‹ Monographie des irritations intermittentes ou traité théorique et pratique des maladies périodiques ... et ... de tout ce qui offre de l'intermittence ou de la périodicité en pathologieChapitre 33 sur 79 · VI. Fièvre intermittente pernicieuse péripneumonique · texte numérisé non relu

VI. Fièvre intermittente pernicieuse péripneumonique

ou pleurétique.

Les trois principaux faits sur lesquels M. Alibert s’est appuyé pour fonder cette espèce de fièvre intermittente pernicieuse appartiennent l’un à Morton , et les deux autres à Lautter. Le choix du premier ne nous paraît pas fort heureux , à cause du peu de

KÉFLEXIONS ET CONCLUSIONS. 685

durée de la maladie , qui a laissé entrevoir à peine son type d’intermittence , comme on peut le voir sous le n^ 209 ; les symptômes de la pblegmasie du poumon ont été pourtant assez marqués, ainsi que ceux de la pleurésie, dans les observations de Lautter, que nous rapportons sous les n^s 207 et 208. Ayant les faits sous les yeux , le lecteur pourra juger s’ils présentent autre chose que des phlegmasies du poumon et de la plèvre accompagnées de fièvre , et qui éprouvent des accès ou des exacerbations périodiques; il jugera si l’on peut en faire des fièvres pernicieuses essentielles.

Nous rapportons, depuis le n® 196 jusqu’au n°224,un grand nombre d’exemples de pneumonie , de pleuro-pneumonie , de pleurésie intermittentes et rémittentes , dans lesquels les symptômes de phlegmasie et de fièvre sont encore bien plus tranchés que dans ceux de Morton et de Lautter, et à l’aide desquels on aurait eu beau jeu d’établir au moins deux espèces de fièvres i^Qvnïeuses , pleurétique et péripneumonique , comme vient de le faire M. Maillot. Quant à nous , nous sommes de fax is de la plupart des praticiens qui ont observé les faits dont il s’agit, et qui ont reconnu des phlegmasies périodiques de la plèvre et du poumon ou des phlegmasies continues avec des exacerbations périodiques assez intenses pour provoquer des phénomènes sympathiques et fébriles plus ou moins remarquables. Quelquefois mêmeles accès ouïes redoublements delà phlegmasie pulmonaire ou pleurétique ont commencé, ou bien ont continué sans fièvre quand les symptômes inflammatoires étaient peu intenses , soit au début, soit vers le déclin de la phlegmasie; or, dans tous ces cas , comment aurait-on pu rendre pernicieuse la fièvre quand elle n’existait pas? Gomment aurait-on pu la croire essentielle quand le symptôme principal , la &o\x\Qnv pleurétique o\x pneumonique , commençait à exister seul , ou bien pouvait persister un certain temps sans fièvre?

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