tome 6, page 5a
Synonymie» G. fTécorce d*un sujet sur un autre. Duham. ^ Phy«. des Arb. » t. 2 ^
p. j2 y alin. 4« Opération. Tailler, sur un arbre inutile , une plaque d^écorce F' (3^ sect. 9 pi. 1}
de dimension égale ^ celle d'un indÎYidu précieux^ don( TécOrce de la tige a à^é
enlevée par quelque accident.
Donner uAe forme régulière i la plaie de Parbre utile F ^ et couvrir exacV^
inen( celte plaie par V^cor^e priae aur le sauvageon.
Usages • Propre à prévenir les accidens occasionnés par les lésions faites accident tellement à Pécorce , et pour faire porter aux arbres des signes qui rappellent des souvenirs agréables ou chronologiques.
X)énominatlon. A la mémoire de Tillet , physicien , qui s'est occupé long-tempa des maladies des végétaux et des moyens de les guérir.
II. Greffe ( Xénophon ) <Vune plaque d'écorce ovale , munie (Tun œil.
Synonymie, G. d^un morceau Pécorce pourvu d'un œil^ dans une excavation de même largeur. Nouv. Cours d'Agr. , t. 6, p. 624, n**. 2.
G . par inoculation ^ ou ente en pièce rapportée. Oliv. de Seeres^ tome 2, page 370 , col. i". , alinéa \^.
Opération, Cerner avec la pointe du greffoir un œil ou bouton dans toute sa cir-* conférence , et le lever de sa place en conservant son corculum. (Voyez h' ^ 3®. sect. 9 pi. 1 • )
Faire à la place où l'on veut poser Poeil enlevé une pareille plaie H , et la couvrir exactement par ce dernier.
Usages. Pour transporter des boutons à fleurs d'une place où ils sont très-abondans y sur un arbre et à une place qui en sont dépourvus.
Pour multiplier des arbres très-rares , sur lesquels on ne pourrait lever desécustons sans compromettre leur existence,
Dénowdnatkm. A' la mémoire de X^hophon ^ citoyen d'Athènes , qui a composé
sur les labours et sur différentes branches de l'économie rurale et domestique des ouvrages dans l'un desquels il parle de cette greffe.
III. GrefTe (Risso) de deux demi-plaques d*écorce portant chacune
un demi-bourgeon.
Opération. Enlever au sujet une plaque d'écorce carrée.
Enlever sur deux arbres différens deux plaques d'écorce munies chacune de la moitié dNin bourgeon (Voyez fig. J , 3*. sect. , pi. 2), et qui, réunies l'une à côté de l'autre , puissent couvrir exactement la ploie du sujet. Faire en sorte que chaque demi-bourgeon s'unisse ft l'autre de manière à n'en former qu'un.
UêogêSx -Poiir 'Savoir si les deux demi-bourgeons, ainsi réunis , ne produiraient qu'un seul rameau. L'expérience a démontré qu'ils en produisaient chacun ud.
Dénomimaion. En l'honneur de M. A. Risso, naturaliste, l'un des auteurs de VHistoire natitrelle des Orangers, ouvnge trèi-recommandable.
IV. Greffe (Juge Saint-Martin ) (Tune plaque éTécorce qui ne recouvre
quune partie de la plaie du sujet.
Opération. Sur une plaie quadrangulaire pratiquée sur le sujet , poser une plaque de même forme ou da forme différente , de manière qu^entrç cette plaque et Pécorce du sujet il y ait de tous côtés - un espace où Paubier paraisse à nu. (Voyez fig. I, 3«. sect. , pi. 2.)
Usages. Cette greOe avait pour but de prouver que la coïncidence des écorces était inutile ; mais il est certain que toutes les fois que Popération réussit , c^est qu^il se forme un bourrelet , qui réunit , au moins sur quelques points , Pécorce du su^et et celle de la greffe.
Dénomination. En Phouneur da M. JTttge Sajnt-Maatin , inventeur de cette gfefie , at auteur de plusieurs ouvrages estimés sur Péconomie rurale et le jfrdinoge. .
V. Greffe (MuMel) en écusson , au moyen d*une plaque d^écorce de ^figure ronde, ovale ou €inguleuse, eut milieu de laquelle se trouve un
œil à bois. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. 5a4, pi. .IV, fig. ai.
Synonymie. G. à emporte -pièce. DuHAni. , Traité des Arb* firint., t» l^ p« 671 pi. i'^. , fig. 4 9 1^^* i 6^ ^*
Opéraiioru Enlever avec un câseaa ou an eaiporta^piàce une plMpe d'écorçe sur un vieux sujet ; se servir du même outil ou du greffoir pour lever le gemma à greffer (Voyes £g. 6, 3^. sect. , pi. a ) ; le poser dans Pêntaille pratiquée sur le s«ijet, et fermer les bords de la plaie avec de la cire molle.
