PREMIÈRE PARTIE
Ce qu’on appelle intermittence en pathologie n’est point un phénomène morbide , ce n’est point le génie ou Y élément essentiel{\'^ de certaines fièvres et de certaines affections morbides; ce n’est qu’une circonstance particulière dans la marche , dans le mode de développement et de terminaison d’une maladie quelconque ; ce qui la caractérise intermittente , c’est d’avoir une existence courte , rapide , ordinairement aiguë ; c’est de disparaître en tout ou en partie pendant un certain temps, de revenir à des époques déterminées, pour disparaître et revenir encore , jusqu’à ce qu’elle se termine par la mort, par le retour à la santé, ou qu’elle se transforme en affection continue.
Il n’y a point de maladies nécessairement intermittentes ou périodiques , c’est-à-dire , qu’il n’entre pas dans la nature d’une maladie quelconque de présenter constamment cette particularité dans sa marche qui constitue la périodicité. La même affection, qui chez l’un est intermittente, chez l’autre sera continue ; telle irritation qui commence par être continue peut devenir intermittente, et vice versa. Toutes les maladies en général
(E «Les médecins de Montpellier , ditLordat, appellent génie intermittent \ a cause qui amène, à des intervalles fixes et périodiques, certains symptômes , tels que la fièvre , des spasmes , des flux , des douleurs, etc , et qui, loin d’élre une circonstance accessoire de ces maladies, en est Vélémeni essentiel. »
peuvent revêtir et se dépouiller tour à tour du caractère dont il s’af>,it, sans qu’on puisse dire qu’elles ont chan^jc de nature , sans qu’on puisse prévoir quand doivent commencer et quand doivent finir ces vicissitudes dans leur marche , qui tiennent à une infinité de circonstances relatives à l’action des causes , à la constitution atmosp'hérique , aux dispositions individuelles , etc.
lU.
Le type intermittent existe dans la nature aussi bien que le type continu, a C'est la même loi , dit I^î. Jourdan , qui règle le rhythme des temps, l’harmonie des sphères et le type des maladies (I). » I/intermitlence ou la périodicité n’est donc point c]uelque chose de mystérieux et d’extraordinaire dont la pathologie seule offre des exemples : l’astronome , le physicien , le naturaliste , n’observent-ils pas comme le médecin des phénomènes dont la périodicité est bien constatée (2) ? La médecine vétérinaire ne nous offre-t-elle })as des maladies internes et externes dont l'inlermittence est aujourd’hui parfaitement reconnue (3)? Mais , sans sortir de la science qui fait l’objet de notre étude, ce n’est pas seulement dans la marche des maladies que nous trouvons des intermittences bien marquées; nos fonctions dans l’état de santé ne présentent-elles pas également cette particularité? Plusieurs de nos actes les plus fréquents ne sont-ils pas soumis à celle loi d’intermittence ou de périodicité ? Oui : tout est régulier, périodique, dans la ])lupart de nos actions , de nos fonctions , de nos habitudes ; de là ces alternatives continuelles de repos et d’action, d'agitation et de calme, de sommeil et de veille , de coucher et de lever, etc. Nos sens ne sont-ils pas excités
(1) Journal général de médecine , t. v.
(2) Tels sont le cours si ré};ulicr des astres, le retour périodique des phases lunaires , de ccriains vents, des marées, etc.; tels sont le réveil et le sommeil des plantes , la pousse et la chute périodiques des feuilles, la germination , la fioraison, ta maturation, et pre.sqne Ions les actes de la vie végétale. Dans la vie des aidmaux ou observe également beaucoup de périodes régulières, telles que révolution et la chute du bois dans le cerf, la perte de certains organes chez les reptiles , le temps des amours , du frai , de la construction des nids , de la ponte, de l’incubation , et les mélamoiqthnses si constantes et si régulières auxquelles sont soumis les irisecles, métamorphoses dont la comparaison a sans doute fourni l’épithéte larvée ai)pliquée à certaines fièvres Intermittentes , comme nous le verrons.
