ÉVOLUTION, VIE LARVAIRE
neuf paires; la première, la plus grande, près du milieu du mésothorax ; les autres, au tiers antérieur de 1-8 segments abdominaux.
La larve du derasofascialus vit dans les tiges et les rameaux récemment morts de la vigne; elle rampe sous l'écorce en traçant des galeries plus ou moins sinueuses, selon la grosseur de la tige ; son existence est de près d’une année ; et pour se transformer, elle pénètre dans le bois quand l’écorce n’est pas assez épaisse.
La Nymphe est nue, blanche, très molle, entièrement glabre et n'offre rien de particulier; on y entrevoit toutes les parties de l’insecte parfait.
Parmi les larves du premier groupe, on connaît celles d’une quinzaine d'espèces européennes; ce sont : Chalcophora mariana Ratzeb., Chalcophorella F'abricti Bertoloni, Capnodis tenebrionis Cast. et Gory, Dicerca berolinensis Klingelh., Poecilonota (Lampra) rutilans Chap. et Cand., Eurythyrea austriaca Herbst, Buprestis flavomaculata et octoguttata Perris, Melanophila cyanea Perris, Anthaxia quadripunctata Ratzeb., morio et manca Perris, Chrysobothris affinis (nec Chrysostigma) L. Dufour, et Solieri Perris.
Lacordaire cite, d'après Chapuis et Candèze, un Dicerca costicollis Chap. et Cand., sans que l’on puisse trouver trace d'une description de ce nom.
Les larves connues du second groupe sont celles d'une série d’Agrilus : Aubei Aubé, nocivus, tenuis, angustulus, biguttatus Ratzeb., viridis Mars., derasofasciatus, viridipennis, sexguttatus et cinctus Perris et des Trachys nana Heeger et minuta Heyden.
Parmi les espèces exotiques, Castelnau et Gory donnent la figure de la larve du Sternocera chrysis Fab., qui ne rappelle en rien la forme ou les carac-
tères des deux groupes précités, et Hope décrit une larve qui peut entrer dans la catégorie de celles du second groupe et appartenant à un Agriline de l'Australie : Diphucrania (Ethon) auriflua.
L'absence de documents rend donc pour le moment impossible une étude de l’évolution des Buprestides et de l'examen comparatif des larves et des nymphes. Tout ce que l’on sait actuellement, c'est que les Agrilines ont une forme larvaire distincte des autres groupes de la famille. Les éléments de comparaison font défaut pour des tribus entières, puisque seules celles des Chalcophorines, des Buprestines, des Chrysobothrines et des Agrilines sont très imparfaitement connues.
JULODINES 97
MRTEUME = CC ODINT
CHRYSOCHROITES Cast, & Gory (pars), Monogr, Bupr., t. I* (1835). |
JULODIDES Lacord., Gen. Col., t. IV, p. 10 (1853).
JULODIDES Mars., L'Abeille, t. II, p. 25 (1865).
JULODINI Le Conte & Horn, Smiths. Inst. (1883).
JULODINI Kerrem., Ann. Soc. Ent. Belg., t. XXXVII, p. 114
CARACTÈRES. — Cavité sternale formée par le mésosternum seul ou dans son fond par le métasternum. — Pores antennaires diffus sur les deux faces des articles et cachés par une pubescence d'apparence hydrofuge. — Écusson invisible. —
Hanches postérieures peu dilatées intérieurement, leur marge postérieure horizontale et légèrement sinueuse. — Articles des tarses larges et aplanis, le dernier rectangulaire.
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — Cette tribu est propre à l’ancien continent, à l'exception des îles de la Malaisie et de Madagascar. En Europe, elle ne s'étend pas au nord, au delà de la sous-région Méditerranéenne ; en Asie, on ne trouve ses représentants que dans la sous-région Caspienne, au Turkestan, dans l’Hindoustan et en Chine; par contre, elle est répandue dans toute l’Afrique.
Tableau synoptique des genres
1. Cavité sternale formée en entier par le IMÉSOSÉCLAUMIENN 0.0. APCE RE RER Cavité sternale formée latéralement par le méso- et dans son fond par le métasternum . . 4. 2; Pas de saillie sternale «Eee OR SC RE Une saillie sternale. . . . . . 1. Sternocera. 3. Pronotum non globulaire, atténué en avant; élytres conjointement acuminés au sommot. NN CNRS Juipdis.
Pronotum globulaire, convexe et rétréei sur les côtés en arrière; élytres séparément acuminés au sommet avec un vide anguleûx'sutural, 4500 CN ONE Re 2 Mulodelia:
4. Crochets des tarses lobés à la base . . 2b. Neojulodis. Crochets des tarses simples . . 3. Amblysterna.