Usages.' Four placer des écussons sur de vieilles tiges ou branches dont Pécorce ^ gercée , ligneuse et épaisse , ne permet pas Pemploi de la pratique ordinaire.
Dénominution, A fat mémoire de feu M. MvarsL , propriétaire , cultivateur d^arbres étrangers à Rouen , et auteur du Traité théorique et pratique delà Végétation^ publié en 1781. Cet ouvrage renferme d'utiles observations.
VI. Greffe ( Pocderlé ) en écusson dénué de bois. Wouv. Cours iTAgr. ,
tomç^^page 524» n<»* 3.
Synonymie. G. en écusson d mil sans bois. Duham. , Phys. des Arb. | tome 2 y page 73 , alinéa 4 9 pi*. 1.^9 figf 107*
ri
OpéÊotÎQnm Lever aariwnuaean un écastcm à U manière ordiaaire; couder easui te
avec le grclTuir tout le buia i^iii se trouve m
çulum du gemiua (Vd^l-z i', 3'. secl. , pi
Le poser eusnite dans l'incision faite su
Usages. Profi
s l'écorce , et ne laisser
le sujet I.
parliculièrement
que le cor-
dur, tels ijue les orangers, tes myrtes , les lioiix, etc. Dénomination. En l'Jioiineur de M. PoEntntÉ l'ainé , au e et du Torvstier belgiques , ouvrage estimable.
PHerbo,
TII. Greffe ( Lenormand ) en écusson, sous l'œil duquel se trom>eune légère couche d'aubier. NouV. Cours tl'Agr. , t. 6, p. Si^.
^nonymie. G. en écusson baisé. Oliv. de Serres, t. a, p. 364, col. a, lig. 7.
G. en écusson, i". sorte. Cas. , Traité delà Greffe , page 3o. Opération. Laisser sous le milieu de l'écus^on une légère lame d'aubier , dans le
tiers de son étendue. (VoyeiJ, 3'. secl, , pl.i™.) Le poser ensuite entre l'écorce et l'aubier du sujet L Usages. Les arbres fruitiers à noyaux et à pépins s'écussonnent de cette manière
dans les grandes pépinières de Paris et des environs. Dénomination. A la mémoire de l'estimable famille Lehormand, qui a dirigé
avec distinction la culture du jardin potager de Versailles, depuis La Quintinie
jusqu'à la lin du règne de Louis X.V.
Vin. Greffe (d'Ourche) en écusson carré , avec aubier et bois.
Opération. Enlever au sujet K ( S», sect. , pi. 1 «. ) un demi-cylindre de bois , en formant deux hocbes , L'une à la partie supérieure , l'autre à la partie inférieure dp la plaie.
Mulever à. l'arbre que l'on veut multiplier un demi-cylindre de même dimension (Voyei: k') que celui que l'on a6té à l'autre arbre , et tailleries deux extrémités en biseau, de manière qu'il puisse remplir exactement In plaie du sujet. Elle n'a point encore été pratiquée au Muséum. Dénomination. Du nom de M. le comte o'Ourche , inventeur de cette greffe , et auteur de plusieurs ouvrages sur les irrigations et sur des cultures agrestes.
IX. Greffe (Colombe) en écusson, au moyen d'un œil placé sur un arbre à l'endroit où l'on a enlevé un autre œil.
Synonymie. O. selon Virgile, An baron Tschoudy. Opération. Enlever au sujet un bourgeon par 1
nangulaire (Voyeil,
' 1». sectf pi* 9); tailler sur Parbre que Ton veut propager un autre bourgeon 1' . en coin, et l'insérer dans Pouverture pratiquée sur le sujet.
Quand le bois ^ scion est plus petit que celui de la tige qu'on veut greffet , on opère comme on lé voit au point F ^ ^Usages, Recommandée pour les hêtres , les charmes 9 les peupliers , le» érables. Dénominaiion, Du nom de la propriété dans laquelle M. Tschoudy pratique annuellement cette greffe avec succès.
X. Greffe ( Sickler ) en écusson sur les racines et à œil poussant.
NouY . Cours d'Agr. , tome 6 , page 5a4.
Synonymie* G. en écusson sur racines à la pousse. Cab. , Bssai sur la greffe ^
page 5% 9 alinéa premier.
