verge est située , comme dans les autres marsupiaux , en arrière du scrotum , près de l’anus : elle est longue de 5 pouces 3 lignes, et son gland est bifurqué comme dans les Sarigues. Le scrotum , au beu d’être attaché par un pédicule mince , paraît susceptible d’être reçu dans tm petit sac dénué de poils et situé entre les deux cuisses ; le scrotum est couvert d’un pelage serré, court et rougeâtre, excepté en dessous, où la peau est nue. N’ayant vu que trois mâles adultes et un jeune du même sexe , il ne m’a pas encore été possible de vérifier l’existence de. leur poche marsupiale chez les femelles; mais , à juger de la conformation des mâles , on doit conclure que les femelles ont une poche semblable à celle de tous les animaux auxquels le Thylacine peut être comparée.
THYLAGINÈ DE HARRIS. — THYLACINUS HARRISH.
Taille de l’adulte d’un jeune loup (Canis lupus).; museau long, étranglé sur les côtés; tête très-large; bouché fendue jusqu’en dessous de l’angle antérieur des yeux ; oreilles larges à la base , et arrondies à la pointe; yeux à peu près de face; queue de moyenne longueur , plus courte que le corps , terminée en lame comprimée , arrondie et obtuse ; croupe zébrée.
Tout le pelage, est lisse , courjt, rude et absolument dépourvu de poils laineux ; les poils du dessus de la tête et du cou sont les plus longs ; ceux du dos les plus serrés , et ceux des parties inférieures plus fin que lu reste du pelage.
La couleur dominante sur les parties supérieures est un grisbrun jaunâtre, nuancé d’olivâtre , plus ou moins pointillé de noir, selon que la fine pointe des poils est colorée de noir ou de jaunâtre ; le noir domine sur le chanfrein , sur le dessus de la tête et aux épaules, et le jaunâtre sur les joues, sur la partie inférieure des extrémités et sur la croupe dans les intervalles des bandes noires dont cette
partie est couverte. Sur le dos et vers la base de la queue, sont seize bandes noires transversales, d’un noir parfait. Elles sont réparties de manière que la première bande naît en arrièi-e des épaules, et les deux dernières couvrent la base de la queue. Les trois ou quatre premières bandes sont étroites et courtes •, celles qui suivent ont une plus grande étendue ; elles descendent sur les flancs et sur les cuisses ^ la quatrième, à compter depuis la base de la queue, fait .sur la cuisse line courbure en avant vers le genou; toutes ces bandes transversales sont plus ou moins réunies sur la ligne moyenne du dos par mie bande longitudinale. La mâchoire inférieure est blancbâtre; le dessous du cou^ la poitrine, le ventre et la face interne des cuisses, d’un cendré clair , qui prend une teinte plus foncée vers l’anus ; toute la région du scrotum est rougeâtre.
Les doigts des pieds sont cachés sous un poil long et rude d’un blanc jaunâtre ; il existe cinq doigts aux pieds de devant , et quatre à ceux de derrière , tous armés d’ongles forts , obtus et presque droits.
L’ensemble , des formes de cet animal offre.au premier coup d’œil de nombreux rapports avec les , mais il tient de plus près à
la famille des Dasjures et des Sarigues, par son corps allongé et surtout par ses extrémités courtes. La forme de la queue est singulière; d’abord arrondie à la base , elle devient plus comprimée vers le milieu, et prend à la pointe une fornae aplatie ou en lame com-r primée, arrondie et obtuse par le bout; elle est bien fournie de poils à la base, nue au milieu, surtout en dessus, et terminée par un petit pinceau de poils longs et rudes. Les arcades zygomatiques sont très-écartées et le museau très -comprimé , à chanfrein arqué; le mufle est divisé par un sillon longitudinal, et les narines latérales et très-grandes.
