‹ Monographie des BuprestidesChapitre 20 sur 251 · VIE — ÉVOLUTION, VIE LARVAIRE · texte numérisé non relu

VIE — ÉVOLUTION, VIE LARVAIRE

Les larves des Buprestides ont une grande analogie avec celles des Longicornes. Comme celles-ci, elles sont essentiellement xylophages.

La ponte a lieu dans l'intérieur de l'écorce, dont la première couche est percée par l’oviducte de la femelle. La larve, dont la vie moyenne dure au plus deux ans, creuse dans le bois ou dans l'intérieur de l'écorce des galeries très sinueuses, s'élargissant à mesure que grandit l’insecte, qui à la faculté de replier son corps pour chercher des points d'appui contre les parois des galeries, de dilater son thorax de manière à presser sur ces parois et de s'y cramponner à l’aide des aspérités qui le couvrent. Il attaque ainsi le bois avec ses mandibules, qui font l'office d'un rabot, en détachant un mince copeau par un mouvement de brusque recul de la tête. Des spinules dirigées en arrière et qui revêtent le corps de la larve, l’empêchent de glisser lorsqu'elle s'avance; ces spinules, assez semblables aux papilles de la langue des chats, sont parfois remplacées par des mamelons sphériques et dilatables, situés sur le thorax.

Les larves des Buprestides, du moins celles de quelques espèces européennes, attendu que l’on ne possède encore que des données très vagues sur deux ou trois espèces exotiques, peuvent être divisées en deux catégories, attendu qu’elles présentent deux formes typiques, dont la première peut se rattacher à celle de l'Ancylocheira (Buprestis) flavoma-

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