Opération. Découvrir des .racines traçantes , de la grosseur du doigt environ ; Les greffer en écusson au printemps, et laisser la place des yeux découverte. L'année Suivante , lorsque les greffes ont poussé , séparer les j»u:ines de leurs souches : elles forment de nouveaux individus. (Voyez L, 3*. sect., pi. i. ) . Usages* Propre à- multiplier des arbres rares qui n'ont pas de congénères sur lesquels on puisse les greffer avec sûreté pour la réussite* Dénomination* En l'h6nneur de M. StcÛERy auteur âû Journal des Jardiniers allemands p ouvrage en 9 a vol* in*8^«y qui renferme beaucoup de faits utiles aux progrès du jardinage et de l'économie rurale.
XI.'GrefiFe ( ïouelte ) en écusson , avec suppression de ta tête du sujets pour faire pousser sur-le-^hamp le gemma. Nouv. Cours d'Agr. , . t. 6, p. 5a4. I
Synonymie, (jt. en écusson à œil poussant. Duham. ^ Phys. des Arb. , 1. 1 1 p. ^a. G. en écftsson d la pousse. Cab., Essai sur la greffe, page 35.
Opération. Tailler et poser un écusson à la ikianière ordinaire \
Couper la tète du sujet immédiatement après que la greffe a été placée , et
supprimer tous les bourgeons qui pourra^nt croître sur la tig^. Usages. Propre , lorsqu'elle est exécutée au printemps^ à hâter la jouissance d'une
année \ ,..'•.,».
D'un succès peu certain dans les climats froids , lorsqu'elle est exécutée à la
sève d'août.
Dénomination. A la mémoire de Germain JouettEt, pépiniériste à Vitry-sur->
Seine , où il s'est occupé , l'un des premiers , de la culture des arbres étrangers ,
qui s'y trouvent actuellement très-multipliés» .
Xir. GrefFe (Vitry) en écasson, pratiquée avec ungemma, quinedoit développer son bourgeon qu'au printemps suivant. Nouveau Cours d'Agr. , t. 6 , p. 5a4 , pi. IV, Hg. 18 , 19 et ao.
Synonymie. G. en écasson d ail dormant. Dukam. , Phys. des Arb. , t. a, p 73
et 75, pi. Xil, fig. io5, 106 ot 107.
Opération. Placer l'écusson à U manière ordinaire, mais A l'époque de la sève
d'août {
Idûsser a.\\ sujet sa tète le reste d« l'année , et ne U sup[>rimer qu'au printemps
suivant, si h greffe est-dvnntc.
Usages, Elle retarde U jouissance , mais l'assure davantage.
£Ue Uiise h uli fis ter en entier les sujets dont la greÛe n'a pas repris , et ne [es
eropécbe pas d'être greffes U saison suivante. Dénomination. Nbui d'un village des environs de Paris, OÙ cette greffé est [ire9({ue
ejtduïivenientemploy^e pour U multiplication des arbres fruitiers , et OÙ il s'en
effectue, chaque année, plusieurs milliers.
Xm. Greffe ( Descemet) en icusson double , ou multiple , sur le même sujet. Nouv. Cours d'Agr,, tome6, page Sa^.
Synonymie. G. en AttsjOB i^/B«V*w enfc*. Oliv. HESEajuts, tomea, page 365, col. a, lig. 38.
Opéralipn. Placer deux ccussons opposés (fîg> M, 3*. sect. , pi. 1 ) ou un plus grand nombre sur un sujet et par les mêmes procédés que ||Our les greRot Jouette et Vitry.
Usages. Pour multiplier les chances delà réussite sur des arbres étisasgen délickts, et pour produire des arbres d'un port tr as -pittoresque d^ns les jardins pays4^ gistes. Les frênes pleureurs, les cytises , le» rotiiuiers se greffent ainsi.
Dénomination. A laniémi^rede M. Descemet. jardinier du Jardin des apothicaires de Paris, vers 1« niilieti du «iécl« dernier; liunune habile dans son art, et père d'une nomhrfiuse fumille de cultivatmirt et de botanistes distingués, qui uni contribué ù litntultîplicatton des arbres étruagers en France.
XIV. Greffe (Schneewoogt) enécusson, à incision faite en sens inverse^ de la manière ordinaire. Tfouv. Cours d'Agr. , t. 6 , p. 5a4.
Synonymie. G.en^cusfo», sm t«ts mixers». Cas., Essai sur la greffe , p. 3i , afin. 3. G. nt lênaton , *n sena opposé. Et, Caltel, des Arbre* pyramid^uXf |i. 78, alin. .«., 65. 6, lel. D,C.
