Chapitre VIII
Moyens auxiliaires de la cure.
Quelque grande que soit la vertu curative de nos eaux, quelqu’étendue qu’en soit l’application, on n’en obtiendrait néanmoins que des résultats incomplets si l’action salutaire n’en était secondée par des moyens auxiliaires très eficaces. Ces moyens consistent dans les influences climatériques, dans le régime auquel on soumet le corps et l’esprit, et dans l’emploi d’autres médicaments. C’est au médecin des eaux qu’il appartient de former le plan du traitement, d’apprécier scrupuleusement chaque cas individuel, et de s’emparer de toutes les influences salutaires qui se présentent à lui pour en diriger l’action combinée vers le but proposé. On recontre souvent des difficultés dans l’exécution de ce plan du traitement. Si les malades se montrent toujours disposés à boire les eaux et à prendre les bains, il n’en est pas de même
pour les prescriptions du régime, et le médecin doit user de tout son ascendant pour les y soumettre. Les moyens auxiliaires sont utiles à tous les baigneurs, mais chez certains malades ils acquièrent une importance telle qu’ils deviennent le point essentiel de la cure; les eaux ne servent plus alors que comme remède adjuvant, et comme un moyen propre à donner au malade des habitudes régulières et à l’engager à persévérer dans le traitement.
Nos thermes comportent une application très étendue de moyens auxiliaires dont nous allons examiner les plus remarquables.