MIMÉTISME ET RESSEMBLANCE PROTECTRICE
rieure des Buprestides est excessivement résistante et d’une dureté telle qu’une épingle ordinaire ne suffit pas à la transpercer; il faut, pour y arriver, employer une aiguille en acier. Il peut exister une corrélation entre le brillant du coloris et la résistance de la carapace; cette coloration pourrait être une indication pour les insectivores, un avertissement de l'inutilité qu'il y aurait pour eux à poursuivre leur proie, puisque bec ou dents s’use- ‘aient à essayer de les déchiqueter; les Buprestes les plus durs ayant réussi à se protéger, les autres, moins résistants, auraient pu acquérir leurs couleurs par ressemblance protectrice. Cela expliquerait la richesse de coloris de beaucoup de Buprestes, notamment des Chrysochroa, nus, dépourvus de pulvérulence et à tégumentation relativement peu résistante.
La ressemblance protectrice est plus fréquente qu'on ne pourrait le supposer chez les Buprestides. Un Julodis, surtout parmi ceux de la région du cap de Bonne-Espérance, doit, pendant le vol, avoir une grande ressemblance avec certains Hyménoptères et surtout avec les Bourdons: beaucoup de Buprestes, notamment les Diadoxus, peuvent, de même, pendant leur vol rapide, être pris pour des Guêpes; la plupart des Stigmodera sont dans le même cas et beaucoup de petits Agrilites ressemblent à des Chrysis par leur coloris bigarré. Un Agrilus, avec ses antennes mobiles et son vol saccadé, ses taches claires sur un fond obscur, appelle immédiatement à l’esprit l’image d'un Ichreumon.
Ces quelques remarques ne peuvent évidemment s'entendre que pour l’insecte en activité; au repos, les moyens de défense sont autres et tiennent, comme on l’a vu plus haut, du mimétisme.