Opération. Donner à Pécusson la forme d'un triangle dont le sommet se trouve au-dessus de l'œil ^ au liou de se trouver au-dessous , comme dans la groQe en écusson ordinaire. ( Voyez m' , 3«. sect. ^ pi. i. )
Inciser l'écorce du sujet N en forme de j^, pour recevoir Pécusson. Usages. Propre à assurer la réussite des greOes d'arbres très-abondans en sève gommeuse.
Employée à Uyères et à Gènes ) pour greffer les diverses espèces d'orangers. On pourrait l'essayer avec espérance de succès sur les arbres résineux. 'Dénomination, A la mémoire estimable de Schneewoogt , fleuriste à Harlem, auteur d'un Traité sur la Jacinthe et sa culture. Cet ouvrage est très-utile aux cultivateurs de ce beau genre de plantes.
XV. Greffe ( Knoop ) en écusson y à œil tourné par la pointe veri la
terre. Nouv. Cours d'Agr. , t 6 , p. 5îi4.
Synonymie. G. à rebours. Agricola , Agric. parf. , part. i^. , page 182 ^ fig. 6. G. en écusson renversé. Roger ScuAfiOL , Prat. du Jard. , t. i, p* 79*
Opération. Faire sur le sujet Pinciiion comme pour la greffe Schneewoogt , ou à la manière ordinaire.
Poser Pécusson, la pointe de Pœil todHiée ters la té^re. (Voyez Oy )•« sect. ^ pi. 1*».)
Usages. Pour obliger (disait - on ) les bourgeons à croître dans une direction différente 'de celle dans laqudle ils croissent ordinairement^ et afin d'accélérer la fructification des grefiea , et de leur fidre produire de plus gros fruits. D'un usage très-limité , parce qu'elle remplit mal sa destination. Les bourgeois se redi-essent et né donnent pas de fruits plus précoces ou plu9 gros que s'ils avaient été greffes en écusson oiQinaire.
Dénomination. A la mémoire de Jeak Hcrmak Kkoof , jardinier hollandais , auteur d'une Pomologie, ou description des nyeilleurs fruits cultivés enEtirope ^ ouvtage orné d'un grand nomtfrs de figures' exactes , et publié à Lemwarde en iy56.
XVI Greffe (Jansein) en écusson y de plusieurs variétés différentes sur le même arbre. Nouy. Cours d'Agr. ^ tome 6 , page 5a4* • \\\
Synonyhtic Entes au bout des bronches. (3vt!r, nE'S)sÈ&£8^ Tbéàfted^Agr. 9 1. a,
p. 571, col. i^.^ alinéa premier.
Opération. Elle se pratique en fente par lo procédé de la greffe Atticua , et le
plus souvent en écusson par celui de la grefle JeHetté <m Vitry.
Usages. Oa Pemploie pour se procurer, sur le même arbre , des fruits de diffé- Tentes ibrmes , de diverses couleurs , et qui mûrissent les uns après les autres.
Dénomination. A la mémoire de M« de Jansein , propriétaire , cultivateur d'arbres étrangers de pleine terre. 11 en avait réuni la collection ^ la plus nombreuse qui existât alors (1778) , dans son vaste jardin des Champs-Elysées 9 à Faris.
XVII. Greffe ( Duroy ) en écussonf , faits successweinerU sur le même arbre avec des gerrunç. fournis par sa dernière pousse. Nouv. Cours d'Agr. ^ tome 6 , page 5a4*
Synonymie. Entes sur entes. Oliy. se Seures , Théâtre d'Agr,, t. a,, pv 338 ^
tcol. I». , ligne 1". Vulgairementj.^TTç^ sur greffes.
Opération. On Peffectue en fçnte qijl en éçussçn ^ et quelquefois simultanément des deux manières.
La greffe en fente se pratique au printemps, com];ne la greffe Atticus, La greffe en éçnsi^n à la «ève d'août, de la m^me manière que la greffe Vitiy. On répète chaque an^ée ces opérations, en employtnt toujours des scion&pu gemma de la dernière pousse , pris sur Ja partie supérieure du même arbre.
Usagfs. 'Flus^rs agcûnomea dePantiquité , et dans les temps modernes Olivier de Serres , Duhamel , Miller , Kozier , et beaucoup d'autres auteurs , ont prétendu quA les greffes sur greffes hâtaient 1^ fructification , augmentaient le vQ^ume iem fruits et les rendaient plus suaves^ Pour constater un fait aussi i^iportant , on a greffé depuis plusieurs, aiuiées , 4ftns l'écple d'ag^çulture du Muséum , un sau* Tageon de poirier sur lui-même. Cet arhre ne nous a , jusqu'à présent, 4onné 4es firuits que dans sa partie; inférieure : la question n'estdonc pas encore résolue ^ mais déjà on peut s'apercevoir que les feuilles des rÇmeaujc greffés les plus récem-» Qient sont ies pl|w liurgçs, etquejges rameaux ont moins d'épines que ceux d^ la partie inférieure ,: c'est déji^ beaucoup.
