licrculeana Klug. Mozambique intérieur
« Ces insectes, dit le docteur Klug, ne sont pas toujours faciles à distinguer. Cependant les ? paraissent être plus convexes que les <? et avoir la tête et les mandibules plus petites que ces derniers. » Linnœa Ent. ■ vol. Il, p. 417 CD.
Le lecteur a lu dans la diagnose de ce genre tout ce qui concernait les sexes des Manticora.
Espèces de Klug. La M. tuberculata est la plus anciennement connue, celle que l'on rencontreleplus généralement dans les collections.
La M . granulata (Linnœa Lut., p. 4*20, pi. 2, fig. 5) est fondée sur un insecte de l'Afrique méridionale, unique dans la collection de M. Melly, à Liverpool.
(1) Klug ne devait pas être parfaitement sûr de ce fait, puisque, comme je l'ai dit plus baut, il s'est servi de caractères sexuels pour distinguer l'une de ses espèces, M. granulata. Voir plus loin le paragraphe qui se rapporte a cette dernière.
DES CICINDELIDES.
Cet entomologiste, selon Klug, la confondait à tort avec la M. latipennis. Elle n'appartient évidemment pas à cette espèce. Les principaux caractères qui, toujours d'après Klug, doivent la distinguer de la tuberculata, sont : une taille plus petite, des élytres plus élargies et convexes, et les 2% 3e et 4e articles des antennes bruns. La plupart des Manticora ? sont de plus petite taille que les <? dans la même espèce, et toutes ont les élytres convexes et moins élargies que ces derniers. Quant à la coloration brune des trois articles des antennes, elle varie dans toutes les espèces, depuis le noir jusqu'au brun, voire même jusqu'au rouge foncé. Or, ce ne sont pas là des caractères spécifiques. Tout bien considéré, je suis amené à croire que la M. granulata n'est qu'une ? de la M. tuberculata.
M scabra est une espèce distincte, parfaitement trancbée.
M. Herculeana Klug (Linnœa Eut., p. 423, pi. 2, fig. 7), est, dit cet entomologiste, voisine de la M. latipennis. Mais en quoi diffère-t-elle de la scabra? Je possède plus de vingt-cinq individus de celte dernière, et je vois que, depuis ses plus grands jusqu'à ses plus petits développements, il existe une chaîne continue qui relie Yhercukana à la scabra. Ce sont les mêmes formes, les mêmes granulations; on peut même dire de la première : Manticora scabrœ ut ovumovo similis.... Elle n'est, en effet, autre chose que le grand développement de cette dernière, et Klug aurait été le premier à en convenir s'il avait eu mes séries sous les yeux.
Enfin, M. latipennis, Waterhouse, voisine de M. scabra, est une espèce bien distincte et excessivement rare.
Ici se termine la revue de la Monographie des Manticora du docteur Klug; aux espèces qu'elle renferme, je dois en ajouter une autre, M. Sichelii, lus remarquable et très distincte de celles qui la précèdent.
Caractères spécifiques communs à toutes les espèces. Corps entièrement noir, bru. mitre ou rnugeâtre chez quelques individus. Tête avec quelques points enfoncés ; deux raies parlant de la base des antennes et remontant obliquement vers le milieu du Iront, où l'on aperçoit une petite excavation. Epistome plus ou moins criblé de gros points enfoncés. Antennes ayant ordinairement les quatre premiers articles noirs, les autres brunâtres; chez quelques individus, les quatre premiers articles sont bruns ou rougeàtres. Labre et