SECTION IK
^ , Grèves par scions (surculus).
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....jCARAcriRE DiSTiNCTiF. Ces greffes s'eiTectuent avec de jeunes pousses ligueuses , telles que bourgeons , ramilles , rameaux , petites brandies et racines , qu'on sépare de leur individu pour les placer sur un autre , afin qu'elles vivent et croissent à ses dépens.
Rapports. Les boutures, séparées de leurs pieds, sont mises en terre soit pour y pousser des racines , soit pour y produire des bourgeons et devenir des plantes complètes. Les greûes par scions sont , pour ainsi dire , plantées sur des végétaux poury commencer une nouvelle existence. Toute la différence , c'est que les boutures végètent par leurs propres moyens, tandis que les greffes tirent une grande partie (i) de leur nourriture des racines du sujet. C'est que les boutures sont des êtres homogènes , et les greffes des individus hétérogènes.
Cette section renferme ce qu'on nomme communément les greffes en fente , en couronne , de côté, par juxta- position et en bouts de branches. Elles sont réunies dans la même section, parce qu'elles n'offrent pas de caractères as^ez tranchés pour être séparées autrement que par séries.
La Théorie he ces gjlutees jcoiisiite ii i:.o.uper les scions
(i) Une gra^e partie... Les arbres ne vivent pas seulemcint des sucs puisés dans le sol par les racines : les f«ullies pompent dans L'atmosphère des iluîdes qui contribuent beaucoup à l'accroissement des CQUches ligneuses.
phiaîeurs jours^ d'avance , afin qti^îls soient moins en sève que les sujets sur lesquels ils doivent être placés (i). Il faut aussi avoir soîn d'opérer ^rielques-ilnes de ces greffes pendant le plein de la sève , et toutes les autres de la même section pen* dant l'ascension de ce fluide.
Comme les greffes dea arbres qui se dépouillent de leurs feuilles pendant l'hiver peuvent être coupées dès le mois de novembre , on les conserve en état d^êtré greffées au printemps suivant 9 en le^ plaçant <en terre ^ soit dàhëun Cellier^ soit en des plates-bandes à Pexposîtîon du nord. ■ ' * Pour les pla'cer sur les sujets , il faut souvent couper la sommité de la tige de ces derniers , quelquefois celle des branches^ "ti toujours il est indispensable de faîre*'d6is ineisionë ou des *én taillés plus ou moins profondes* ; \, .a . ; i ' Toutes ces plaies doivent être feites avec deftihstrumenis bien tranchans , pour qu^eltes soient nettes ^ et que les écôrces soient "côiiservées entièiîes sur leurs bords/ ' - ; » - r
t^^'Lès^ ustensiles nécessaires à r exécution- des giièffes de cette
'jiéfctîoh Soiit , comme pour celles de la précédente 'j' une ser- 'jjétte ét^ tftr^ffoïr'j mais il faut ajouter tfoîs autres petits instrumens- figurés dans la planches de la 3^. section. Le premier (fig. 8) est une espèce de couteau , qui sert? d'abord à fendre le sujet qae l'on veut greffer, et ensuitéyau'inoyen du coin •qui se trouve à'I'une dé ses extrémités , à écak*terles deux parties de la tî^e tiàindi^ qtte l'dnf y introduit la greffe. Le second (fig. 9) est un maillet^d'utibbis assez dui" pour faire pénétrer
( I ) On conçoit que si la végétation de la greffe était phis-avancée que celle du sujet, ne recevant pat de ce dernier autant de sève qu'elle en a besoin , elle périrait \ au lieu que si le sujet est plus en sève que la greffe, il lui comMumcpiera facilement toute Ift nourriture nécessaire à son déveioppemeiitr
le couteau dont il vient d'être question dans les tiges que l'on veut fendre. Enfin le troisième (fig. 7 ) est employé pour sépa* rer j dans les greffes en couronne ^ Fécorce de l'aubier à l'endroit où l'on veut introduire un jeune scion. On se sert pour cela du petit bec d'ivoire creusé en gouttière que l'on remarque à l'extrémité droite de l'instrument. Une petite scie à main est encore nécessaire pour couper les sommités de quelques branches trop grosses pour être enlevées avec la serpette ^ et dans ce cas ce dernier instrument ne sert qu'à parer la plaie.
La coïncidence deâ couches du liber des greffes et des sujets est de rigijfeur , au moins dans la plus grande partie des points £e contact.
Enfin j les greffes de cette section exigent des ligatures y souvent dës^emplâtres qui les préservent de la pluie et du hâle ^ et quelquefois des appareils.
Usages. Les greffes par scions sont plus faciles à exécuter^ et d'un usage lieaucoup plus général que les greffes par approche.
.On lés effectue sur de jeunes sujets âgés de huit mois , sur dès arbres adultes ', et sur des branches de vieux arbres appro* chant de la décrépitude.
Elles ont pour but spécial de multiplier des variétés et dés races qui ne se propagent pas.de semences avec leurs qualité^^ et de transformer des espèces communes en arbres plus rares où plùs'é^timés. Elles proqurent aussi dés jouissances pliis promptes 9 mais en général moins durables que celles que l'on obtient par la voie des semis.
Division en S]éHi£S« Gomme les espèces de greffes qui appartiennent à cette section sont nombreuses ^ on les a divisées en
cinq séries , en raison des parties des arbres avec lesquelles on les effectue , et des opérations qu'elles nécessitent.
1™. Série, greffes en fente.
2^. Série , greffes en tête ou en couronne.
3"*. Série, greffes en ramilles. i
4*^. Série , greffes de côté.
5^. Série , greffes par racines et sur racines.
S^RiE I'^*. Greffes en fente.
Caractkbe. Ce qui constitue le caractère distinctif des «greffes de ceïte série, c'est qu'elles s'effectuent avec des ramilles ou jeunes pousses de la dernière sève , munies de deux , de cinq -ou d'un plus grand nombre d'yeux, ou gemma j que pour les -poser on est obligé de couper la tête des sujets , et d'y pratiquer des fentes pour y introduire les greffes dont la base est tailléo en lame de couteau.
Temps de l'exi5cutiok. Elles se pratiquent presque toujours au printemps , à sève montante , et nécessitent des ligatures , des poupées , ou un enduit de l'amalgame décrit page i4) note i .
But d'utilité. Leur usage le plus fréquent est de former des arbres fruitiers à tiges , pour établir de grands vergers agresteSj des quinconces, et border des chemins vicinaux et
des routes.
SORTES (i).
I. Greffe fAtticus) en/ente àun seul rameau, de diamètre plus petit que celui du sujet. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. 4 1 1 , pi- 3 , fig. 5.
Synonymie. G. en fente simple. Duham. Phys. des Arb, , tome a, pageû/, alin. 3, pi. XI , £g. 95.
(1) Les exemples de chacune de ces arbustes, ijuï ot-ciipent ileui inéirei u
1rs de greffes si ':» (leienain , et
•r.xèt pdf cinq jeunes arlirci t ]>lan[ésj)a[ lignes et en (
Opération. Couper, au collet de ta racine ou à difTérentes lianteurs jusqii'à celle de 8 pieds, à^s tiges de sujets , les fendre dans le milieu de leur diamètre (Voy* a , 2« sect. , pi. I. ) 9 ot y insérer une greffe après Pavoir taillée par sa base en lame de couteau. Voy. af. ( Exemple A. )
Usages. Propre à la Tigné, aux arbres dont les greffes doivent être enterrées., et à cetix destinés à former de grands vergers, que Pon greffe à hautes tiges.