(3) Dictionnaire de médecine vétérinaire , parlîuiTrel d’Arboval, t. i.
EN GENERAL
chaque matin par la clarté du jour , par l’impression des a/^ents physiques qui nous environnent? iVotre cerveau n’est-il pas mis en activité chaque jour par l’inlluence périodique des idées ciue lui suscitent les objets qui frappent nos sens ou dont s’occupe notre esprit?
L’homme le plus sain est obligé à une intermittence d’action, au moins pour tout ce qui a rapport à ses fonctions de relation ; sans cette alternative de repos , elles perdraient bientôt leur activité, leur énerg’C. Exercez long-temps un sens quelconque, il se fatigue et de\ient impropre à recevoir de nouvelles impressions; un muscle qu’on a 1 mg-temps et fortement contracté ne sc prête plus à de nouveaux efforts s’il ne reste quelque temps dans l’inaction. IN’est ce pas la lassitude qui amène rintennittence des fonctions intellectuelles qui constitue le sommeil ? a Nous pouvons bien , dit Bichat, soustraire pendant un certain temps les organes de la vie animale à la loi d’intermittence, en multipliant autour d’eux les causes d’excitation ; mais enfin ils la subissent, et rien ne peut à une certaine époque en suspendre i’infiuence. Épuisés par une veille prolongée , le soldat dort k côté du canon, l’esclave sous les verges qui le frappent, le criminel au milieu des tourments de la question (1). a
Les fonctions nutritives nous présentent également des exemples remarquables d’intermittence physiologique : n’est-ce pas à certaines heures que se développent les sentiments de la faim et de la soif? n’est ce pas à des époques à |)eu près régulières que se fait sentir le besoin d’évacuer les matières fécales et les urines? L’habitude d’y satisfaire aux mêmes heures ne donne -t -elle pas à ces fonctions une sorte de régularité et d’intermittence qu’on ne saurait troubler sans éjji'ouver parfns une légère indisposition ? Il y a aussi d’autres fonctions de sécrélfon , d’exhalation , do déplétion , dont la périodicité est bien connue, et dont on ne peut susj)ondre ni intervertir l’ordre sans qu’il eu résulte certains malaises; telles sont la sécrétion surabondante du sperme, do la salive,
(1) Recherches ph^siolojû/ues sur la vîj et la mort.
de l’iiumeur nasale, chez les personnes très adonnées aux plaisirs de l’amour, habituées à fumer, à priser du tabac; tels sont aussi l’exhalation et la perspiration cutanées , puis certains émonctoires accoutumés ; telles sont surtout les hémorroïdes chez l'homme , les menstrues chez la femme. Aussi verrons-nous que ces écoulements périodiques , lorsqu’ils sont portés jus(|u’à l’état morbide, conservent ordinairement le même type mensuel qu’ils offrent dans l’état de santé. La sécrétion du lait dans le sein des nourrices ne se reproduit-elle pas dans un temps donné et à peu près aux memes heures? Ne ])üuirioiis-nous pas ajouter encore le développement ré^^ulier et successif de nos tissus et de nos organes, depuis l’embryon jusqu’à l’adulte, les épocpies fixes et déterminées de la naissance , de la ])remièrc et secojide dentition, de la puberté, de l’àge critique, etc.?
^ A l'intermittence de nos haliitudes , de nos fonctions , de nos actions, il faut joindre celle des chan^jements atmosphériques qui annoncent le retour périodique de chaque saison , et dont nous ressentons toujours plus ou moins vivement l’iufiuence. II en est de meme, quoique d’une manière moins sensible, des phénomènes météorologiques qui chacpie joui' agissent sur nous à certaines heures , comme la chaleur et la sécheresse du jour , le froid et l’humidité de la nuit, l’aciion alternative et jiarfois périodicpje de certains états atmosphériques; le dévelop[)ement habituel des vapeurs aqueuses surtout au moment que le soleil commence à s’élever sur l’horizon , la formation de la rosée vers le soir, le retour régulier de certains vents , l’influence périodique des différentes phases de la lune , etc.