Les jeunes ont le pelage coloré de la même manière que les adultes fleur fourrure est un peu plus longue et moins lisse , mais la distribution des bandes noires est absolument la même. Je n’ai pas eu occasion de voir le crâne du jeune, mais j’ai examiné deux peaux très-endommagées- de jeunes sujets qui m’ont fourni la preuve des rapports indiqués dans la couleur du pelage.
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Les dimensions de l’individu dont la tête osseuse est figurée pL 7, fig. I à 4 5 sont , longueur totale , 5 pieds 2 pouces 5 lignes ; la queue seule a i pied 7 pouces 2 lignes j la tête 8 pouces ii lignes 5 distance du bord antérieur des yeux à la pointe du nez , 4 Pouces 6 lignes ; hauteur des oreilles, 3 pouces 6 lignes; hauteur du corps aux épaules , I pied 4 pouces 7 lignes ; et à la croupe , i pied 5 pouces 7 lignes. Un second individu offre en longueur totale à peu près 6 pieds, et toutes les autres dimensions correspondantes gn proportion.
Synonymie. Harris a fait mention de cette espèce découverte par lui à la Terre de Diémen ; il l’indique sans doute d’après un individu qui n’avait point encore ses arrière - molaires supérieures poussées des alvéoles. C’est Didelphis cyanocephala , Transact. Linn. Societ., vol. 9 , tab. 19 . Une figure exacte , dont le calque a été donné dans YEncycl. manimal., pl. siippl. J, fiS' 3. — Dasyurus cynocEPHAtus, Geoff. , Ann. du Musée y vol. i5, png. 3o4.
Patrie» La première découverte en a été faite à la Terre de Diémen , dans les parties moutueuses et peu accessildes de cette terre méridionale. Ou dit que l’espèce a été trouvée depuis dans différentes parties de la grande terre de l’Qcéanie. Harris dit que cet animal se tient sur les rochers près des bords de la mer, et qu’il se réfugie daus les antres et dans les cayernes. Il est carnassier et chasse, dit-on, les échidnés, les ornithorhynques , le kanguro Dasyure ou brush kanguro des Anglais, et les crabes. Les mœurs de ce carnassier marsupial n’ont poirit enpore été étudiées; ils méritent, sous plusieurs rapports , de fixer l’attention des naturalistes qui visiteront lés contrées de T’Océanie.
Deux individus d’une conservation parfaite et de forte taille font partie du musée des Pays-Bas ; un troisième, moins grand, est déposé dans le musée de la Société linnéenneà Londres; et un quatrième dans le cabinet de M. Bi’ocks. Les deux crânes du musée des Pays-Bas ont été enlevés des deux sujets ci-dessus mentionnés.
GENRE DASYURE. — (Geoff. j.
, DASYURUS. ( Cuv. , Illig. , Tiedem. , Desmar. )
Dents incisives -f égalés, bien rangées en demi-cercle, séparées dans le milieu et aux deux mâchoires par un espace vide. Dents canines j- médiocres, pointues. Dents molaires |, dont fausses et/| vraies. Ces dernières tuberculeuses 5 l’arrière-môlaire supérieure à peu près liùéaire , et les trois suivantes en triangle. En tout, /ja dents (i).
La tête est conique ; le museau pointu ; le nez , plus ou moins en boutoir , n’est point divisé par un sillon. Les pieds sont longs , grêles , munis de 5 doigts partout, séparés et armés d’ongles petits et crochus ; les pieds postérieurs ont un pouce rudimentaire sans ongle, trèscourt, fort éloigné des autres doigts et ne formant qu’un simple tubercule. Leur queue est non prenante , longue et couverte de poils. Leurs yeux sont vils, placés de coté à peu près au centre des deuaautres orr ganés. Les oi-eilles sont de médiocre longueur, le plus souvent velues, en tout ou en partie 5 leur gueule n’est point fendue jusqu’au bord postérieur des yeux. Les femelles ont une poche qui n’est point distincte et facile à retrouver sur les peaux sèches des individus qui n’ont point eu de portée.