Dénomination. A la mémoire de Lucius Atticus ^ auteur de l'Antiquité, qui recommande Pusage de cette greffe pour transformer en bonaes espèces les vignes sauvages.
il. GrefiFe (Olivier de Serres) e/i^nfe de rameaux sur des branches nouvellement marcottées. Nouv. Cours d'Agr,, tome 6, page 5ii.
Synonymie. G. sur provins , pour la vigne. Oliv. de Serres, Théât. d'Agr. , t. i ^
p. aSj , coL 2 , alin. premier.
Opération. Marcotter autour d'un cep de vigne (Voy. fig. B, a®, sect. , pi. I.), ou
d'une cépée d'arbres, des sarmens ou de jeunes branches, i et a, les couper à
deux décimètres au-dessous du niveau de la terre ; les fendre et les greffer avec
des rameaux d'espèces plus recherchées; enterrer les greffes, et n'en laisser
sortir hors du sol que les deux derniers yeux. Usages. Pour multiplier abondamment et plus rapidement que par les procédés
ordinaires des espèces de vignes précieuses et des arbres étrangers. Dénomination. A la mémoire vénérable d'OLivisn db Serres , le restaurateur de
l'agriculture en France^ et Inventeur de cette gretfe.
m. Greffe ( Bertemboise) en fente à un seul rameau porté sur un sujet et taillé en biseau, dams lapartiefui m^est pas occêqpé^par la gr^e. Nouv. Cours d'Agr., tome 6, page 5ii.
Sjrmmymie. G» eafent^pAUÈre sorte^ DuaaM. ^ Pkys. dea Arb* ^ t« s, p. 69^ alin. 3. G. en fente de Burchardt. Sickler, Jard. allem.^ t. ift, p. 2198, pi. 17, fig. I et 4*
%i4cx. Le premier iiulivi4B. offre le «i^at Pféparé ppvr tt^\w U gr^l^l le seoond préseaie le sujet greffé à ladernièce saison; le troisième} la greffé reprise; le-^iiatrième , la greffe consolidée; fe cinquième et dernier, le sujet complètement transformé dans Pespèce de la greffe. Ces derniers étant enlevés à l'automne de chaque année, sont remplacés par des sauvageons qui doivent être greffés l'an suivant. Il résulte de cette disposition que les opérations nécessaires pour chaque sorte de greffe sont présentées dans toute leur gradation , et que la série des exemples est toujours complète.
Opération, Couper la tête du sujet, pratiquer une fente, y introduire un rameau ^ c' , 2^ sect. , pi. I , et tailler en biseau long la partie de la coupe du sujet qui n'est pas couverte par la greffe. ( Voy. fig.'C.)
Usages. Propre à rendre les bourrelets des greffes moins saillans, et à' former de plus belles tiges.
Dénomination, A la mémoire de Bertemboise , jardinier en cliefdu Jardin royal des plantes de Paris, cultivateur très-distingué, qui a mis cette sorte de greffe en pratique , et qui est mort en i j^S,
IV. Greffe ( Kuffner) en fente à un seul rameau de même diamètre que le sujet , et dont un des côtés est enlevé pour être remplacé par la greffe. Nouv. Cours d'Agr. , tome 6 , page 5i i , pi. 3 , fig. 6 , 7 et 8.
Synonymie G, des comtes. Agricola, Agric. parf. , i^*. partie, page 223 et 241 y pi. i3, fig. ce, DD.
Elle offre cinq variétés différentes , indiquées ci-dessous par les cinq premières lettres de Palphabet.
a. G. (T incision de r empereur Agvlicoul^ Agric. parf., partie première | page 220, alin. BB , pi. iS, fig. BB.
b. G. de rapport oblique. Et. CAi.v£Ly Trait, des pépin. ^ tome 2 , page 92 | pi. I , fig. i3 , let. NN, RB..
c. G, allemande. Sickleh, Jard. ail. ^ tome 16. pi. 13^ fij. 7.
d. G. copulation. Sickleh , Jard. ail. , tome 2 , page i39 , tab. 12 , fig. 4*
e. G. de Holyk. Sickler, Jard. ail. , tome 2 , page 139, tab. 12 , fig. 5.
Opération. Les greffes doivent être exactement de même diamètre que les tiges des sujets sur lesquels on les pose.
Les tiges doivent être entaillées à mi-épaisseur en sens inverse , de manière qn^étant réunies , chacune d^elles remplace ce qui a été supprimé à sa voisine. ( Voy. Dd' , 2« sect. , pi. 1.
Usages. Plus propre à figurer dans Phistoire des greffes que dans la pratique de cet art , parce quelle est peu solide.
Dénomination. A la mémoire de FRiD^Ric Kvfficer ^ auteur dHin ouvrage étendu sur les greffes, publié au commencement du di^-huîtième si^le^ et inyenteur d^ c^Ue-çi.
V. Greffe (Maupas) en fente à un seul rameau ^ à yeux dormcat^^'tà réservant les branches du sujet placé au^-dessus de la greffé. IToùv . Cours d'Agr.y tome 6, page 5ii.
" Synonymie G. enfintm dans un temps inusité, Rast- Maupas ^ Annal, de PAgr.franc. , tome 35 9 page 384*
Opérution. Etablir à sère tombante, en août, une greffe en fente e% a^ sect. , pi. 1 , sur un jeune sujet, et lui laisser la plus grande partie de ses.rametaux inférieurs à cette greffe. (Voy. fig. E.)
Supprimer tourtes aea branches et tous ses bourgeons au printemps suivant , pour déterminer la sève à se porter sans partage sur les gemma de la greffe , et à faire croître les bourgeçns.
Usages. Peu fréquente 4*^ ^ pratique ordinaire;, maia elle peut étr^ remployée avec succès pour l|i ttultiplicution d'arbres étrangers de pleine terré à gismma écailleux.
' Dénomination. Bn l^bnneur de M. RAST-MAfTpÂs, sbn inirtoteur, propriétaire cultiTateuir d'Annie ricbe cbllecti'cm de yégétaux étrangers , ^rès Lyon.
YI. Greffe (Ferrari) en fente à un se^l rofneau de mên(ie diamistre que
la tige du sujet. ITouy. Coqrs d'Agr, , tome 6 , page 5i i* .
Synonymie. G. en fente. Duham. , Pbys. des Arb. , tome a , page 68 , alla. 3 , pi. 1 1 , fig. 96 et 97.
Var. a. G. en fente ^ nouvelle variété. Et. Calyel , Trait, des Pépin. ^ tome 2, page84,pl. 1, fig. 9,À, B|X, Z. . , , . ^
Opération. Tailler en manière de bec de hautbois Textrémité de la greffe r' ( a* sect. , . pi. 1)} Pinsérer dans une fente établie au milieu du diamètre du suj^tF^ réserver les deux liserets d^corce du bec de la greffe, et les faire cq^iiicidev avec celle du sujet.
Quelquefois, au lieu de fendre le sujet F dans son milieu, on le fend au tiers de son diamètre pour laisser la moelle in^cte• ..'1:
Usages. Employée sur de jeunes sujets d'drbres fruitiers^ eti sur des arbustes à fleurs , tels que les jasmins d^Espagne , des Agores , d^ Arabie et autres. Pratiquée très*communément alênes.
Dénomination. A la mémoire eétS'mableSe 1hE^A[^i*,''àutëui^ d^uln^bel ouvrage italien sur la cultur^ des fleurs , publié dans le dix-septième sièçl?,. et piomoteur de cette greffe.