J)4fU)mination. En l'honneur de M. Durot', physiologiste > l'un des dirocteura des forêts en Prusse , et auteur de plusieurs ouvrages , dont quelques-uns traitent de l'économie forestière.
XVIII- Greffe (Lambert) oomposèe de cettes en écusson, eh approche çt enffntçpqrfdons^ Noiiv. Cours d'Agr. , t. 6, p. 5a4.
. Synonymie. G. composée. Du^aic. ^ Mémoiref dç l'Ac|udéqiie des Sciences do Paris , tome 55 , pfige 5o9«
"C/ctt«/WMA;BTrCâ.tVt^, Traité' des Pépin,',' t. 2,'^. tel', àUttéfiirèmî^r ,
pl.a', fig. 7. • -[^ ■ ■■ ••'■■■ ■-^■' ■■■ •■■ •" •■
Opêtatlori. Plantée à six décimètres l'un de Tau trô dèiix sauvageons a*uiie lôngu e existence; les greffer, par gemma, en espèce domestiijiîè iV'lruil parfSmé et trèssucré. ( Voyez I et 2 , fîg. P , 3«. sect. , pi. i^®. ) ' ■ Greffer par approche loh'gîtadiÀale lé^'Sèui bo^rgeoiifs tjtii nàUroiit' Aés 'genibia des écu^on^..(.V.oye4 a*') /. i: ... .'•"• . i . . . -".'.v!. »" : v . ; '\
Les bourgeons bien soudés , leur couper la tête , les fendre en travers et
. /! . poser dans ià <fente :qiio Pod Vient de pVatiquer^ le scion* d^uni Àrbfe do^eJBttque
. àfniitd^un.gros-vplume^ in5ipid9QC'tans pâT{a«»^(Vo^ '
Le procédé proposé par Duhamel est un .peu différent y quoique tendant au
:1 :' même but. C'est dé greffer sur un p&îri^ Anvageon vkl coignassier^ sur celui-
>' ci une épine ^ sur celle-ci unnéflier, et suc o«f dêurnief un poirier de bon-chlpétien •
? Usages. PoUriaWrslleitiâa^ge'des'sèT^ëtdèsrWtpn^pVes de diff^^
ne modifierait pas la saveur des fruits | et ne pourrait pas p/rodûive de' notivelles
> ' ' k^è^s'âtiihéidqii^OotttlèsTNdtss^adéxKt'p
L'expérience filÈ\ile {kmyait détruire cette ôpikibn lëlle en a déi^ôntré ta&û^seté.
jyéTtominaiion^ En PbouAétar de M.'LÀMBBiiT ^ b^tânisVé'aligkis- J'-ft qiii U' science
• est redèmble'd'uhe)>eUëiMonogftipliie de fat belle 'et udlèf fiiMtiile dés atbre«
résineux à fruits en cônes» ' fii:'. ; •- i ^-ji^ ^ i' •
manière de chevroh brisé àu-dièssûi'dk laffr^l Nouv. Cours d'Agr., tpme Ç , page 5a4. .
Synonymie^ G. des arbres résineux. Mé|i|ioiros.4€|;la Société, d^Agf» ^ Paijs, ann. 1785^ trimestre d'été I page Sç.r.
G, des arbres verts. Et. Galye^, Traité des Pépin* , ^>^e 2 9 page 99.) pi. 1 y fig. 7 , let. B , C. . ,.
'Opération, V^xxfi à la tige d'un jeune sujet Q (3** aeet.^ pi. t.) une- incision en forme de T , comme pour la greffe Yitry ^ former à 4 ou 5 millimètres aunlessus de la barre du T une double incision , en ma4Sère de chevron brisé ^. qui. coupe l'écorpe jusqu'à l'aubier dans la largeur d'un milUmètre.
Lever sur l'arbre qu'on veut multiplier un écu«so& ordinaire , l'introduire dans ]^i plaie du sujet et ligafurer la greffe. '
JJsages, Pour multiplia plvs^ sûrement lea arbres à sève résineuse ^'gommeuse ou
facèa-aboididittite. : . i . - •
I^énomination, A la mémoire de Magneyille, cultivateur,' propriétaire aux enTÎrons de Caen. Il a naturalisé dans ses possessions beaucoup d'arbres étr^ngers^ qui depuis se sont multipliés dans son département , «t il a été Pinyenteur de cette greAe en 1704*
XVIIL Greffe (Sintard) en écusson, couvert par une plaque d'écorce d'un autre arbre. Nouv. Cours d*Agr«, t. 6, p. 5a4.
