‹ Monographie des guêpes solitaires ou de la tribu des Euméniens ... Servant de complément au Manuel de Lepeletier de Saint-FargeauChapitre 15 sur 430 · D 9 SALE · texte numérisé non relu

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44. RayGcmium, Spinola. Palpes labiaux de quatre articles. Palpes maxillaires de six articles, les trois derniers très petits. Abdomen sessile.

45. Opynerus , Latr. Palpes labiaux de quaire articles. Palpes maxillaires de six articles réguliers. Abdomen variable.

16. LerrocmLus (Mihi). Comme le précédent, palpes très grêles ; chaperon transversal ; abdomen subpédicellé ; antennes insérées très bas.

47. PrerocuiLus, Klug. Palpes labiaux très gros, de trois articles, plumeux. Palpes maxillaires de six articles,

IIIe SECTION. Les deux nervures récurrentes reçues par la deuxième cellule cubitale, cette dernière pédonculée.

Cette section est formée d’un seul genre.

18. Arasror, Lepel. Palpes labiaux de quatre articles. Palpes maxillaires de six articles. Mandibules longues, aiguës. Abdomen sessile.

Pour arriver avec plus de sûreté à la détermination des genres, on peut procéder comme suit :

1 Les deux nervures récurrentes réçues par la 2e cellule eubitale. 4. La 2e et la 3° cubitales recevant chacune une nervure récurrente. 2.

Langue très Rene, Se sous La EE et M nk É 24 thorax. . k PanEne CONTE MEUNIER CNIL LE. CN Garella:

{ Abdomen longuement pédicellé, palpes maxillaires de 3 articles. Raphiglossa. t Abdomen sessile ou subsessile, palpes maxillaires de 6 articles, Stenoglossa.

ri cellule cubitale pédonculée. . . . . . . . Alastor. i Deuxième cellule cubitale non pédonculée. . . . . mn pie labiauxide 3:arlicles 2. . . . ,. wivimiunr. 1 016: Palpes fabiaux de 4 articles. 4. . . . . . , , . . 9. 6 Grands et pennés. . D NC REP ere ci Prérpchilhs: Médiocres et peu velus. AU ME or 7.

Palpes maxillaires de 3 ou 4 articles. . . . . . . . . Synagris. ÿ < ( Synagris.

7° Palpes maxillaires de 5 articles. Monobia. k Montezumia.

| Palpes maxillaires de 6 articles, . , . 8.

Abdomen sessile, mandibules longues, formant un bec aigu. . Monerebia. Abdomen sessile, ii PIRE Pauries, Prat un { Zethus. bec très obtus. . ; . . t Calligaster.

{ Mandibules très courtes, ne formant pas dt bec. . . . Elimus. 9} Mandibules médiocrement longues, formant un bec obtus. . Discælius. \Mandibules longues, formant un bec aigu. . 10.

Si — 7 #4 Premier segent de l'abdomen formant un pétiole grêle: . 11.

10 { Premier Segment ke l'abdomen emboîtant plus ou moins S

| suivant. . Né 493 . NME u 12.

il jen peu dentées, ailes médiocres, . , . . . . ÆEumencs. Mandibules fortement dentées, ailes grandes. . . . . . Pachymenes. Les trois derniers arlicles des palpes maxillaires très pelits. . Rhygchium.

12 Articles des palpes maxillaires diminuant Hé URRr Een de

RATÉCUT NS Ne Rs ra Er . Odynerus.

On peut suivre une voie plus facile :

Les deux nervures récurrentes reçues par la 2e cubitale, , . 4. 1! La 2e et la 3e celluies cubilales recevant chacune uue nervure réren ten codé : rue teinte dés Cl 2 6 0 02e pjphimen sessile ou subsessile, Arest.madlatt : asaSferionlosse; Abdomen pédicellé. . . 0 ee D MU TOO

AE linéaire, très long. . . . . . Lu UN RADRIElOSSES Pétiolescourt, globgleux. 4 49 0m. vom, 204 (M) Gagilla.

4 are cellule cubitale pédoneulée. . . . . : . Alastor. Deuxième cellule cubitale non“pédonculée. . . 5.

Le premier segment de l'abdomen tout entier rétréci en un péliole, g $ Le premier seguent à de l'abdomen emboñtant plus ou moins le suivant: . 10.

je Jlabiaux pennés. . . SORT re ie Te CO ÉTETULTELES: Palpes labiaux glabres ou peu poilus. AO TERRE, UE

Mandibules tronquées epippemeut à d'enié ne formant 7) pasun bec aigu.

| Mandibules longues, aiguës, frs un aigue Me 0: Po g Abdomen Pipénicétés ou le spot Aie: un apr aim sphérique. . + + . Zethus.

8° pétiole en massue, Sapin assez leuened ï GR ÉRER 6 Pétole NAME Ts EAN CAES DÉPRENPUNITTENS 9: Pétiole cylindrique, chaperon plus large que long. . . . Ælimus. { Petiole déprimé, chaperon plus long que large, . . . . Calligaster. 40 Palpes labiaux pennés, grands. . . . . . . , . . Plerochilus. { Paipes labiaux plus ou moins glabres. 4 , . . . . . 11. 11 Abdomen sessile on subsessile, . : 0143:

La base du premier segment formant un pédicelle distinct. . 0123 12{Palpes labiaux de 3 articles. ca aie 2 (Palpes Jabiaux ded'articles. ie SOU ee RO PTIETUS:

13 | PalpesMabiaux de 3 ‘articles. .... . 1.1. «4.005: Palpesdabiaux ide articles. . . . 20e RM L Articles des palpes maxillaires réguliers. . ri Articles des palpes maxillaires ms gl À e trois aies ( très petilss" 1.00 mem 1e M, 'Rhygchidm:

Mandibules très longües. © . . . . . . …. . . . Synagris. 15 Monobia.