Vn. Grefie.J^Jjçe.) a un seul rameau taill^ rffir sa bofe enxxrintriangu^
^ hjjf€j et.placé dans ime^nurede métne^çrm^ j ^(ms fen4^ le cçsur
du bois. Nouv. Cours d'Agr. , tome ^f .p^ge 5ll. -,
Synonyjnie, G, en fente (Clest, Stock, or Slîtgrafting). Forsy. Traité des Arb.
fruit. , page 243 et 3o2 , pi. 1 1 , ng. 2 , Ibt. e,f. Opération. Faire une entaille triangulaire sur le côté d*un sujet dont on a coupé
la ^té. ( Vt)y.'6, 2*. sect. pi. 1 . > ^rkilWr'ïé bàii de là greflfe en pointe triangulaire' de même dimension que
Tentaille du sujet g', et unir les parties.
tf sages. Pour* âes arbres délicats dont la colonne inédullaire ne doit point être
lacérée 9 et aë' grosses tiges d*di*bres dont Pécèrce ik)isëu8e offre peu de sève* Dénomination. LVuteur de cette greffe de modeV'dè^ înVéntiôn rt*étant pas connu ,
Ob lui a dèiliié le iiOknd'uA-âe'ses cû«i|iidtie^të6/M^Lift ,^uldv««eUF'fi^ fide L<md^e8,>pos6e»iieiir détaxe tiohe côUéMiôm^i^iié^fltiix'ë^^lJigiera.
YIIL Greffe (Miller) à un, seul ramcffu , placé sur lax coupe du sujet. l^ouY, Courâ d'A^.y tome 6, page d 1 1 yipL 4 > "fig* 9*
Synonymie. G. en langue. Mii.lbr, Dict. des Jard. , t. 3 ^ p. 553 1 col. i , alin. a. *^ ^'^telè^bffie^Ms^vàftérts^Vfaii^aesqtil sont: ^ ' ^ 4. .. : ■
a. G. en /tî)s^t^. SicÎBLfi»i^krd; JUl. V tébiê'3', ^\s i^i^^^S^^^^g. 4 et 5.
b. G. de Kruse. Sickleh, Jard. Allem. > t. 7 , p. 259, pi. 149 fig* 1 et 2.
'€./' (?• anglaise, Si'ckLfeki Jàfd. Allem. \ t. 7/p. 265, pi.- i4/fig.'49 ^> ^9 7 ^^ &•
Opération. Tailler la greffe par sa base en langue d'oiseau surihontée d^une dent
(h', â^-séct. , pi. ij^-pràtiquef sur la coupe bôrizôdtale du sùjet'tl une hoche
pour receroir la dent de la greffe y et lihè pMie'longlttidinale poùi'étre couvert»
"^ar sa laiigileftte y et unir lesf plAftie».'
Vsagés. ProjM^e- à lAtre pratiquée' inir' des tiges et des ràciA^dHin' ^àntl nombre
d^espèceflfd^iirbries.
Dénomination. A la mémoire honorable de Philippe Miller , jardinierde'Chelsé, tini'/5iy ^alàteiirdu IMc^oiiiiaire dès Jardiniers , ouvragé qui' tf litéilté à ce cultivateur la reconnaissance et Fàttlbur de s8fe"cfdntltôyèns*,' alifii que Pèstime des agronome^de tDut66 lès JuîtBons dé l'£fcirop0.
IXi Greffe (anglaise) à un seul rameau de méme:diamèCve qpie le sujet , avec esquille. Nouv. Co^rsHl' Agir* y. tpwe. .6, p«ge 5 1 1 .
SfiÈonymie. G. enftntty'^. strteybifd Pàng^ûisé.Sésdk.Ses Ecol. Worm. , t. 9, p. a8i.
Opération. Couper en biseau tMa^prolougé k tête du. sujets Qt pn^tiq^er u^e fente ■ dans le milieu de la longueupr de la pkie. (Voy^ I , a^r spct-, pU lr< )
Répéter la même- opération sur le rameau. de h^.qpoSià^ xQai^.QA i|pi^î?tyer^C 1% et unir les partieê. *. • . ! . ' ' Usages. Propre à la multipli^atidif des whis^ étrang^s.àyboi^dur» GeHA greHe
est d^une grtUide soltiit^. ' : .<)•.* • ./ ■• '
Dénomination^ Nom sou^b tequebelle est oombie eii Fs^iuce; r îi indiqua r<Miginc de cette greffi^ , à^ défaut da nom de son xnrvchteur y qui- nous: eèl» inooni^i^ir ' ■ ' ■• ■. -.'.;■■ ■-••"'..' /
X. Oreffe. ( ai^glaise, à fjueûe);^ un.seul^ rc^meaii , de niêm^ décimètre que le sm'et^ en réservant à la greffe, une partie de sa tige iriférieur^
Opération. La même que la précédente , à cette différence près , que Pon réserre an rameau gve^ériuKe knguenu de qud^nâ^otmtifiQètrjBivdp l^lj^e^ipifi^^ / Usages. Stkoptfrmtn^QHtegi:^, w^yat^.pw» kHV4t^fW»W^,^^^
dante pourrait alimenter la partie du m^ifçwfUÙ s^ii^j^^irejiu-^^s^ous.djf Pooération. L^expérience a réussi complètement , et 'non-seulement ce rameau s^est couvert de. feuUl.es,,, i]»ai|^ ila donnée 4w fc»i.t»> (Vcwt fe. O^ 3ç. sect.j^ pi. ^.) C'esli u» fcift bifn iif^ictaat; ^ pbysiiqpp Tf^gé^fe.
XL Greffe (Lènôtre) en fente à un ieiiV rameau pknùé sens dessus- des^
SQus. Ijfouv. Cours d*4^gr. \ içme 6, page '5i i.
Synonymie. G. sens dessus dessous. ^t^f^js^-^^^oj^^ |^r^t, du ^ard^^ toipe i". page 79, aKn. !•«•
Opération. Tailler le.ramjçw d/^ti^^é àfo«:»W l*;6fÇffiei(A'.», Vv W^r? I^. *).? P*' son patat bout, en metoii^de lame de coiUeau^. .
L^insérer dans une fente pratiquée sur la co^^.diç la t;êt^ d^UiÇL, sujet ^ comme dans la greffe Atticus. (Voy. fig. J. )
^sages. Non. emj(}o^éç ^eaf^a k pratique habituel]/^. Pouvant ser^px, à ]]i^i; la f nietifica^tion. Utile commq expérience' de ^physiologie Végétâîe , puisque les bourgeons, quoique tournés vers' la terre pair leur 6onunet , se redressent en croisant , et poussent dans une direction verticale.
Dénomination. A la mémoire honorable de LbnAti^, iVréhitecle dé jardina le plus distingué du ly®. siècle. Il a construit ceux des Tuileries, de Versailles | et la plupart des grands jardins du genre symétrique de VEurope.
Xn. Greffe (Palladius) en /ente à deux rameaux placés à V opposé^ occu-^ poiU chacun la dermr-drcor^érence d^ la coupas du sujet. Nouv. Cours d'Agr., tome 6, page 5ii.
Synonymie. G. en fente. Colum. , Ut. 5, page a85 , lig* i6.
Vax. a. G. en féntt â demx rameaux placés au tien de la circonférence du sujet. Et. €alo. y Traité des Pépin. , tome a , |Mge 79 , alin. 3 , pi. 1 , fig. 8.
Opération, Fendre la téta dhin sujet au milieu ou au tiers de son diamètre.