Le mémoire de M. Geoffroy sur les Dasjures nous fournit les particularités suivantes de leur organisation. Us se rapprochent beaucoup des animaux du genre des Sarigues^ comme ceux-ci , ils vivent de chair et d’insectes, et ont les dents appropriées à ce genre de
(i) M. Geoffroy, dans la. très-courte indication qu’il donne des ZJû.y-ure^, paraît avoir pris pour type descriplifdu genre l’espèce qu’il désigne Sous le nom dç Dàsj-itrus jjenicillalus. Nousavons fait, de cette même espèce, le type du genre Phascogale. ( Voyez cet article dans la présente monographie.) M. llliger s’est contenté decopierle travail de M. Geoffroy. MftI. Cuvier et Desmarest oui établi leurs définitions génériques sur l’ejcamen des dents des Dasjures de cette monographie. M. F. Cuvier établit le" genre d’après l’examen du crâne du Daijure à lortgue queue., figuré n». ^3 B. , page-^S. I.e type figuré.dans cet ouvrage- est pris des Dcisjures~* ursîn et Mangé.
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*- nourriture (i) j mais les Sarigues, munis de véritables mains aux extrémités postérieures, avec des pouces opposables, et pourvus d’une queue prenante qui leur sert à s’accrocber aux branches , se tiennent habituellement sur le sommet des arbres les plus élevés , tandis que les Dasyures , au contraire , ayant une queue lâche et les pieds postérieurs pourvus seulement d’un vestige de pouce , ne sont propres qu’à la marche. Les Dasyures vivent à la manière des fouines et des renards (2) , se tenant cachés pendant le jour dans le creux des rochers, et se livrant, de nuit, à la chasse des animaiix qui leur servent de nourriture. Ils mangent la chair corro’mpue des phoques et des cétacés qui viennent échouer et moui-ir sur le bord de la mer. Ils sont très-vpraces , s’introduisent avec audace dans les habitations des homuaes, et y sont très-incommodes. M. Geoffroy prétend qu’ils ne dédaignent point les insectes; mais j’ai peine à le ci’oire; leur régime me paraît totalement carnivore , car il est de fait qu’en captivité ils nç mangent que de la chair. Toutes les espèces de ce genre habitent le vaste continent et les îles de l’Océanie.
Nous réunissons comme étant bien assorties quatre espèces seulement des huit qui ont été indiquées sous cette dénomination. L’espèce selon toute apparence purement nominale du Dasyurus tafa , figurée dans Enyclopédie d’après celîe publiée par White sous le nom de Tapoa tafa, tab. 281, n’a point été vue depuis- par aucun naturaliste , et nous n’avons pu trouver sa dépouille dans les collections d’animaux. A juger par la figure donnée par White, on est dans le doute si l’espèce doit être rapportée à notre Phascogale à pinceau, ou bien à. une troisième et nouvelle espèce de ce genre. Nous éloignons provisoirement ce Tapoa tafa du catalogue des Marsupiaux, dans l’attente de renseigneinens plus positifs à ce sujet. Voici la courte notice sous laquelle on désigne cet animal.
(l} Je suis à peu près certain t[ue les Dasyures àe celle monographie sont uniquement carnivores; nos Phascogales , rangés par M. Geoffroy dans le genre Dasyure , présentent un système dentaire qui fait préjuger un appétit plus exclusivement insectivore.
(2) Les ZJujsynref paraissent en effet remplacer, dans l’Océanie, les tribus des Maries, ^ des Putois et des Fouines , réparties dans les quatre autres parties du globe.
Pelage brun, non moucheté; queue de la meme couleur et cou-*» verte de très-longs poils. On le dit plus petit que notre Dasjure l'zVemn du Port- Jackson. Shaw. Gén. Zool., vol. i, part. 2, pl. 3 , Jig. suppl.