Le phénomène de l’intermittence ou de la périodicité existe donc autour de nous comme dans nous-méme ; il se montre également dans l’état physiologique et dans l’état pathologique (1). Le type intermittent se conçoit aussi bien que le type continu ; car, puisqu’d y a des fonctions périodiques et des phénomènes physiologiques intermittents, pourquoi n'y aurait-il pas aussi des phénomènes pathologiques intermittents? Et si l’on ne peut
(1) Voir notre Thèsa sur les irritations intermittentes Paris , 1820.
EN r,ÉNiRAL.
avoir la raison directe des premiers, pourquoi voudralt-on trou^ ver celle des seconds? L’existence de ceux-ci n’esi-elle pas îa conséquence nécessaire de ceux-là? Le mode d’existence et de développement d’une affection intermittente n’est donc pas plus inexplicable que celui d’une affection continue; mais l’un et l’autre deviennent un problème insoluble du moment qu’on veut remonter à leur cause première. Pourquoi une cause qui n’agit qu’un instant produit-elle une maladie continue? Pourquoi la même cause peut-elle produire , chez un autre individu^ une affection périodique? Pourquoi une cause dont le mode d’action est intermittent, ne développe-t-elle pas toujours un effet intermittent? Sans chercher à approfondir ces questions, peutêtre à jamais insolubles, résumons les faits tels que l’observation et l’expérience les ont généralement constatés : or, l’on sait qu’il y a d ans l’organisme des fonctions intermittentes ; on sait qu’il existe dans l’économie animale une tendance à répéter les mêmes actes, à éprouver de nouveau des affections physiques ou morales précédemment ressenties; n’en voilà-t-il pas assez pour concevoir le retour périodique d’une maladie quelconque? Ajoutons encore l’action de certaines causes qui s’exerce sur nous à des époques à peu près régulières , et nous aurons , pour concevoir le retour d’une irritation intermittente , au moins autant de données qu’on peut en avoir pour se rendre compte d’une affection continue.
VITL
L' irritation intermittente est une augmentation morbide d’action organique, qui se manifeste plus ou moins régulièrenient à certaines époques dans une partie quelconque du corps, sous l’influence de certains modificateurs hygiéniques. Le propre de celte irritation est de disparaître en tout ou en partie pendant un certain temps, de revenir, pour disparaître encore de la même manière, et ainsi de suite un nombre de fois indéterminé (1).
Le mot irritation n’est point vide de sens; ce n’est point un être imaginaire , non plus une ahstraction , comme le veulent
(1) Que’ques écrivains dont nous ne contestons point le talent, ont jugé fort sévèrement notre définition de l’irritation intermittente ; IVt. ïlochoux ,
IKRITAÏIOISS INIERMITIK.^TES
MM. liécamier ei Miquel; ce n’esl pas un être fantasque et pervers ^ comme le disent MM. Baume? et Du^ès ; c’est au contraire l’expression d'un fait positif, matériel, incontestable; c’est un terme générique qui indique la mani 're d’étre de chacun de nos tissus , toutes les fois que son action organique est portée au-delà de ce que comporte l’exercice libre et régulier de ses fonctions. Le mot irritation, comparé à celui d’inflammation, présente un sens beaucoup plus étendu, puisque le premier embrasse le second , puisqu’il n’y a jamais inflammation sans irritation, tandis qu’il y a souvent iriitation sans inflammation, comme dans une simple congestion sanguine, dans une engelure , par exemple , qui disparaît du soir au malin, ou dans un érythème qui se termine en douze ou vingt-quatre lieures, puis dans la [)îupart des hémorrhagies et des affections lymphaticosécrétoires , presque toujours enfin dans les maladies nerveuses.