Placer sur les deux bords extérieurs de la fente deux rameaux mf taillés en lame de couteau. (Voy. fig. K, a*, aect., pl* >• )
Usages. Employée pour des sujets dont la coupe oSire deux à quatre centimètres de large. BUn multq^e les chanoes de la réussite ^ et fournit les moyens de Ttrîer la couleur des fleuri et les variétés de fruits sur un même indiridu.
Z^énominatàpn. A la mémoire de Paixadius^ agronome romain de P Antiquité, qui a naturalisé lés citronniers en Italie ^ d^oii ils ont été apportés dans le midi de la Brance. «
Xm. 6re£fe (de la vigne) enJenJte à deux ntmeaux placés des deux câiés de la demv^ùconJireHce du sujH^ sans c^Jknser la moelle. Nony. Cours d'Âgr.\ tome 6, page 5ii.
Synonymie. Ente de la %»igne. Co>rsTAKT. Ces. , liT. 4, thssf. 1 1 y page 47* Opération. Décourrir une sOuche de TÎgne^ couper sa tige à un décimètre au-
deseous du sol^ 6>rmer d«ax ramures triang;iilasres sur les dkés.
Tailler en peinte triang;ulaire deux sarmens ^ les ajuster exactement dans les
nùnures du sujet, et recouTrir de terre les racines , en ne laissant sortir hors du
aol que les deux derniers yeux des grefiès.
Usages. Pour transformer en bonnes espèces des rariétés de rignes de médiocce
qualité i et pour augmenter la quantité de leurs produits. Démominaiion. Nom donné à cette greffe par les auteura de Pantîqnité, en raison
de «on usage le plus fréquent.
VY. Greffe {Çonstantia César) en fmte à deux mmeaax avec sup* pression de la moelle du su/eL Nout. Cours d'Agr. , tome 6, page 5i i.
S^msmymit Enêe de la v%ne laxmtire et unguentèrt. Covstaxt. Cxsajl, Ut. 4 9 duip. - et 8, page 46.
f/Qticn. Couper un cepde Tigne un peu au-desaoos de la surlace de la terre ; le fendre damsle milieu de son diamètre} enlerer la moelle » et la remplacer par des arpmaM ^ des couleurs on des médicamens.
Foser sur les bords de la fente deux grefKn taillées en lame de couteau par leur hase et les enterrer en ne lùssant sortir au-deasus du sol que leurs deniers reux.
Usages. Pour se procurer (disait-on) des raisins odorans de dlyerses couleurs | qui
partagent les propriétés des médicamens qui remplacent la moelle des sujeta
(opinion démontrée de toute fausseté).
Dénoininatidju A la mémoire de Constantin CisAn , empereur d'Orient, dont il
nous reste vingt Traités sur ^économie rurale des temps antiques , et qui est Pin-
Tenteur de cette greffe bizarre.
XV* Greffe ( Trochereau ) en fente , à deux ramecuix y sans inciser le
canal médullaire du sujet.
Opération. Cette grefîe ne se distingue de la gi;efFe Palladius, fig. K| qu'en ce que au lieu de fendre la tige du sujet par son diamètre , de manière que Pincision forme deux arcs égaux , on la fend à quelque distance du canal médullaire » pour ne point inciser celui-^dj* (Voyez fig. L, 2®. sect. , pL i.)
Usages, Elle convient à des espèces rares et délicates qui pourraient souffrir de la lésion de leur nK)elle. ■ \
Xyi. Gr^Cfe (laQuiatinie):à deux Jentes' partage^ en qitatre parties égales la. coupe ifu siyet, sur lequel on place quatre rameaux. Nouv. Cours d'Agr. , tome 6 , page 5 1 1 .
Synonymie. G* en fente, la Qvintinze | Instruct. pour les Jard. fruit. , tome 2 • page 65 9 alin. 5.
G. en fente à quafre ran^âiup. Ouham. , Phys. des kxhx. \ tome 2 j page 6^^ alin. i«'.
OpérfLtion. Couper la tète ou.de grosses branches du sujet; les fendre en quatre parties égales dansla longueur d^un à six centimètres. (Voy. M , a*, sect. , pi. i .) Placer au bord.de chaque fente une greffe taillée par sa base en lame de couteau , et envelopper le tout d^une poupée. ^
Usagfs. trûfte à être employée sur de gros aujets et de fortes branchés pôûf remplacer la tête de vieux arbres ^ et les transformer en espèces plus utiles ou plus agréables.
Dénomination. A la mémoire honorable de Jean db la Qvintinie , directeur des jardins fruitiers et potagers de Louis XTV, auteur d^un Traité estimable sur la culture des jairdi^ | et le promoteur de cette greffe utile.
S i B. lÉ I P. Greffes^ en tàte ou en couronne.
Caractère. Cette série se distingue des autres i^. en ce que les greffes qui la composent sont ^ pour Pordînaire^cHoisiea
G. cLms VécoTce , a épaule ou en couronne. Forst. , Traité des arbres fruitiers ,
page 38i , pi. ii , fig. i , let. a^b, c.
Opération* Couper la tête ou les grosses branches d^un sujet ; fendre Pécorce à
partir de la circonférence de la coupe , aux endroits où Pon yeut placer les greffes. Tailler de la même manière que les précédens les rameaux destinés à former
les greffes , et les insérer sous Pécorce aux places où elle a été fendue. (Voy . fig. F^
a«. sec t. y pi* >•) t
Usages. Propre à remplacer avec avantage la précédente , et fournissant un moyen
facile de placer sur un sujet un plus grand nombre de greffes. Dénomination* A la mémoire de TnioPHRASTE^ auteur grec, qui a décrit cette
greffie dans son Histoire des plantes ^ où il indique leurs usages dans la méde«
cine et Péconomie rurale.
Y. Grefife (Liébault) en couronne à rameaux insérés sur le œlletdela racine de forts sujets. Nouv. Cours d'Agr. , tome 6, page 5is.
Synonymie. G. en petite couronne , pour la multiplication des fruitiers. Oliyieb.
DK SamAEs, tome 9 ) page 369, col. a, alin. a. OpénOion. Déchausser un arbre , le couper au collet de sajMicine ; insérer entre \%
bob et Pécorce , par le moyen de Pune des deux grefiEes précédentes ^ autant de
nuneanx quHl poomi y en être contenu j enterrer ces grefiCes jusqu^aux deux
tien de leur hauteur.
L'aimée anmnte | Uiîater croître les greffes , en ne supprimant que les rameaux
latémsx* ha tarasaième année | marcotter toutes ces greffes en anse de panier
tout autour de la souche.
Uêoges. Four obtenir des mères marcottes dWbres utiles ou agréables , qui puissent
iémaer pendant long-temps beaucoup de jeunes individus francs de pied. Vém/omination. A la mémoire de Ch. et Btieitne Liébault ^ agronomes du sixième
tiècle, inTenteurs de cette greffe et auteurs de la première édition de'la Maison
rustique ^ oarrage estimable qui fait connaître Pétat de Pagriculture à cette époque.
SiAi£ III^^ Greffes en ramilles.
Ca» ACrÎBE^ On distingue aisément les greffes de cette série 60s umU» les autres 9 en ce qu'elles se font avec de petites br»icfac^ garnies de lenrs rameaux 9 de leurs ramilles , souvent de U^urs boutons à fleurs ^ et quelquefois à leurs fruits n>siitM06.