SynoTtymie. Ente çn écusson couvert. OhTv. se Sejl'hes , t. ft , p. 366 , col. '», lig. a. Opération, 'Faîrç au sujet deux incisions;^ comme pour la grefiBe Vitry , et y -poser
l'écusson de la même manier^. .
' Luter avec de la jcire molle toutes les scissures de Pincision^ et coirmr la .JMUtie opférée d*une plaque, d'écoroe pri^ sur un autre arb(» , percée à Pehdroit
où se trouve le bourgeon de l^cusson et maintenue par une ligature, .(^^y* 3K- >
3«. sect. >pl- .}•} Usf^ffs. D'ufljB pratique trop ^Bpnutiei^ pourjéti^; employée à' la -multiplication en grand ^ nmis recommand^jilç . pour des espaças rares et délicutes,
JDénpnina^on. A la mémoir(e|,4ç SiK?Aap>. Jardinier en filiff dli i^^din da$ Plantes de Paris fçu ççnmia^çement du siàçle d0nuer«.ll.^mt<loyait utilement cette greffe pour multiplier les rosiers d^ Alexandrie.
XXL 6i:effç ( ^^(ote). en,éçi4ssoii çofré , pla^ wr. >^flf f 1^ d^nt P^CQ^
rabaissée U rfifiowr^ à moiUéf
Synonymie. Ente en écusson , autre sorte. Oliv. de Serrés, Théftté- d^Agr. > tl a 9 p. 366^ col. a^ alinéa l<^ , et même tome, p. 399, col. a, alinéa premier.
' Opération. Faire trois incisions à Técorce du sujet y rùne borizontale y et Aeux autres latérales et parallèles , de manière quel^pn puisse rabaisser Pécçrcé ainsi coupée. ( Voyez fig. A , 3«. sect. , pi. aV)
Tailler une plaque d'écorce munie d'un bon œil , qui puisse recouvrir exactement la plaie laite su «uyet % relever enstute Pècoicte abaissée , en reGouvrir i^ëcn^on jusqu'au- d es so us de son fcoui^eon^ luter les scissures et ligaturer le tout.
lùageâ. fert^a usagé du temps ^dH^Bvier de Serrés , pour gfefFer les borines espèces d'oliviers sur Polivier sanvage; mais abandonnée depuis, patceaju Vile est d'une pratique:kmgueet minutieuse.
Dénomination. A la mémoire d'ARTST^one , philosophe macédonien^ qui a traité de pUiAÎeurs bcancbos de l'économie maatàe^ et ^nrtkui^fement de la ligne et de l'Olivier ^ arbre auquel cette greffe est plus particulièreAoait AMinée.
XX. Greffe (Sennebier ) en écusson, par portion d\jnms^'ierminaiix.
. Opéraù'oB^ . A 4é(ijM^ àé. gemma latéraux y ou peut fendre ;eii deiux ou .eu ijuatre
parties ég^es 4^ yeux terminaux ( Yoyes B y 3«. sect. ,.pL 2 ) ^ et g^e0er diacune
de ces parties , soit à œil poussant , soit à œil dormant j en des incisions es T^
pratiquée» sur de jeunes sujets. <
Vsagesé Addition utile apx moy.ens ordi^iaxres de mu^iplicatipn ^ pour 4es arbres
rares, à geiAmaécaUlâux. et. sur-tout pour., ceux .à branches xigpposéea. Dénominatùm* A, 1a> mémoire de< SsMNJSBiBit|r physiologiste g/énevoif du siècle dernier ,, q^ a enrichi la pbysiq^ T^g^ulft da plus^ucç 4épouyçtte» utiles aux progrèa 4}a ^agri6|^|9tfa.
XXI^ Greffe: (Butrel) enécussom d'e^àciiS' de, même genre ou, de même fimnlley fui di^rèkt par^ bêi dUr^êe du-fèaillàffe ^ (hu lès^oquM du
mouvement de leur sève.
Synonymie. G. JLiehaut, l^ouv. Cours d'Agr.^ tome 6 , pag6V S^St^ tt, i8« Vul^ gdftmerit Gm Kétéroctiits» . * '
Opération., Syr un sujet qui perd 91^ {euilTés chaque année , greffer uu arbre du m$me genre dont le feuillage est permanlent, ^tvice vèrsd'.