DASYURE URSIN.'— URSINUS.
Taille, par approximation (i), d’un petit Blaireau (Meles taxus); queue, moitié longueur du corps et de la tête, à peu près nue en dessous ; oreilles couvertes d’un poil rai-e et court ; museau court et obtm; yeux au centre des deux autres organes ; des crins ou moustaches très-longues aux deux mâchoires et aü-dessus des yeux; pieds à plante nue couverte de rugosités. Kayez le crâne de l’adulte réduy; de moitié dans tous les détails , pl. 8.
Pelage rude, grossier, les poils soyeux très-gros ; tout l’animal revêtu d’un pelage noir ou brun noirâtre, Sur la poitrine, entre les pieds de devant , un demi-collier blanc , très-étroit (2) ; moustaches noires , celles aux lèvres supérieures longues de 4 pouces ; les deux pinceaux qui partent des bords de la mâchoire inférieure, longs de plus de 2 pouces , et ceux placés au-dessus des yeux de 4 pouces 2 lignes.
Harris donne les dimensions suivantes des deux individus qu’il a eus vivans. Longueur totale, mesure anglaise , 2 pieds 2 pouces ; la queue seule , 8 pouces; la tête , 6 pouces; et la hauteur aux épaules 9 pouces 6 lignes. Les figures que je donne du crâne de l’adulte réduit de moitié peuvent donner une idée de la taille de ce Dasyiire.
Synonymie. Didelphis ursina, Harris, Transact. Linn. lYoc., vol. ç), p. Ï76, tab. ïC),Jîg. 2. Contour et formes très-exactes de
(1) J’ai vu les dépouilles intactes de jeunes sujets ;^mais point de l’adulte. Les crânes , la tête et les extrémités d’individus de forte taille m’ont servi d’indices pour juger de la grandeur de cet animal parvenu à l’état adulte. Les jeunes qui n’ont pas les arrière-molaires , et à canines égales avec les incisives sont, dans ce premier période de la vie , de la taille à peu près du Putois ( Mustela puiorius ).
(2) Harris dit que les .marques blanches sont, répandues irrégulièrement tantôt sur les épaules, tantôt sur le gosier et la croupe.
DE MAMMALOGIE.
l’animal. — Shaw, Gén. Zool., vol. i, p. 5 o 4 . — Dasyurus ursiNus, Geoff. , Ann. du mus . , vol. i 5 , pag. 3 o 5 . — Encjcl. mammal.,pag. 263, esp. 402, pl. supp. '],Jîg. 6, calquée sur celle de Harris. La note de la pag. 262 de cette encyclopédie contient une erreur ou bien une faute d’impression tirée du Régné animal de M. Cuvier, pag. voyez la note ci dessous. Harris indique
très -exacte nient le nombre des incisives, savoir, 8 en haut et 6 en bas 5 et non 8 en haut et 10 en bas , ainsi que le marque M. Cuvier.
Patrie. La grande terre de l’Océanie, Les premières colonies de malfaiteurs qui furent déportées sur cette côte sauvage, dans les environs de Hobart-Town y se trouvèrent très-incommodés de la rapacité de ce carnassier destructeur de leurs volailles; leur chair servit aux premiers besoins de ces malheureux , et Harris dit que son goût ne diffère pas beaucoup de la chair de veau. Ces animaux sont carnivores ; toute sorte de chair leur convient , principalement celle des morses; ils sont les dévastateurs redoutés des basses- cours, et leur nom anglais, qu’ils paraissent justifier par leur naturel, est Native devil. Harris, les a vus accroupis , se sèrvant des pieds de devant pour porter les alimens à la gueule. La portée est de quatre ou de cinq petits qui naissent nus , sont reçus dans la poche abdominale, et adhèrent fortement aux mamelles.
J’ai vu les dépouilles de deux jeunes individus probablement dans la première période de l’âge. Deux crânes complèts de l’adulte , une tête et les pieds de cet animal font partie du cabinet du collégfq des chirurgiens à Londres.
