‹ Monographie des irritations intermittentes ou traité théorique et pratique des maladies périodiques ... et ... de tout ce qui offre de l'intermittence ou de la périodicité en pathologieChapitre 30 sur 79 · II. Fièvre intermittente pernicieuse exanthématique · texte numérisé non relu

II. Fièvre intermittente pernicieuse exanthématique

C’est plus tard, et seulement dans les dernières éditions de son ouvrage , que le professeur dont il s’agit a ajouté au catalogue des fièvres intermittentes pernicieuses la nouvelle espèce dite exanthématique; elle n est fondée que sur deux observations tout-à-fait analogues à celles que nous |^rapporlons sous les

RÉFLEXIONS ET CONCLUSIONS. G8l

1106 31, 32, 33, 34, 37, 38 et 42 , c’est à-dire dans lesquelles la phlegmasie cutanée n’est que secondaire ou accessoire d’une autre affection plus grave des viscères , et dont les exacerbations développent sympathiquement et la fièvre et l’exanihème. M. Alibert lui-même n’oserait point assurer que , dans les deux observations qu’il rapporte, l’exanthème soit le symptôme grave et capital auquel tous les autres paraissent ou doivent être en quelque manière subordonnés; c’estcependantce qui devrait avoir lieu, selon lui , pour constituer une fièvre pernicieuse. Nous rapportons bien , sous les n°® 35, 36, 39 , 40 et 46, des exemples dans lesquels l’exanthème ou la phlegmasie cutanée est l’affection principale, et qui sont pourtant avec fièvre ; mais alors comment faire de cette fièvre un être essentiel ? Il est par trop évident qu’elle est symptomatique, puisqu’elle est proportionnée à l’intensité de l’irritation inflammatoire externe qui commence sans fièvre^ et puisque celle-ci ne se développe qu’après chaque retour ou redoublement de la phlegmasie cutanée qui persiste quelquefois sans fièvre. Nous pensons donc avec le professeur Chomel , qu*on ne doit pas admettre de fièvre pernicieuse exanthématique (1). Stoll aurait pu , avec beaucoup plus de raison , faire une pernicieuse exanthématique de l’observation sous le n'^ 230, dans laquelle les exanthèmes ou les pétéchies, se répétant sur toute la surface de la muqueuse digestive , donnèrent lieu aux symptômes fébriles, nerveux et putrides les plus remarquables, et qu’on aurait à bon droit nommés pernicieux , puisque la mort en fut la suite, et dans laquelle on ne vit qu’une fièvre gastrique essentielle, et nous une gastro-entérite rémittente, avec des exacerbations périodiques et fébriles.

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