Placer sur un arbre dont la sève se met tard' 'en mouyemeùt, lue espèce do mAme genre qid entre en sève plus tôt.
Greffer sur une espèce à sève douce et insipide une autre espèce dont le suc est acre et corrosif.
TIsages. Pour prouver qu^il ne suffit pas de greffer Pun sur Pautre des arbres de même famille 9 de même genre et de même .espèce , pour obtenir une réussite complète; mais qu*il faut ettcore^^e'i^s'mbuvéinéns ae Ik sève asdendante et descendante , ainsi qntleë qudltéé''de98ueb:pi^6^réë soieoat âf->peu-pcès ba mémeser sans cela ces greffes , mal assorties , périssent en peu d'années.
J^énomirtation. A Ikmémoire de feu M. Bvtael , cultivtitiôur , 'philosophe, et atttbur Htm.Tmieémi^onnêdelm T£UUâd^jiritosf/niti9n,ioatt9igt imprimé eu i/çSy qui en 1804 ^^( ^ ^ dixième édition, et qui devrait ètre^le catéchisme de toua^ les jardiniers qui cultivent des arbres fruitiers.
il' ■
X^I. Greffe (Bosc) • de feuilles , en numière d'écusson. •
€pirtnlkM-CSk9^Àï^ fetu^^sijétitf ihnb k plekHl^ leuirtfi^é^ fidreàlimrrtigc^
des incisioijs en Oorme de T ^ et proportionnées à la grosseur des pétioles qu^elles . .doWentreceToir^
Prendre sur des espèces congénères peu en sève des feuilles parvenues au quart ^ au tiers , à la moitié de leur grandeur; les séparer de leurs arbres avec leur j>édicule dans toute sa longueur , et son appendice 9 mais sans gemma. ( Vbye* fig. D, 3**. sect. y pi., 2.) ' '
Poser ces greffes dans les incisions faites aux sujets 9 et placer ceux-ci sur une couche tiède couverte d'un châssis ombragé ,. sous lequel sera entretenue une atmosphère irif^ôreuse , humide et chaude , pendant là reprise des greffes. *
Usages, Pour savoir lo. si les feuilles reprendront sur des espèces voisines , ce qui est probable; 2". si elles se tefiiserontà vivre sur des sujets disgénères ; 3**. si cesfeuilles produiront dans leurs aisselles des gemma , coitttAB -si elles n'eussent point quitté leur pied naturel; 4^. de quelle nature seront les bourgeons qui sedéveloppiêront' dé èeW jgèmiEnk ; 5^k et éhRn si ces gëmMa existent dans la graine^ et no font ^ - - <|od^^' développer par Pacte de >U végétation j ou. s'ils sont produits chaque année par les feuilles des végétaux. . • ' .
Ces faits bien constatés, que l'opération réussisse ou non , seront toujours des expéfiences^utiles.
Dénomination, En l'honneur de M. Bosc 9 voyageur 9 naturaliste et cultivateur distingué 9 l'un des principaux rédacteurs des Dictionnaires d'HLs;toire naturelle et d'Agriculture. Ce savait t se propose de faire 'cette utile 9 mais délicate expérience . Elle ne pouvait tomber en meilleures mains pour donner des résultats utiles aux progrès de la science.
Serib II®. Greffes enJLûte.
Caractèkes. Un ou plusieurs yeux 9 portés sur un anneau d'écorce plus ou moins grand et sans aubier.
CoMPOsiTioir. Cette série comprend les greffes nommées vulgairement : en anneau ^ en sifBet , en tuyau ^ en canon , en comuchet ^ en chalumeau ^ en flûte ou flûteau;
Usages. Ces greffes sont affectées plus particulièrement à la multiplication des grands arbres fruitiers de vérgérs'agrestes^ dans plusieurs parties de la F]:ance \ on l'emploie aussi pour
{77) quelques espèces d'arbres étrangers à bois dur ^ dans diverses
pépinières.
Opérations. On pratique ces greffes au printemps ^ lors de l'ascension de la première sève ^ ou vers la fin de la descente de la seconde.
La manière de les opérer consiste , i ^. à enlever sur les rameaux des arbres que l'on veut multiplier ^ des tubes d'écorce munis d'un où de plusieurs yeux bien constitués y 2^. à choisir de jeunes sujets dont les tiges soient de même diamètre que les rameaux des greffes } 3^. à couper la tête ou l'extrémité des branches de la plupart d'entre eux , aux places où ils doivent être greffés j 4^. à leur enlever des anneai^ d'écorce de même longueur que ceux des greffes j 5^. à poser ces derniers sur les sujets 9 pour remplacer ceux qui ont été supprimés; 6^. et enfin à luter les bords des scissures pour que l'air ^ Peau ^ ni aucun autre corps étranger ne puissent s'y introduire.
