NI. — MIMÉTISME ET RESSEMBLANCE PROTECTRICE
Il n’y a pas bien longtemps que l’on considérait comme un caprice de la nature la ressemblance de certaines chenilles avec des brindilles de bois ou celle de plusieurs Lépidoptères et Orthoptères avec des feuilles mortes; de nos jours, l'observation à amené la découverte de cas si fréquents, si précis et si concluants de mimétisme qu'il semble étonnant de ne les avoir pas remarqués plus tôt.
La lutte pour la vie, dans ses manifestations orandioses, se produit incessamment et exerce son action sur tous les corps, et de même que :les neutralisations chimiques de certains gaz ou de substances, en apparence inertes, ne sont en réalité qu'une absorbtion du plus faible par le plus fort, de même, dans la série organique des êtres, toutes les plantes, tous les animaux recherchent la meilleure part de la vie.
Le mimétisme est la résultante de l'adaptation au milieu. Tous les animaux sont astreints à se cacher, les uns pour se soustraire aux attaques de leurs ennemis, les autres, afin de se dérober en attendant le moment de fondre sur leur proie : la couleur fauve ou grise de la plupart des animaux du désert se confond avec celle du sol. Le tigre lui-même, avec sa robe fauve rayée de noir et son ventre blanc, ne décèle pas sa présence au milieu des bambous dans lesquels il se tapit. Si la robe ou la parure des animaux brillent du plus vif éclat, c'est qu'ils ont alors d’autres moyens de protection, sinon agressifs, tels que bec et ongles, du moins