Toute irritation intermittente constitue une malad’e véritable ^ qui porte avec elle toutes ses conditions d’existence ; bien que cette existence soit ordinairement passagère et comme brusquée , bien que sa terminaison soit plus ou moins prompte et complète. C’est une maladie dans laquelle le retour à l’état normal a lieu dans un intervalle de temps plus ou moins court, comme dans toutes les affections aiguës, en général; donc, l’irritation périodique n’est elle-même qu’une maladie aiguë dans laquelle l’économie paraît avoir une tendance vers le retour à l’état normal d’autant plus prononcée qu'elle prépare cet état et te ramène plus ou moins activement par des crises presque toujours sensibles aux yeux de l’observateur qui cherche à les favoriser quand il le peut.
^ L’irritation intermittente indique un surcroît de vitalité, une surexcitation locale qui exclut l’idée de la faiblesse. 11 n’y a jamais irritation par simple faiblesse; celle même qui n’est an-
enlre autres, nous reproche le vaque infini de cette anfinilion. {Revue médicale, 1823 )Mais on ne r(?fléchil point aux difficultés que présentent en j^énéral les définitions ; et la preuve, c'est que M. Iloch )ux lui-même s’oublie en remarques plus ou moins judicieuses , sans essayer d’en formuler une qui puisse mieux convenir que celle adoptée par nous.
EN GÉNÉRAL
noncée que par la douleur n’est point due à l’asthénie. Un organe simplement affaibli n’est pas douloureux. La faiblesse ou le défaut de stimulus physiologique ne peut être la cause prochaine de la doult^'ur. Ou’est-ce en effet que la douleur, si ce n'est un symptôme de réaction contre un agent stimulant quelconque? Or, sans stimulus, il ne peut y avoir ni réaction, ni douleur, ni irritation quelconque. 11 ne s’ensuit pas de là qu’il n’y ait point d’affections intermittetites produites par la faiblesse : car, tout comme l’action organique de nos tissus est sujette à une augmentation morbide, de même elle est susceptible d’une diminution qui ralentit ou qui s’oppose plus ou moins à l’exercice régulier de leurs fonctions. Sans doute cette dernière condition pathologique doit être fort rare parce qu’il y a peu do causes purement débilitantes. Cependant il est facile de concevoir ([ue nos tissus puissent devenir moins impressionnables à Ictus stimulants naturels , qu’ils puissent être pénéiiés par une moindre quantité de fluides ou par des fluides moins animalisés que dans l’état normal ; il en résulte ]3. sous-cxcitation yYabirriîaîion ou Vaslhénie, c|ui peut, aussi bien que l'irritation elle-même , présenter le type intermittent.
Par les expressions mêmes dont nous nous servons (irritation, abirritation), nous écartons de la classe des maladies intermittentes toutes ces prétendues affections vitales , sui generis, les fièvres essentielles , les maladies générales et surtout humorales. Eu effet, puisque c’est le défaut d’équilibre de l’excitation physiologique qui occasionne toute maladie périodique, puisque ce sont des surexcitations et des sous-excitations locales qui constituent les irritations et abirritations intermittentes, il est évident que tous les tissus, tous les organes ne peuvent être irrités eu même temps ou manquer à la fois de siirnulan’s physiologique? 3 il faut nécessairement que l’économie générale ait en plus ou en moins ce qui est soustrait ou accumulé dans un seul ou dans un petit nombre d’organes. Or, le plus et le moins de stimulation qu’éprouve la généralité des tissus ne suffit point pour comtituer un état morbide proprement dit ; mais il n’en est pas de même du plus et du moins de stimulation qui se trouve Gonceulré sur un , sur deux ou trois organes; c’est de là véritn-
blement que résulte ce surcroît ou ce défaut morbide d’action organique qui constitue une affection intermittente quelconque , le plus souvent sthénique, rarement asthénique.