Cette opération doit être faite j autant que possible ^ par un temps doux , sans pluie ^ aux heures où les rayons du soleil ont peu de chaleur , et où le hâle ne peut enlever la sève visqueuse qui suinte des parties dépouillées d'écorce.
Conservation. Lorsque les tiges n'ont pas été coupées immédiatement au-dessus de l'anneau d'écorce de la greffe y il faut enlever avec soin tous les bourgeons qui croissent plus haut que l'endroit opéré , pour que la sève n'ait pas d'autres issues que les gemma de la greffe. Dès que celle-ci commence à pousser 9 on taille le sujet sur celui des bourgeons que Ton destine à remplacer la tige du sauvageon.
De toutes les greffes de la troisième section ^ celles-ci sont les moins sujettes à être décollées par les vents ^ et les plus
Opéfùiidm. Confit 1 ^rélutcé '4e .k lige' ou (ïe la ^naftcIilB -que Von ^eut .greffer ^ enlever au-^leasoiM ie II coupe on «IWeau 4^écoroe d^im à iroîs ponces -de long. ( Voyee F , 3«.' sect. V plb ^. )
Choisir k branche qui ^it founùr la gr eSb de même diamètre f «e le rameau que Ton veut greffer.; «nlever par le^joa bout un tujrau d^écorce un peu moins 4o9g que k plaie ^te au sujetj
. Ajvk^lar 4?i9 ^^yau à k pl^pe de Panneau enlevé, et le faire coïncider exactement par le bas avec Pécorce du sujet; réduire en cbarpie k surkce du bois •dénué d^corce oui. reste aurdessus de la greffe, et lu ter les scissures.
Usages. Presque ut^qi^Hi^aiic nnyiliiyée àêpfi quelauas déparjtpmens da k. France pour greffer les noyers^ châtaigniers, mûriers, figuiers et autres arbres fruitiers à pépins et à noyaux.
JDénomination. Nom sous lequel elle est connue dans une grande partie de k France.
m. Greffe ( de Pan ) en ftûJte , par r (imputation de la tête ou êtes branches du sujet, et à œil dormant Nouv. Cours d'Agr», tome 6, page 5a 5.
Synonymie, G* en chalumeau, Cab. , Princ. de la Greffe, page 4^, alinéa 4*
Opération. Celle-ci ne se distingue de la précédente qu^en ce qu^elle s^effectue à k deuxième sève , avec des gemmaq^radoîts^par la première sève de la même année , tandis que k greffe en sifflet se pratique avec des yeux de Paniîée précédente.
Usages. Rarement employée dans k pratique ordinaire , mais pouvant être utile pour varier les chances de réussite dans k multiplication des arbres étrangers à bois très-dur.
JDénomination, Cette greffe imitant le chalumeau dont se servent les bergers dans leur musique champêtre , et dont les poëtes attribuent Pinvention au dieu Pan | on lui a donné le nom de ce dieu.
IV. Greffe (de Faune) en flûte ^ à plusieurs jeux alternes ^ posée en supprimant la tête des parties greffées , et lacérant leurs écorces. Nouv. Cours d'Agr., t. 6, p. 5a5.
Synonymie, G, en flûte, Duham , Phys. des Arb. , t. 2, p. ^2, pi. XII, fig. io4*
Opération, Cette sorte se distingue par k longueur de son tuyau , qui peut être d^un décimètre et porter 4 on 5 yeux^ et en ce que Pécorce du sujet, au lieu d^être supprimée à la place que doit occuper k greffe , est divisée verticalement
en quatre ou cinq lanières (fig. 6, S", aect. 9 pi. 2- % que Pon rabat vers la terre et que Ton relève sur la greffe lorsqu'elle a été placée $ ensuite on coupe Pécorce et le bois^ du sujet en bec de flûte au-dessus du dernier œil de la greiFe. '
Usages, Moins employée par les pépiniéristes que par les cultivateurs d'arbres étrangers , pour diverses espèces de végétaux rares à bois dur.
Elle ofFrOy par sa longueur et le nombre de ses yeuxi un plus grand nombre de chances pour la réussite que les autres sortes de cette série $ mais elle est moina facile à exécuter.
'Dénomination. Nom des dieux rustiques auxquels on attribue ^invention de la flûte des bergers^ avec laquelle cette greffe a de la ressemblance^