Ces greffes^ qui s'effectuent dans le plein de là première sève 9 ont sur toutes les autres l'avantage d'accélérer beaucoup la fructification. Par leur moyen j il n'est pas rare d'obtenir des fruits d'un arbre quinze à vingt ans plus tôt qu'il n'en eût donné sans leur secours ; an est même parvenu 9 en semant un pépin à une époque déterminée^ à recueillir avant la fin de l'année du fruit mûr sur l'individu auquel il donne naissance.
Les greffes en ramilles sont en général d'une exécution plus difficile j et par conséquent moins sûres que les précédentes j elles exigent des soins plus assnjettissans pour régler la chaleur^ la lumière et les arrosemens qui leur conviennent ; peut-être sont-elles moins durables que les autres : aussi on en fait peu d'usage dans la pratique habituelle de la culture.
Il parait que toutes ces greffes n'ont pas été connues des Anciens^ si l'on en juge du moins par le silence que gardent les auteurs de l'antiquité qui nous restent. Elles semblent appartenir aux temps modernes : c'est pourquoi on leur a donné les nom s des cultivateurs nos contemporains qui les ont pratiquées avec le plus de succès j ou qui ont rendu des services à l'agriculture.
SORTES
I. Greffe (Huard) en ramille posée dans une entaille triangulaire faite aux dépens du tiers du diamètre de la tête du sujet. I^ouv. Cours d'Agr., tome 6, page 5is (exclure la figure qui ne représente pas cette grefib).
Synonymie. G. pour les orangers. Mxixbk, Dict. des Jard., tome 3^ page 554 y col. première I alinéas.
G* à orangers ^ mode gremier» hjma}ie%àxL'ilxa. ^ tome i49P<%9 87»pl*QL| fig. I et a.
Opération, Couper la tète à un jeune sujet de huit moU à trois ans ; faire une entaille
triangulaire, longue de deux à trois centimètres, sur Pun des côtés delà tige.
Choisir un rameau garni de ramilles, de feuilles, de boutons et de fruits
naissans; le tailler par le gros bout en pointe triangulaire^ et lui faire remplir
exactement Pentaille du sujet.
Placer cel\ii-ci sur une couche tiède , couverte d^un châssis et ombragée pendant les premiers jours.
Usages. Propre à faire produire des fruits à des sujets dès la première année de leur naissance. (Voyex fig. G, a«. sect. , pi. 2. )
£lle peut être employée pour la multiplication d^arbres des zones chaudes à feuilles permanentes.
Dénomination. En Phonneur de M. Huaad , cultivateur à Pontoise , qui le premier en France , vers 1775 , fit voir à là Cour beaucoup d'orangers en miniature chargés de fruits obtenus par ce procédé ingénieux,
II. Greffe (Vilmorin) en tête à une ramiUe taillée en double ^oinpcarsa base y pour être posée sur le sujet au moyen de deux entailles triangu-^ kUres.
Opération. Former sur la coupe horizontale du sujet deux entailles triangulaires ^ Pune de chaque côté du centre de la tige \ tailler la greffe en double coin , de manière qu'elle remplisse exactement ces deux entailles , et unir les parties.
• (Voyez fig. B, a*, sect., pi. 2.)
Usa^s. Cette greffe a la' même destination que la précédente. Elle est plus difficile , mais aussi plus solide.
Dénomination, En Phonneur de la famille Andhieiix Vilmorin , qui a rendu des services à l'agriculture, en répandant dans le commerce beaucoup de plantes utiles, et en faisant connaître leur culture.
m. Greffe (Leclerc) en tête à une ramille, en consentant une partie de
son écorce pour V insérer sous Vicorce du sujet.
Opération. Tailler en coiiila tige du sujet ; inciser l'écorce de chaque côté. (Voyez fig. C, 2»« sect. ^ pi. a. )
Former sur la greffe une incision triangulaire propre à recevoir le coin pratiqué sur le sujetC; laisser deux lames d'écorce(Voy.C'), lesfaire glissersur l'aubier de ce mAme tu jet C et sous Pécorce incisée précédeftmaat. Ligaturer solidement.
Usages. Peut-être trouvera-t-on cette greffe plus facile et plue «Are que la précédente. Bile peut Aire employée avec avantage pour des bois fort durs.
Dénomination. Nom de son inventeur.
IV. GrefFe (Salisbury ) en tête à ramUle d'un diamètre moins grand que
celui du sujet.
Synonymie. A new method of gfaftimg. Transactions of Ae horticultural sodety
ofLondbn , t. i , p. 240.
Opération. Couper obliquement la tète du sujet; inciser Pécorce , comme on le
Toit , en J. ( a«. tect. ^ pi. 9. )
Choisir un jeune sauvageon d' d^un diamètre au moins moitié plus petit
que celui du sujet ) le fendre inférieurement en deux parties égales, dont Ihine
aéra amincie en bec d^oiseau pour être introduite sous Pécorce incisée du sujet dy
et dont Pautre s^appliquera sur la coupe oblique de ce même sujet. (Voyes fig. D^
a«. sect., pi. a.) Usages. Elle est employée dans le Herefordshire pour les pommiers et les poiriers.
Elle s^efiectue rapidement et sans difficulté. Dénomination. Du nom de son inventeur , RiCKans-AirrHONT Salisburt , esq. ^
membre de la Société horticulturale de Londres, et auteur de plusieurs mémoires
relatifs au jardinage , qui se trouvent dans cet ouvrage.
y. Greffe ( Riedlé ) en ramiUe posée en coin triangulaire sur le milieu de la tige du sujet. Nouv. Cours d'Agr. , tome 6, page 5i s.
Synonymie. O. à orangers, mode 9«. Annales du Mua. , t. 149 pi. IX, fig. 3. G. d orangers. Et. Cai.v.9 Traité des Pépin., tome a, page 96 (exclure la
figure qui représente la greffe Hervy ).
Opération. Faire une entaille triangulaire sur Paire de la coupe du sujet , et laisser
deux retraites sur les c6tés.
Tailler le rameau en coin , en laissant deux rebords à la naissance de la coupe,
et unir les parties. (Voyes la grefife Ferrari , fig. F, a*, aect. , pi. i.) Usages. Même culture et même destination qne la greflb Huard. Elle peut être
employée pour des arbres fruitiers.
Dénomination. A la mémoire de RxBDLi, cultitatenr attaché au Muséum. Il a
enrichi cet établissement de beaucoup de végétaux étrangers rapportés des
Antilles. Il est mort à Pile de Timor, victime de son sèle , peii^ant le voyage
de découvertes commandé par le capitaine Baudin.
VI. GrefiPe ( CoUignon ) en ramille avec languette et coin. ICoaY. Cours
d'Agr* , tome 6, page 5ia.
Synonymie. G. â orangers, mode^. Annales du Mus. , tome 149 page 96 , pi. X, fig. 4 9 vulgairement G. à talon ou pied de kicAe.
Opération. Tailler en languette très-prolongée l'extrémîté d'un rameau ^ et former une dent en forme de coin au commencement de l'entaille ; faire une hoche sur le bord de l'aire de la coupe du sujet; enlever une lanière d'écorce de dimension égale à la languette du sujet , et unir les parties. ( Voyez , pour l'opération , la greffe Miller, fig. H, i^e. sect, , pi. i. )
Usages. Cette greffe est employée , comme les deux précédentes , mais sur de plus
petits sujets. On s'en sert particulièrement pour multiplier les houx, les lauriers,
les myrtes, etc.