S’il y avait des maladies humorales ^ il est probable qu’elles pourraient présenter aussi le type intermittent; mais nous ne concevons pas l’existence de ces maladies, considérées comme essentielles , existant par elles-mêmes et indépendantes de l’affection des solides : parce que les humeurs ne sont point irritables ; parce qu’elles ne peuvent ni sentir ni se mouvoir, ni rien produire par elles-mêmes et sans le secours des solides. En effet, prenons toutes les maladies admises par les nosographes et reconnues par tous les praticiens ; remontons à la source des symptômes locaux et .généraux ou sympathie] ues qui les constituent : n’y a-t-il pas toujours quelque irritation ou abirritation locale? n’y a-t-il pas toujours exaltation ou perversion de certaines fonctions du svstème nerveux , trouble dans l’action ou les mouvements du système sanguin ou des vaisseaux blancs, défaut d’équilibre dans la distribution des fluides qu’ils contiennent , défaut ou perversion dans la circulation , la nutrition , la sécrétion , l’exhalation , l’absorption , etc. ? Or , toutes ces j)ro])riétés organiques , toutes ces fonctions ne résident-elles pas exclusivement dans les solides? Si les fluides se présentent quelquefois dans un état abnormal; si, dans quelques cas rares , l’altération du sang ou des humeurs paraît exister, cette altération , vraie ou supposée , n’est-elle pas plutôt la cause de la maladie qu’on observe, que la maladie elle-même? Celle-ci ne se fait-elle pas remarquer dans un seul ou dans certains organes qui reçoivent plus spécialement l’influence de ce sang vicié , comme cela a lieu dans les cas d’empoisonnement , ou par l’ingestion d’aliments et de boissons de mauvaise nature? Il n’y a donc pas alors une maladie générale^ putride ou humorale , puisque la grande majorité des organes ne souffrent pas et exercent librement leurs fonctions avec le sang prétendu gâté qu’ils reçoivent! D’ailleurs, n’est-il pas bien reconnu qu’il y a souvent lésion des solides sans aucune altération des fluides , tandis qu’il n’existe jamais d’altération des fluides sans lésion des solides ? Dès lors qu’est-il besoin d’avoir recours à l’humorisme pour se rendre compte d’une maladie quelconque, et
EN GENERAL
d’où vient aujourd’hui cette tendance renouvelée des anciens, à lui faire jouer un si grand rôle (1) ?
Il n’y a rien de fixe pour l’intervalle de temps qui sépare les irritations intermittentes en général : il peut varier depuis une ou plusieurs heures, jusqu’à deux, trois, quatre, cinq, six jours, des semaines , des mois , une année et plus ; mais en général il est rare qu’il dépasse le terme d’un ou de deux jours. On donne le nom di' intermittence et de rémittence à cet intervalle de temps, suivant qu’il est marqué par la disparition complète des symptômes morbides ou seulement par leur diminution très sensible. On l’appelle apyrexie, quand l’irritation périodique est accompagnée de fièvre ou de phénomènes sympathiques qui cessent entièrement et reviennent avec elle; dans ce dernier cas, le temps qui sépare les accès est rarement moindre de douze, vingtquatre, ou quarante-huit heures.
On donne le nom cVaccês au temps pendant lequel sévit une Irritation qui se manifeste quelque temps après qu’une autre, ordinairement semblable, a eu lieu. Nous ne pensons pas comme les auteurs qui attachent à ce mot l’idée d’une véritable dépendance, qui veulent que l'accès qui suit découle nécessairement de celui qui a précédé et tienne à une cause inhérente dans l’économie ; de manière que tous ensemble ces accès constituent une maladie appelée, suivant les cas, fièvre larvée, fièvre intermit^ tente, maladie périodique, etc. On appelle paroxysme le redoublement périodique d’une irritation continue, fébrile ou non fébrile.