ÉVOLUTION, VIE LARVAIRE
culata, dont la description détaillée, donnée par Perris (1), mérite d’être reproduite en entier :
Longueur 0",030-0",036. Charnue, médiocrement aplatie et moins large antérieurement que celles des Chrysobothris et des Anthaxia.
Tête subcornée, roussâtre, presque entièrement enchàssée dans le prothorax; front marqué d’une fossette large et peu profonde, sur laquelle passe un petit sillon en arc renversé, allant d’un angle à l’autre ; bord antérieur taillé en biseau, sauf le milieu qui est tranchant, avec une petite bordure noirâtre et cornée. Épistome trapézoïdal, labre assez saillant à bord antérieur droit et muni de cils touffus et roussâtres., Mandibules courtes se joignant à peine, ferrugineuses à la base, jusqu’à une petite crête transversale, à partir de laquelle elles sont noires; face externe assez large, face interne étroite, creusée en une gouttière dont les deux bords ont une petite dent près de l’extrémité, qui est peu profondément bifide; face supérieure montrant, vers le milieu, deux petites dents internes et contiguës. Màchoires courtes, peu robustes ; lobe paraissant articulé avec elles, cylindrique, arrondi à l'extrémité, qui est couronnée de cils spinuliformes. Palpes maxillaires un peu inclinés en dedans, de deux articles, dont le premier, un peu plus grand que le deuxième, porte quelques cils à l’extrémité. Lèvre inférieure divisée en deux lobes arrondis et bordés de cils roussätres, comme le labre, ayant au milieu une proéminence profondément bilobée et pubescente qui n’atteint pas le bord antérieur, et est séparée des bords latéraux par une cavité longitudinale, à la base de laquelle est un palpe rudimentaire d’un seul article tuberculiforme. Antennes courtes, coniques, de trois articles, le premier, le plus grand de tous, un peu ventru et rétractile, le deuxième cylindrique, le troisième un peu plus court et
(1) Ann. Soc. Ent. de France, 1863, p. 152, pl. IV, fig. 189-194.
subtronqué à l'extrémité, près de laquelle surgit extérieurement une soie. Tous ces organes roussàtres, sauf le premier article des antennes, qui est d’un blanchâtre livide.
Prothorax très grand, un peu étranglé au tiers antérieur, où il est marqué d’un pli transversal, puis dilaté et arrondi latéralement; subcoriace et un peu roussatre, ayant en dessus deux sillons luisants réunis en forme de V renversé et en dessous un sillon unique; autour du V, sur un espace linéaire et aux deux extrémités du sillon inférieur, de petites rides transversales, dont les sommets sont parsemés de rugosités cornées, à peine visibles à une forte loupe. Mésothorax beaucoup plus étroit que le prothorax, et trois fois plus court que lui; marqué d’un pli transversal ; métathorax un peu moins large que le segment précédent, mais un peu plus long; ces trois segments, le premier surtout, revêtus sur les côtés de poils roussâtres, courts et extrèmement fins.
Abdomen couvert de poils comme ceux du thorax; les huit premiers segments égaux en tous sens, marqués eñ dessus et en dessous d’un pli médian transversal, et de chaque côté d’une fossette roussaâtre dessinant un bourrelet qui parcourt les flancs; neuvième segment, un peu plus court et un peu plus étroit que les précédents, sans pli transversal, à fossette et bourrelet latéraux moins marqués; dixième, de moitié plus court que le neuvième, en forme de mamelon, parcouru postérieurement par un petit sillon roussätre qui le rend un peu bilobé.
Tout le corps, moins le dernier segment, couvert de très petites spinules très rapprochées, dirigées en arrière, visibles seulement au microscope, et qu’à une forte loupe on prendrait pour de petits points roussâtres.