DASYURE A LONGUE QUEUE. — DJSYÜRUS MJCROURUS.
Taille du Chat (Felis cattus domesticus) (i). Queue à peu près de la longueur du coi’ps et de la tête , couverte de taches plus ou
(i) Ceux qui parlent de cette espèce ont probablement indiqué la grandeur sur de jeunes individus. Les adultes sont de la taille du Chat, et point du Putois. Le Tapoo-tafa de White, notre Dasyurus sfiverrinus , ne parvient qu’à la taille du Putois. Celui-ci est facile à distinguer du Dasyurus macrourus , par la queue, qui n’est point couverte de tacbes, tandis que cette partie , chez le dernier, l’est de taches blanchâtres.
moins nombreuses ; museau fin et allongé, oreilles courtes , yeux plus près des oreilles que dü nez.
Le pelage de cette espèce est peu doux au toucher, court et trèsserré ; les poils de la queue ne sont point longs et touffus , et ils diminuent de grandeur en approchant de l’extrémité.
La robe est d’un brun marron, parsemé de taches d’un blanc pur , qui varient de grandeur : elles sont d’abord si petites sur le dos , qu’on les distingue à peine ; puis un peu plus grandes et lai’ges ; enfin., sur les flancs , elles ont près d’un pouce 5 celles à la queue varient aussi en grandeur : elles couvrent la plus grande moitié de ce membre qui est unicolore vers l’extrémité. Les plus grandes taches couvrent les flancs et les côtés du cou ; on en voit aussi de petites sur la tête. Le ventre est d’un blanc sale 5 la tête d’un roux marron , plus clair que le dos, et les pieds antérieurs ont une, teinte jaunâtre. Les oreilles sont courtes et les ongles ont une teinte blanchâtre.
Longueur totale de l’adulte , 3 pieds i ou 2 pouces 5 la queue a i6 pouces. Distance du bord antérieur des yeux à la pointe du nez , I pouce 9. lignes. .
Synonymie. Viverra macülIta , Shaw. Ge'n. ZooL, vol. r ,part. 2,p. 433 — Dasyurus macrourus, Geoff., yénn. du mus,, vol. 3, p. 358, sp. I. — Pérou, Voy, aux J erres Australes , pi . 33. Figure très-exâcte et soignée. — Cuv. , Regn. anim,, p. i'] 5 . — Nouv. dict. d'Hist. nat . , vol. 9, p^ i38. — Schreb., Saugtli. supp., tab. i 52 , B. a. figure passable , mais mal dessinée. — Encycl, manimal., p. 203, esp. 4o3. — Spotted MARTIN , Phill. Foy. Bot., p. 276, avec une figure passable. — White. Voy. tab. 285.
Patrie. L’Océanie. On trouve cette espèce à la Nouvelle-Hollande : elle paraît vivre dans les environs de Sidney-cow. Ses mœurs ne sont point encore connues.
On voit deux sujets adultes et d’une conservation parfaite dans les galeries du musée de Paris. Ils ont été rapportés par l’expédition du capitaine Baudin. Le crâne est dans la collection d’anatomie comparée.
DE MAMMALOGIE.
DASYURE DE MAUGÉ. — DASrURUS MJUGEI.
Taille à peu près du Putois (Mustek putorius). Queue de la longueur du corps seulement 5 celle-ci sans taches , terminée par une mèche blanche \ l’extrémité de la queue pointue et grêle ; le pouce au doigt intérieur des pieds de derrière extraordinairement éloigné des autres doigts et presque totalement engagé dans la peau. Voyez la tête, pl. >7 , figy 5,6,7 ^ cette monographie.