Dénomination. A la mémoire de Colligxok , élève jardinier du Muséum , chargé
de répandre dans les îles de la mer du Sud des graines de végétaux utiles à leurs
habitans , pendant le voyage de l'infortuné La Peyrouse , dont il partagea le
malheureux sort.
VII. Greffe (Riche) en ramille avec languette y coin et entaille. Nouv.
Cours d'Agr., tome 6, page 5 12.
Synonymie* G. â orangers , nuodeé^^. Annales du Mus. , t. 24) p* 98 , pi. X , fig. 5* G. vulgairement dite à la Daphné,
Opération. Celle-ci ne se distingue de la précédente qu'en ce que l'extrémité supérieure de la coupe du rameau est reçue dans une entaille qui a été pratiquée sur le sujet à la partie supérieure de sa plaie longitudinale.
Usages. Elle est plus particulièrement employée pour les rameaux minces> fluets y herbacés ) tels qvte les dapAne pontica, odora^ tartonraira, gnidium p cneorum^ etc.
Si l'on greffe des rameaux florifères , ils produisent leurs fleurs aussi prompte* ment que s'ils n'avaient pas changé de place.
Dénomination. En l'honxeur de M. RiCHi , attaché à la culture de la serre Buffon , au Muséum. Ce cultivateur qui se distingue par son zèle et son intelligence pour la multiplication des végétaux étrangers, est l'inventeur de cette greffe.
Vni. Greffe (Varin) en ramille posée entre V aubier et récorce, au moyen d'une incision , comme pour une greffe en couronne. Nouv. Cours d'Agr. , tdbie 6, ps^e 5 12.'
Vulgairement, G. d la Varin.
Opération. Former une hoche triangulaire sur la coupe horizontale du sujet dont on fend l'écorce sur l'un des c6tés \ tailler le rameau de la greffe en bec de flûte avec une entaille à la naissance de la partie tiipérieure^ et l'insérer dans la fente du ivjet. ( Voyez fig. I, a«. aect. ^ pi. a. )
Usages. Propre à la multiplication de végétaux étrangers dont les yeux ne sont pas recouverts d^écailles ^ et à celle d'autres arbres à bois dur.
Dénomination, A U mémoire de feu M.Vailin , jardinier en cbef du jardin de P Académie de Rouen , et cultivateur distingué y ^ui iiiventa cette greffe en 1786.
Série IV®. Greffes de côté.
Caractères. Ce qui distingue particulièrement les greffes de cette série des précédentes , c'est que pour les placer sur les sujets il n'est pas nécessaire de couper la tête de ces derniers ^ puisqu'elles s'effectuent sur les côtés de leur tige.
L'usage le plus fréquent des greffes de côté est moins de multiplier ou de transformer des. individus ^ que de remplacer des branches qui manquent sur des arbres faits et soumis à des tailles régulières.
Elles s'exécutent assez facilement et exigent les mêmes appareils que les autres j mais elles sont en général d'un succès moins assuré. On les pratiqué presque uniquement à l'époque de la première sève^ avant le développement deâ gemma.
A l'exception d'une seule, qui était en usage dans l'^tiqilité, toutes sont d'invention moderne.
Nous leur avons donné les noms de leurs inventeurs, et lorsque ceux-ci nous ont été inconnus , las noms de cultivateurs distingués.
SORTES
I. Greffe (Richard) de côté, insérée sur la tige tTun artère, dans une incision en T pratiquée dans son écorce. Nouv. Cours d'Agr. y tome 6^ page 5ia,pl. 49%*i3, i4 et iSdelavar.o.
Synonymie. G. en couronne , 3«. sorte. Dvbam. , Phys, dœ Arb. | tome 2 j page 70, alinéa 3, pL XII y fig. 99 et 99*,
Opération. Planter une bouture au pied d^un sauvageon, la greffer j>ar approche
aux trois quarts de sa hauteur sur le sujet ^ et la rogner à trois yeux au-dessus
de son union.
En remplaçant l'arbre N par un sauvageon , la greffe O peut donner Pidée de
la greffe Pépin.
Usages. Propre à fournir d^une seule opération un individu franc de pied| et un
^utre de mime espèce greffé sur sauvageon.
Dénomination, A la mémoire de Pepzx , cultivateur d'arbres fruitiers à Montreuil
près Paris , et l'un des hommes qui ont le plus contribué au perfectionnement
de la taille des arbres en espalier.
VI. GrefiFe ( Girardin ) de côté , au moyen de rameaux portant des boutons à fleurs tout formés. iN'ouv. Cours d'Agr. , t. 6 , p. 5ia.
Opération, Choisir de jeunes branches à fruits /?' ( ae* sect. , pi. 2) les séparer des
arbres sur lesquels elles se trouvent , et les placer en des incisions pratiquées
en forme de T sur des sauvageons. ( Voyez P. ) Usages, Pour contraindre de très-jeunes arbres à donner des fruits y et pour les
rendre propres à fructifier pendant long-lemps. Dénomination, A la mémoire de la famille Girardin y qid l^ine des premières s'est
occupée de la culture des arbres fruitiers, à Montreuil près Paris ^ et a posé les ' bases de la taille qu'on y pratique depuis avec tant de succès.
Sj^&ie* V®. Greffes par racines et sur racines.
CARÀCxiiRES ET USAGES. Le Caractère des greffes de cette série est facile à saisir : ou ce sont des rameaux greffés sur des riacines laissées à leur place y ou ce sont des x^icines séparées de leurs souches ^ et greffées sur des tiges ou des branches 9 ou enfin ce sont des racines d'arbres difTérens greffées entre elles. C'est l'union des parties aériennes et des parties souterraines des végétaux. . \
Elles ont pour but de former des êtres complets , en founussant à des parties isolées leâ principaux organes qui leur manquent ^ c'est-rà-dire ^ aux unes des bourgeons ^ et aux autres des racines»
Ces greffes , d'un usage assez rare dans la culture habituelle, pourraient y être employées plus fréquemment pour la multiplication de plusieurs espèces de végétaux. Elles . présentent d'ailleurs des faits intéressans qui peuvent servir à éclairer la physique végétale.
D'un autre côté , comme elles donnent les moyens de composer des êtres de parties rapportées j et pour ainsi dire de pièces et de morceaux , comme, par exemple^ dès racines d'une espèce , de la tige d'une autre et des branches d'une troisième, cela suffit bien pour exciter la curiosité des amateurs de culture,
Ces greffes s'effectuent plus sûrement pendant les premiers mouvemens de la sève printanière qu'en toute autre saison. On les opère comme les greffes en fente. Les appareils qu'elles exigent sont les mêmes.
Il ne parait pas qu'elles aient été connues dans l'antiquité. Jj'auteur qui en a parlé le premier est Agricola , qui vivait au commencement du siècle dernier»
SORTES
l* Greffe (Hall) de rameau placé sur le petit bout éCune racine tenant à son arbre. Nouv. Cours d'Agr., tome 6, page 5ia.
Synonymie. G. sur racine. Ag&xcolA) Agric. parf. , part. V^. | p. a44 9 P<^* ^i pages 17, 19, a3, 29 et 98.
£r. sur racines* Cab* ^ Princ. de \%, 6r. , p. 5o, pi* 1 1 fig. io« (Q faut en exclure le discours qtd a rapport à la greffe Saussure. )
OpénUion. Relerer de t^rre unç racine par son petit ))Outy la fendre par son diamètre.
