‹ Monographie des guêpes solitaires ou de la tribu des Euméniens ... Servant de complément au Manuel de Lepeletier de Saint-FargeauChapitre 11 sur 430 · XIII · texte numérisé non relu

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deux sections sont différentes, leurs caractères z0ologiques les relient au contraire si intimement, que leurs places sont naturellement fixées l’une à côté de l’autre.

. Saint-Fargeau entreprit son ouvrage à un àge avancé, qui rendait sa vue affaiblie impropre à des travaux d'observation minutieux, en même temps qu’il lui interdisait des recherches bibliographiques pour lesquelles il eût été contraint à des déplacements fatigants ; il dut les abandonner presque entièrement ; aussi son livre est-il si incomplet, qu'il est impossible de lutiliser pour le classement des collections ; les espèces sont cependant assez bien décrites, sauf un inconvénient causé par sa vue : elle le trompe fréquemment sur les couleurs, et presque toujours il indique les ailes comme plus foncées qu'elles ne le sont réellement : comme c’est là un détail d’une importance un peu secondaire, je n’ai pas cru devoir décrire à nouveau les espèces qu'il avait déjà publiées, et je me suis borné dans ces cas à renvoyer à son ouvrage.

Tel est à ce jour l’état de l’entomologie relativement à la tribu sur laquelle j'ai dirigé mes études ; on voit donc aisément qu’il me restait à combler une vaste lacune ; sans me faire trop d'illusions sur mes forces, je n’ai pas désespéré de le faire, au moins en quelque mesure.

Dans les essais que j'ai faits pour atteindre ce but, et après m'être livré à une étude consciencieuse des genres et des espèces, je n’ai pas tardé à constater différents faits intéressants.

Il existe des différences considérables dans la forme des palpes des Euméniens, le nombre des articles varie beaucoup; tous les caractères tirés du nombre des organes sont bons, parce qu'ils sont nets de leur nature et parfaitement définis, puisqu’un mot, un chiffre, suffisent pour faire comprendre toute la pensée : quand il s’agit des formes, au contraire, la meilleure description peut toujours laisser des doutes.

J’ai été ainsi conduit à la formation de quelques genres, dont plusieurs , du reste, pourront être réduits lorsqu'on connaîtra mieux leurs représentants et leurs affinités. Ce sont donc des genres que je nommerais volontiers provisoires et que je soumets

NS dr à à la ae des sayai ts; je crois que j'aurai gagné ainsi beaucoup en netteté dan a distinction des espèces ; peut-être me fera-t-on le reproche d'introduire aipsi dans la méthode quelque chose d’artificiel et d’arbitraire, mais je répondrai qu’un arbis traire clair n’est pas toujours à rejeter.

Quant aux ressources dont j'ai pu étayer mes études, elles ont été considérables. J’ai eu sous la main la collection entière de Lepeletier de Saint-Fargeau; j'ai retrouvé tous les types étiquetés de sa main, de même que ceux qu’il avait empruntés à la collection du Muséum de Paris : c’étaient là pour noi de précieuses données : il en a été de même de ceux de M. Guérin- Méneville, qui les a généreusement mis à ma dispositon; j'ai été moins heureux pour ceux de Latreille, qui sont en partie détruits, en partie disséminés dans les collections particulières. M. Niélander a bien voulu me procurer ceux de Wesmaël, et M. Gay a mis à ma disposition tous les types de M. Spinola, que cet auteur a décrits dans Historia Fisica de Chile (1).

Je suis donc à même de parler avec certitude d’un grand nombre d'espèces; il en est d’autres que ies descriptions font reconnaître avec exactitude, mais plusieurs descriptions des anciens ne cadrent avec aucune de mes espèces, et malgré tout le soin avec lequel j'ai feuilleté leurs ouvrages, je me suis vu dans la nécessité d’en grossir la liste des species dubie.

Je ne décris que les espèces que j'ai eues sous les yeux, ou celles que j'ai pu déterminer avec certitude, au moins jusqu’à . la division du genre auquel elles appartiennent par l'examen de bonnes planches : quant aux autres, je me suis trouvé dans l'obligation d’en donner la liste à la suite de chaque genre, dans l'espoir que quelques entomologistes, désireux de faciliter mon travail et de lui donner un plus grand développement, pourront me communiquer les types qui me manquent. Ces listes ne sont malheureusement que trop longues, et pour pouvoir les réduire

(1) Ayant eu depuis le bonheur de visiter M. Spinola et de consulter sa riche et belle collection, j'ai pu me fixer sur un grand nombre de ses types antérieurement décrits, ce qui me permettra de rectifier plusieurs erreurs et de réparer plusieurs omissions faites à dessein, dans la prévision que je visiterais sa collection.

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sensiblement, il faudrait que je pusse passer en-Fevue des collections faites sur tous les points de pe, particulièrement en Scandinavie et en Autriche, dont les faunes me semblent différer de celles de l'Europe occidentale, les ouvrages de Zetterstedt et de Herrich-Schæffer en sont un indice presque irrécusable, sinon une preuvé complète.

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