\ } Mandibules médiocrement longues: {'Honerebia: Montezumia.

. REMOIr. —

Art. IV. Des affinités des genres entre eur N 4

Cette section se résume tout entière dans le tableau qui forme la planche dernière.

À mon avis, les genres Raphiglossa, Stenoglossa, Zethus, Discœlius, Eumenes, Odynerus, Alastor forment les anneaux d’une chaîne naturelle.

Les Discælius marquent le passage des Zethus aux Eumenes, tant par la coupe de leurs mandibules que par des formes générales tout à fait intermédiaires ; des Eumenes aux Odynerus, la transition a lieu si insensiblement, que des rapports trop intimes empêchent même de bien différencier ces genres, et sont une cause malheureuse de difiicultés à cet égard. Les Montezumia, en présentant un aspect fort analogue à celui des Zethus, tendent, par des détails de forme, à se rapprocher des Odynerus ; mis en rapport, d’un côté avec les Zethus, par leurs palpes labiaux triarticulés; de l’autre, ils touchent de près aux Monobia, par leurs palpes maxillaires à cinq articles ; les #onobia sont, comme on sait, fort proches voisins des Odynerus. Ceux-ci se rattachent au genre Pterochilus pour leur sous-genre Opoplus. Les Elimus forment un type plus à part, mais qui semble établir une sorte de transition avec les Vespiens. De plus, les Odynerus passent aux Vespiens par plusieurs de leurs espèces, où se manifestent des modifications de formes ; ainsi, celles du Chili, où la langue et les mandibules se raccourcissent ; de même les Pachymenes rappellent la forme des Polybia, par l'aplatissement de la tête et la circonstance que le chaperon devient angulaire au bas.

Art. V. Des différences sexuelles.

Les sexes offrent souvent entre eux des différences si marquées, si saillantes à l'œil, que parfois on est tenté de placer dans des genres différents le mâle et la femelle de la même espèce ; afin de ne pas se laisser aller à une confusion, résultat de ces dissemblances extérieures, il est indispensable de signaler des caractères au moyen desquels on arrive à ne comparer que

de

— XAXIV —

des individus du même sexe. À cet effet, on devra principalement s'attacher aux signes caräctéristiques suivants : «

Les mâles ont tous aux antennes un treizième article qui ne se retrouve pas dans les femelles ; cependant, comme cet article est plus ou moins visible, et qu’on ne peut perdre un temps considérable à compter minutieusement le nombre des pièces constitutives des antennes, lorsqu’il est possible d’avoir recours à quelqu’autre caractère, il faut en signaler un plus facile à saisir, qui réside principalement dans la forme qu’affecte l'extrémité de ces organes. Le treizième article est souvent, conjointement avec le douzième , replié en crochet, ou bien allongé, arrondi par le bout et enroulé en spirale avec l’extrémité de. l'antenne; ces deux formes sont décisives, car les femelles n'offrent jamais cet organe que sous la forme de massue, droite ou arquée : cependant quelquefois s’offrent des cas embarrassants, où l’antenne du mâle a exactement la même conformation que celle de la femelle ; alors il faut recourir à un autre caractère que nous allons signaler ; mais auparavant nous noterons, à titre d’observation, que dans plusieurs espèces des Euméniens, particulièrement dans le sous-genre Oplopus, les mâles ont des antennes de beaucoup plus grosses et plus fortes que les femelles, et que dans presque tous elles sont pour les premiers bien plus distinctement articulées.

L’autre caractère distinctif auquel nous faisions allusion tout à l'heure, se trouve dans le nombre des segments visibles de l'abdomen ; de sept dans les mâles, il n’est que de six dans les ; femelles, l’un d’eux concourant à la formation de l’aiguillon ; ce fait, parfaitement général et d’une observation facile, conduira toujours à la nette appréciation du sexe (1).

Il existe presque toujours des différences sexuelles notables dans la forme et la couieur du chaperon; dans les mâles il est plus fortement échancré que dans les femelles ; tandis que cellesci l’ont noir ou seulement taché de couleurs, dans les premiers

(1) Herr.-Schæfl, reproche à Klug de donner sept anneaux au lieu de six à l'abdomen du Pterochilus phaleratus, parce qu'il n’avait eu sous les yeux qu’une femelle.

il est d’une teinte plus vive, jaune, blanc, ou de la couleur des taches qu’il porte dans la femelle, et très généralement, ainsi que le reste du devant de la tête, couvert de poils argentés.

Dans les tarses et dans les organes de la bouche, je n’ai remarqué aucune différence sexuelle; les mandibules du mâle sont bien quelquefois échancrées (Oplopus), mais c’est un caractère trop peu général pour qu’il offre quelque importance. On pourrait encore signaler ce fait, que le mâle est presque toujours plus petit que la femelle; mais la taille étant extrêmement variable, ce n’est point là un caractère qui puisse servir à établir la distinction; c’est une simple observation à laquelle je joindrai encore celle-ci, c’est que dans les mâles les caractères spécifiques sont moins développés, moins accusés, moins constants : aussi est-ce dans la femelle qu’en général j'ai cherché le type de lespèce, sauf dans le genre Synagris, où le contraire semble avoir lieu. |

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