Pattes nulles, remplacées par de petits mamelons à peine rétractiles, placés sous les deux derniers segments thoraciques et le premier segment abdominal, Le mésothorax n’en a que deux, très peu apparents, au-dessous des stigmates. On en voit quatre sous le métathorax, dis-
ÉVOLUTION, VIE LARVAIRE O9 posés en une série transversale et arquée, et dont les deux extérieurs sont les plus saillants. Le premier segment abdominal présente un gros mamelon central, triangulaire, dont la base s’appuie sur celle du segment et dont les côtés sont entourés par quatre tubercules arrondis et bien visibles.
Stigmates roussätres ; la première paire, un peu en croissant transversal, située près du bord antérieur du mésothorax, un peu en dessus; les autres, elliptico-orbiculaires, au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux.
La Nymphe est blanche avec les yeux un peu rougeûtres, entièrement glabre, molle et n’offrant rien de particulier, si ce n’est sur le bord postérieur des six premiers segments abdominaux, un petit mamelon de chaque côté et un médian et dorsal plus saillant, en forme de grosse papille inclinée en arrière. Ces mamelons et papilles ne peuvent servir aux mouvements de la nymphe, qui est toujours immobile ; ils ont sans doute pour but d’amortir les chocs qu’elle pourrait recevoir. Elle est protégée, du côté de la face ventrale, par les divers organes, antennes, élytres, pattes, qui s’y trouvent rassemblés.
Cette description peut se rapporter aux larves de la plupart des Buprestides dont la métamorphose est connue, et qui n’appartiennent pas à la tribu des Agrilines. Celles-ci constituent le deuxième type, présentant des différences sensibles avec le premier, comme le prouve la description qui suit, donnée également par Perris, pour la larve de l’Agrilus derasofasciatus Lac.
Larve. Longueur 0",010. Tête très petite, rétractile, d’un blanc roussätre, avec le bord antérieur et une tache triangulaire de couleur ferrugineuse sur le front; deux lignes brunes de la base des mandibules au vertex. Bouche
rousse; mandibules noires, courtes, luisantes et lisses, légèrement taillées en biseau au bout; épistome transversal et très court; labre petit, semidiscoïdal; palpes maxillaires de deux articles, premier élargi au bout et muni d’un faisceau de petites soies à l'angle extérieur ; deuxième obeonique, plus court que le premier. Màächoires à lobe presque aussi proéminent que les palpes, et sétulifère. Lèvre carrée, tuberculée en devant, mais sans palpes. Antennes rousses, insérées à la base externe des mandibules, rétractiles, de deux articles peu allongés, premier cylindrique, deuxième en mamelon, hérissées de petites soies et surmontées d'un poil assez long.
Corps blanc, apode, déprimé, en pilon moins prononcé que dans les autres larves, de 13 segments : 3 thoraciques et 10 abdominaux ; premier, roussàtre, plus long et une fois et demie aussi large que les suivants, élargi au milieu, avee un étranglement au tiers antérieur, finement chagriné sur le reste de la surface; un sillon longitudinal ferrugineux, qui n’atteint pas le bord antérieur, en dessous et en dessus; 2-3, moins aplatis, très courts, chagrinés, et de la largeur des segments abdominaux; 1-7, allongés, aplatis, munis sur les côtés d’un bourrelet rendu saillant par une fossette en dessus et une en dessous; 8-9, de moitié plus courts, pourvus de bourrelets ; 9°, très légèrement chagriné postérieurement; 10°, court, arrondi et muni, postérieurement, de deux larges appendices droits, cornés, d’un ferrugineux allant en se rembrunissant, parallèles, tronqués au bout, comprimés latéralement, subtriangulaires, bidenticulés en dedans; leur base se prolongeant sur le segment en une petite crète cornée et un peu arquée, de manière à former presque un arceau ogival. Ces deux appendices dentelés paraissent se retrouver dans toutes les larves d’Agrilus. Côtés du corps parsemés de poils très fins et blanchâtres, fort touffus sur le dernier segment, moins les appendices. Stigmates ronds, entourés d’un périmètre roussätre, au nombre de