COMPOSÉE DES FÉLIS DE L’ANCIEN CONTINENT ET DES' ARCHIPELS
mus UO^. — FEUS LEO.
Taille difféi-ente , selon les climats et les contrées; queue plus courte que moitié la longueur du corps et de la tête , terminée par un gros flocon de poils. La tête et le cou du mâle ornés d’une crinière qui manque chez la femelle. Point de taches ni de raies dans l’adulte. Les jeunes variés de Landes transversales et de taches irrégulières très-marquées. Voyez le crâne du Lion et de la Lionne , Cuv.j Ossem. foss . , nouv. édit., t. 4, pl. 33 , fig. i , 2 , 3 eZ 4- L’ostéologie du Lion a été illustrée par une gravure parfaite du squelette publié par MM. Paûder et d’Alton.
On trouve trois races ou variétés distinctes dans cette espèce; ces races sont peut-être le produit de climats différons.
a . Lion de Barbarie.
Pelage presque totalement composé de poils soyeux; les laineux courts et fort rares. Le mâle a le dos, les flancs, tout le train de derrière, les jambes antérieures et la face couverts d’un poil court, même ras et serré, d’un fauve brun, résultant de poils fauves dans la plus grande partie de leur longueur , et noirâtres à leur extrémité, et d’autres poils entièrement noirs, épars sur tout le corps. La poitrine, les épaules, le cou, le devant de la tête, une partie du dos, la ligne moyenne du ventre, le coude, la partie antérieure des cuisses et le bout de la queue revêtus de longs poils , mélangés de noir et de fauve ; et ceux des côtés, du cou et de la tête, beaucoup plus longs que les autres , et, tombant en épaisses mèches noires et fauves, forment cette belle crinière qui est exclusivement propre au Lion ,
DE MAMMALOGIE.
parmi les Chats, et qui contribue, plus qu’aucun autre de ses caractères physiques , à lui donner cet air grave et imposant qu’on lui reconnaît.
La Lionne , arrivée à l’âge adulte , diffère du mâle par l’absence de la crinière et de tous les poils en mèches , à l’exception du flocon à la queue. Des proportions plus allongées et une tête plus petite la distinguent.
Les jeunes, même les mâles, n’ont aucune trace de crinière ^ leur queue ^’est point terminée par un floCon; tout leur corps est couvert d’un poil assez touffu , à demi frisé, et non point lisse comme celui des vieux individus ; d’un fauve, sali par du noir et du gris, qui provient d’anneaux de ces divers couleurs répartis sur chaque poil. Sur ce fauve , se voit , le long du dos. et de la qtieue, des bandes noires, transversales et parallèles les unes aux auti’es, qui, réunies à leur partie moyenne , produisent une ligne longitudinale depuis le derrière de la tête jusque vers l’extrémité de la queue. Sur la tête et les membres sont des taches noirâtres de diverses formes , plus ou moins nombreuses , et assez irrégulièrement marquées. Le derrière des oreilles est entièrement noir 5 les parties inférieures et les côtés du corps sont plus pâles que les supérieures , et des moustaches assez fortes garnissent les lèvres. Les bandes dorsales dispai-aissent à la première mue 5 les taches de la tête s’effacent ensuite, et ce sont celles des membres qui disparaissent les dernières^ ce n’est même qu’après l’état adulte , ou à Ja cinquième année , qu’elles disparaissent entièrement. • .
h . Lion du SénÉga.l.
On peut le distinguer du Lion de Barbarie au pelage d’une teinte plus jaunâtre et plus, brillante , par une crinière moins épaisse et moins longue , par le manque total de longs poils à la ligue moyenne du ventre et aux cuisses. La crinière est le plus souvent courte , toute fauve , sans mèches de poils noirs , et moins étendue sur le garrot et aux épaules. Sa taille est aussi plus petitè. Les lionnes ,
quoique moins grandes que celles de Barbarie, ne diffèrent sous aucun autre rapport.
c . Lion de Perse.
Est remarquable par la couleur très-claire de sa robe, d’un Isabelle très-pâle. La crinière touffue est plus mélangée de poils de différentes teintes que dans les deux races précédentes 5 on ne voit point de longs poils à la ligne moyenne du ventre, ni aux cuisses; les grandes mèches de poils noirs et- de poils brunTfonc^ de la crinière paraissent davantage sur le fond pâle et très-ras du reste de la robe. Cette race paraît encore moins grande que celle qui nous vient du Sénégal. La lionne a de- même le pelage pâle du mâle. Mais elle ne diffère en rien des femelles de la race de Barbarie et du Sénégal. ,
Longueur totale du mâle, de 7 à 8 pieds et au delà, dont la queué porte 2 pieds 7 ou 9 pouces ; hauteur , au garrot , 2 pieds 9 pouces.
Synonymie. Le plus grand nombre des figures de Lions publiées parles auteurs manquent de vérité et d’exactitude; celle de Maréchal, dans l’ouvragé intitulé : Ménagerie du muséum d’histoire naturelle, et les belles planches lithographiées de MM. Geoffroy et F. Cuvier, Histoire des Mammifères , ne laissent rien à désirer. Felis Leo , Linn. , Gmel. , syst. i , p. 'jS. ■ — • Schreb. , Saiigth , e. 3 , p. 376, tah. 97 , à et i. — Buffon a parlé du Lion avec cette beauté de style qui caractérise ses immortels écrits; mais ses descriptions sont plus poétiques que vraies.
Patrie. On trouve des Lions dans presque toutes les contrées de l’Afrique; ils sont plus abondans dans les déserts et vers l’intérieur que le long des côtes et dans les pays à demi civilisés. Ils paraissent aussi répandus dans quelques parties de l’Asie, mais point dans l’Inde ni dans les îles de l’Océan Indien; car il est bien constaté que les grandes îles des Moluques, les archipels deS Philippines, de l’O-