Pelage bien fourni 5 les parties supérieures nuancées de différentes teintes olivâtres et fauves 5 les parties inférieures d’un gris cendré clair -J toutes les parties du corps et de la tête , les pieds postérieurs et la queue exceptés , marquées de grandes et de petites taches d’un blanc parfait. Les poils olivâtres et cendrés , ainsi que ceux jaunâtres de la queue, sont de deux couleurs, vu que leur hase est partout d’un cendré foncé ; mais les mèches blanches qui forment les taches de la robe sont de celte même couleur depuis leur origine 5 la base de la queue à la face supérieure est de la couleur du dos , mais sans taches. Plus loin elle est d’un jaune roussâtre , et l’extrémité de ce poil est noire *, la pointe, qui est un peu en alêne , est tei’ininée par une mèche blanche ; à sa face inférieure , toute la queue est hlan^âtre 5 l’extrémité des quatre membres et la gorge sont d’un blanc pur ; le museau est d’un fauve olivâti'e , marqué dkne tache noire en avant des yeux.
Longueur totale, 20 pouces, dont la queue mesuré 7 pouces 6 lignes 5 distance du bord antérieur de l’œil à la pointedu nez, i pouce 2 lignes j longueur des oreilles, i pouce Clignes. Mesure prise sur un individu adulte. On a eu des sujets qui ont des dimensions un peu plus fortes.
Synonymie. Dasyurus Maugei , Geoff., Ann. du mus., t^oZ. 3 , p. 359. — Schreh., supp. tah. i 52 , B. h., figure mal enluminée. — -Dasycre deMaiigé , Cuv., /îèg^/7. ardm., vol. i,p. 176. — Nouv. dict.d’Bist. natur., vol.g,p. i 38 — Encyclop. tnammal., p. 363 , esp.l^o'^.
Patrie. Très-abondant à la Nouvelle-Hollande, où il se nourrit de chair morte , de volaille et de crustacés.
Musëe des Pays-Bas , deux individus j musée de Paris , deux individus et musée de Vienne.
DASYURE VIVERRIN (i). — FIFERRINUS.
. Taille moindre que le Putois (Mustek putorius) ; museau pointu ; queue de la longueur du corps et moitié de la tête , couverte de poils longs, disposés en pinceau vers le bout et sans aucune tache; formes absolument les mêmes que celles du Dasyure Maugé , mais constammeul moins grand.
Pelage bien fourni ; brun noirâtre , ou couleur chocolat , avec des taches blanches très-grandes et irrégulières : ces mèches blanches sont de la même nature que celles qui couvrent le corps du Dasyure Maugé j ventre gris; oreilles plus courtes et plus ovales que celles du précédent ; queue plus étranglée à son origine et plus touffue à son extrémité.
Longueur de i8 à 19 pouces ; la queue seule a 8 pouces ; distance du bord àntéiieur des yeux à la pointe du nez, i pouce 4 bgpes.
Synonymie. Didelphis viverrina, Shaw, Gén. Zool., vol. i, part. 2, pag. ^91^ tab. iii. — D asyurus viverrinus, Geoff., Ann. (lu mus., vol. p. 36 oy esp. 3 . — Encycl. mammal., pag. 263 , esp. 4 o 5 . — Cuv., -Règ. anim. — ISouv. Dict. dhist. nat . , vol, 9, pag. 139. —-Dasyurus maculatus, Geoff., Calai, du mus., p. i 47 - — Spotted Opossum pr Tapoo-tafa , Phillip. Voy. Bot. , pag. i 47 j avec une mauvaise figure. — White. Eoy. New-Souih-W aies , App., p. 285, avec une très -bonne figure. — Schreb., Saiigth. , .îm;?/?. , toô. i 52 ^ B. c. Figure passable.
Patrie. Cette espèce vit à la Nouvelle-Hollande^ dans les environs du Port-Jackson. ^
Musées des Pays-Bas, de Paris et de Vienne.
(1) l'apoo-tafa, nom de cette espèce parmi les tribus sauvages de la Nouvelle-Hollande,
DE MAMMALOGIE.