Couper sur le mâme arbre ^ ou sur un arbre d^unç autre espèce ^ de jeunes rameaux de PaTant-demi^ sève (Yoyex ▲% 3«. sect. 1 jd* x^ les tailler, par
fluaiAi» ftt Tfftinn» vaLt-^ àt taoft^ X Teniez iî^ JL. ^ C^Ai^SBc. ilViigirf; k la. siidiîjiiiuitiufi d^aiiv» xxr» gm -s^taû. pcnst ^jouJo^ifift <, et
sûlÂm dtt ttcicik; Afanoar^ jâxwnn mui^giw ntalcas aaiz prDgKS&rj^iicnilaBB.
IL Cnfir f SaitfMu i ; ^fc /maujM i: pcuêt mr it gros bmÊi de
i^jmrétsée leurs mhrts «r Immséa etsflmcr Hoor. Goon ^A^-«
Utmt s^ ptt^ 85^ !%• Bu
C^pcfotfUoft. Cuvqt^ desrMuies ps>ès lotr aoBciie; les relever m ceslâBètre At i wm A? iarg» ^ .rt W ianàxt fmr ieur iHaakèlre em Abool obi qnalsr pist»e&.
TiûUer It» çreA» jitf l«itr iiue <a.laaw ^ coMEto^ âw nàiiiK»^ et les luler* 0» o^ è ife a riiw i oet»l»epdfc«i l^BMtfaligtaiiecM^etqifittMirtJgla
t/nûgps^ Fxmfisf aux «léflieftiiâagef qurla jKéoédoBiA, Biais plos sûre ci pins espédiliv^ pour la s-ullieplScaiicML.
de Jk MTve dt»s rmaiMCê dajis les bcnisc^EOM*
IMnomim^oH^n^ A la flMDoire Loiioral>l€ ^ua saraat tre»-di6tBi^iié , cit o yrii èm CArju^ne ^ aacisrt à la fia du nàda -deuûer , et qui a pdyié ua gmd nombro d^cwvm^e» «lILes aiua progrès des acâences et de réooaoaûe rmale.
IIL i^î^Se (CiifitWïl) ^ rameamoimar le ooOet de la suam tTaibreB Utàfés en place* Kouv« Court d^Agr., tome 6^ Y^^ S^^-
jjiwfwjmjr C7. #1^ racines d'arbres comgémères et éiâgêmèreg^ AosxooiJLy A^.
;4tff.f parc i*»-5pages J49^a5i,a5*, pL XTI, fig. i , 9y3y4et 5. Oyé^sii^^^ iÂmfer au eoUet de leurs raciaes des tiges d^aifires ; les fieadreea desjL
«/« ^!W «a pWs gra*i aofliinre de partsea^ on ae ccwtea t e r d e Cui e des iacisioaa
« )V,vf '>? v/fliaia pour les greffes ea cxmroaae. T#j^i9r <« base de cottte«tt ott ea biaMS les tvaMnix à grcflE^
<»» rrtiiliei fnitiyaéif aar b» fujett etlet lttter«
Usages, Four u^ser.des sujets dont les tiges ne sont pas susceptibles de receToir des greffes , et pour se procurer des arbres d'une belle venue.
JDénominatioTu A la mémoire honorable de Guettard , médecin-naturaliste distingué. Les sciences lui sont redevables de divers ouvrages utiles aux progrès de la physique végétalo.
rV. Greffe (Gels) de rameaux sur des racines séparées de leurs arbres et transplantées ailleurs. Nouv. Cours d'Agr. , t. 6 , p. 5 1 1 , pi. 4 1 fig. i6.
Synonymie. G. sur rcLcines séparées. AjavucotÂ, y ^grïc. , parf. , part. !'«., p. a6o, alin. 5,jpl. 16 , fig. VI} et part. 2«. , page 5o, pi. XX, fig. G, H, I et K.
Opération. Arracher des racines , les séparer de leurs souches , les enXer par le procédé de la grefife Miller , et les planter ensuite en les enterrant jusqu'à Pavant-dernier ceil du rameau de la grefle.
Usages. Moyen tacile pour multiplier des arbres qui n'ont pas de congénères, pour propager plus sûrement et plus abondamment les autres , et fournir une nouvelle preuve de la propriété qu'ont les bourgeons d'activer la sève montante.
JDénomination. A la mémoire de Jacques-Martin Gels , cultivateur distingué par ses connaissances a^issi étendues en botaniqae que profondes dans la théorie et la culture des végétaux étrangers.
y. Greffe ( Bourgdorff) de racines d^ arbres sous le collet des racines d^ autres arbres. Nouv. Cours d'Agr.^ tome 6, page 5ia.
Opération. Déchausser un arbre au-dessous du collet de sa racine ( Voyez G ^ 3«. sect. ^ pi. I )• Entailler cette racine à une place saine ^ jusque vers le milieu * de son diamètre.
Ghoisir sur un arbre congénère une racine garnie de son chevelu ; la séparer^ la tailler par son gros bout de manière à remplir l'entaille faite au sujet , et l'y ajuster exactement. (Voyez c^) Usages. Four remplacer les racines d'un arbre renversé par le vent, ou celles qui auraient été mangées par les vers blancs , et pour accélérer la végétation d'un individu précieux.
Dénomination. En l'honAeur de M. F.-A.-L. de Bouaox>ORyF , conseiller des f^éts du roi de Prusse y savant très -distingué dans l'administration et la culture des forêts.
Vt. Grefife (Cliomel ) en fente d'une racine sur celta d'un autre arhre tenant à sa souche. Nouv. Cours d'Agr. , tome 6 , page 5i 2.
Synonymie, G. de racines sur une autre, Duham. , Pliys. des Arb. , tome 2 , page 85 , ligne 4«
Opération. Lever de terre par son extrémité la. racine d'un arbre 9 la couper transversalement à une place où elle ait la grosseur d^une plume , et la fendre par son diamètre.
Prendre sur un sauvageon une racine ^ la tailler en coin par son gros bout , et Pinsérer dans la fente del a racine du sujet, (Voyez, pour l'opération, la greffe Dumont , fig. A, 2«. sect. , pi. 2. )
Usages, Même usage que la précédente , mais pour de plus jeunes individus dVrbres étrangers et rares.
JDénomination.. A la mémoire du vénérable Koel Chomel, auteur du Diction'^ noire d* Economie rurale et domestique ^ qu^il a publié en 17097 âgé de 'jd ans y après avoir travaillé la plus grande partie de sa vie à composer cet ouvrage utile,
Vn* Greffe ( Palissy ) de racines sur des branches tenant à leurs arbres.
Nouv. Cours d'Agr., tome 6, page 5ia«
Synonymie. G* de racines sur la tige et les branches. Agricola, Agric. , parf. , part. \^f pages 217 et 219, alin. 3 \ plus, pag. 289, pi. XII, fig. 1, lettre ^a jusqu'à o.
Opération. Coiiper des racines du troisième et du quatrième ordre sur un individu) les amincir en languette par le gros bout, et les planter dans un vase avec de la terre riche en humus. ( Voyez d', 3*. sect. , pi. i . )
Faire des incisions en coulisse à Pécorce des rameaux dont on Veut obtenir des arbres complets , y insérer les racines par le bout opéré , et entretenir la t^rre des vases dans lesquels elles sont plantées, légèrement humide.
Usages. Plus curieuse qu'utile à la multiplication en grand. £lle peut servir à propager des espèces rares qui reprennent difficilement par la voie des marcottes et des boutures.
Dénomination. A la mémoire respectable de Bernard de Palisst , philosophe pratique , qui le premier en France a donné un Cours public d'histoire naturelle^ dans lequel il traitait de différentes branches de Pagriculturot
Vni. Greffe ( Muzat ) de racine sur une bouture qui elle-même porte une greffe en fente. Nouv. Cours tfAgr,, tome 6 , page 5 12.
Synonymie, Bouture greffée par les deux bouts. Caban. 9 Prlnc. de la Greffe, page io5, alinéa 2.
Vulgairement , G. de trois pièces.
Opération. 1^. Choisir une racine bien vive , d'une longue existence ^ la tailler en
coin par son gros bout. (Voyez 1 , fig. E , 3*. sect. , pi. 1.)
2^ Prendre sur une espèce congénère un rameauj Péckancrer triangulaire- * ment par sa base , de manière à y insérer le coin de la racine , et le feiîdre à son . autre extrémité par son diamètre. (Voyez. 2. )
3^. Faire choix d'une ramille sur un arbre d'une même famille ; l'amincir en
biseau très-prolongé par sa base , et l'ajuster exactement dans la fente du rameau.
(Voyez 3.) 4^. Enfin 9 planter le nouvel être dans un vase > et favoriser sa croissance par
une douce chaleur souterraine , en le défendant du hâle et de la trop vive
lumière.
Usages* Peu utile à la multiplication des végétaux | mais très-curieuse sous lo
rapport de la physique végétale.
Dénomination* En l'honneur de M. JBiIuza.t , son inventeur ,' élève de Cabanis {
il s'est utilement occupé de la culture des arbres fruitiers et de leur multipliacation.
Nota* Les greffes de cette série sont figurées sur la planche première de là S^-sec* tion , parce qu'elles n'ont pu trouver place sur la dernière planche des greffes de ta seconde section» , - .
I • Af
SECTION IIP.
G^Jf^^ par gemma.
CAHACTiass. Œil , bouton ou gemma porté sur une plaque d^écorce plus ou moins grande , et de différentes formes , transporté d'une place à une autre sur le même ou sur un autre individu.
. Composition* Dans cette section sont comprises lesf greffes en écusson , celles en flûte , en sifflet , en chamuleau , en tuyau ^ en fluteau^ en comuchet, en anneau ^ et par juxtaposition.
Usages. Elles ont pour objet de multiplier des végétaux ligneux que Pon n'est pas certain de pouvoir propager avec leurs qualités par le moyen à!às semences \ de transformer en espèces rares ou plus agréables et plus utiles des espèces communes et de peu d'intérêt ^ d'avancer de plusieurs années les jouissances des cultivateurs ; de naturaliser plus sûrement que par tout autre moyen des végétaux étrangers ^ et de rendre plus exquise la saveur des fruits de beaucoup de variétés d'arbres domestiques.
Les greffes de cette section sont les plus employées pour la multiplication en grand des arbres fruitiers. Ce sont presque les seules dont on fasse usage dans les grandes pépinières des environs de Paris ^ parce qu'elles sont les plus expéditives, e^ qu'elles exigent rarement la mutilation des sujets.
RAPPORTS ET DiFpiRENCBS. Les gTcffcs de Cette section pourraient être comparées aux semis j puisqu'il suffît de placer un corcuium j un germe de bourgeon , dans la situation qui lui convient , et avec les précautions requises pour propager les individus.
Mais il y a cependant entre ces greffes et les semis cette différence , que les gemma ne font qu'augmenter le nombre des individus.de leurs variétés , tandis que les graines y fécondées souvent par le pollen des étaminesf de leurs congénères j donnent fréquemment naissance à de nouvelles variétés ^ à des sous- variétés et à des races difi%entes»
DrvisioK. Cette section se divise en deux séries.
Lia première comprend toutes les greffes en écusson qui s'effectuent au moyen d'un gemma isolé ou. de plusieurs gemma réunis en un' seul bouton.
La seconde rassemble toutes les greffes en flûte et par juxtaposition ^ dans lesquelles ^ sur uii même tube d'écorcç , peuvent se trouver réunis plusieurs gemma écartés les uns des autres*-
SiKis V^. Greffes en écussonv
DipiKiTioN. On donne le nom d'écussôn à une plaqué^
d'écorce sur laquelle se trouve un œil ou ^mma. Ce nom lui
vient de sa figure^ qui a quelque lessembknce avec cette j^ièce'
d'armoirie.
Emploi. Ces greffes soïit enkplloyées particulièrement sur de jeunes plants die sauvagiéons âgés d'un à cinq ans , et même ^us ; lorsqu'il» ont l'écoree mince ^ saine ^ tendre et lisse.
Epoques de là coktectiom*. Les époques auxquelles on les pratique le plus ordînaîrement sont le printemps, lors de l'ascension de la première sève , et surtout le mois d'août , pendant l'ascension de la seconde sève. On choisit sur les arbres qu'on veut multiplier par cette série de greffes, des rameaux de la dernière pousse, munis d'yeux bien formés j s'ils ne l'étaient pas , on pincerait l'extrémité des rameaux pour arrêter la sève , et la forcer de se portçr vers les yeux , et l'on différerait de les couper jusqu^à ce qu'ils fussent bien conformés et que Iq rameau fût aoûté complètement,
PriSparatiok. Dès que les rameaux à greffer sont séparés de leurs arbres, on en supprime les feuilles, en ne réservant que quelques centimètres de leurs pétiples. Cette petite queue, qui reste attacbée au-dessous de chaque oeil , sert ^ le tenir enti:^. les doigts, et aie placer commodément dans l'incision ., lorsqu'il s'agit de poser les écussons. Les rameaux ainsi dépouillés dé iéuris feuilles sont enveloppés d'herbes fraîches et d'un ttngë iiiotullé , si les greffes ne doivent être posées qu'un four ou deux après que les rameaux ont été coupés. S'il est question de les faire voyager pendant quatre ou cinq jours , on les implante dans un concombre ou autre fruit aqueux. Pour les transporter à des distances plus éloignés , oaa les met dans un bain de miel.
Lorsqu'on a beaucoup d'écussons à faire dans le cours de la même jouiuée , on place tous les rameaux qui les portent dans un vase rempli d'eau , tenu constanmient àl'oinbre, et' duquel on ne Iqs retire que |es uns après les autres ^ lorsqu'on a enlevé tous les yeux que chacun. 4'jsux peut fournir,
Qpj^RATiOK. L'incision ^tinée' à les recevoir est de 4iffën
rentes formes. Tantôt c'est une plaque d'écorce que l'on enlève pour faire place à une autre ; tantôt c'est cette même écorce que l'on fend^ depuis l'épidernie jusqu'à l'aubier , en forme dçT. Dans ce dernier cas y on écarte par le haut avec la spatule du greffoir les deux lèvres- de l'écorce incisée pour recevoir Pécusson*
Celui-ci est levé avec la précaution nécessaire pour conserver l'œil intact, et est inséré dans l'incision. Les lèvres de l'écorce du sujet sont rapprochées par-dessus , de manière que les parties ne laissent aucun vide entre eUes. On ligature ensuite la plaie pour empêcher qu'il ne s'y introduise des corps étrangers, et ^opération est terminée.
Conservation. Quelques semaines après , si l'on s'aperçoit que les ligatures donnent lieu à la formation de bourrelets ou d'étranglemens , il convient de les desserrer. Ces greffes s'unissent aux sujets dans l'espace de quelques jours ; et en raison de la saison , du but que l'on se propose et des diverses sortes , on les gouverne avec les modifications que chacune d'elles exiger
SORTES
I. GreflFe (Tillet) d'une plaque d'écorce sans jeux. Nouv. Cours d*Agr.,